LoNGuET. « Angiocholite à bacille d'Éberth sans fièvre
. typhoïde. Lithiase latente : cholécystostomie, » Gazette des hôpi-
taux, 1894,
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. 7 7 , l'hypocondre droit, La région de la vésicule bihaire est particulièrement douloureuse, mais ne présente pas de tuméfaction. Trois ponctions exploratrices, faites dans celte région, restent infructueuses, Une quatrième donne issue à une très faible quantité de liquide purulent. On pense à un abcès du foie et le malade est transféré dans un service de chirurgie. Après ouver- Lure de l'abdomen, trois ponctions, pratiquées en plein tissu hépatique, ne donnent aucun résultat. Trois autres faites vers la vésicule ramènent un pus crémeux, L’incision du cholécyste donne un flot de pus bien lié, légèrement verdâtre, avec grumeaux. La vésicule biliaire est suturée à la peau ; son ouverture donne issue à trois calculs,
Le lendemain de l'opération, chute de la température à la normale, litat satisfaisant. Le malade affirme alors n'avoir jamais eu la fièvre typhoïde et ne connaît personne l'ayant eue dans son entourage. Jamais d'ictère,
Au cours de l’opération, on recueille du pus de la vésicule biliaire. Après avoir ensemencé ce pus et l'avoir soumis à toutes les réactions bactériologiques, l’auteur put affirmer qu'il s'agis-
sait du bacille d'Éberth.
En 1901, MM Bezançon et Philibert (1) rapportent également une observation de cholécystite à bacille d'Eberth sans fièvre typhoïde révélée par la séro-réac-
tion.
1. Bezançon ET Puiisenr — « Cholécystite à bacille d'EÉberth sans fièvre typhoïde, révélée par la séro-réaction ». Soc, méd, hôpilaux, 1901, ;
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Une femmes de 28 ans présente, au cours d'un état infeclieux indéterminé, les symptômes d'une cholécystite catarrhale, traduite par des douleurs vives au niveau de la vésicule el par une tuméfaction considérable de celle-ci. La courbe thermique est celle d'une fièvre typhoïde dans laquelle manquerait la période d'état de la maladie, Il n’ÿ a ni céphalée, ni douleur iliaque, ni diarrhée, ni tuméfaction de la rate, ni taches rosées, A aucun moment, la malade n'a présenté le facies typhique. L'affection évolue en quelques jours vers la guérison sans qu'il y-ait ictère ni passage de pigments biliaires dans les urines. La défervescence est seulement précédée d’une débâcle bilieuse considérable qui donne aux selles l'aspect purée de pois ; les urines présentent la diazo-réaction d'Erlich ; le sérum agglutine le bacille d'Éberth à 1/609 ; la bénignité de
l'affection rend inutile toute intervention chirurgicale.
La même année, M. Legendre (1) rapproche l’obser-
vation suivante de celle des auteurs précédents ;
Une jeune fille de 19 ans, chlorotique depuis # ans, souffrant presque continuellement à partir de cette époque de maux d’estomac et de douleurs de tête, entre à l'hôpital Tenon le 1e" octobre. Depuis huit jours elle a une augmentation de sa céphalée habituelle. Elle s’est alitée par suite d’un faiblesse croissante. Le jour de son entrée, la fièvre est à 38°2 et, pendant huit jours, la témpérature suit une marche ascendante
progressive jusqu'à 40°. Pendant six Jours, elle oscille entre