Carrin. Soc. méd.des hôpilaux, 16 octobre
7. Counmoxr. « Séro-diag, de la fièvre typhoïde ». Soc. de Biologie, 25 juillet 1896.
8. Dupaquiër. « Séro-diag. of typhoïd-fever», New Orléans méd, surgical Journal, septembre 1896.
en
9. Tuogren er Mirces. « Quelques nouvelles applications de la méthode du séro-diagnostic de Widal ». Clinique Belge» septembre 1896.
10. Brxver. «Zur Widal, schen Sero-diagnostik des Abdominaltyphus ». Berliner Klin, Wochens. 25 et 30 novembre 1896,
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ment la spécificité. La présence de la réaction agglutinante dans le sérum permet en effet de reconnaître l'existence de ‘typhoïdettes, de certaines fièvres typhoïdes anormales telles que le pneumo-typhus, la fièvre typhoïde des vieillards, la fièvre typhoïde à début apyrétique et de différencier ces états morbides de la granulie, de la grippe à forme gastro-intestinale, de l'embarras gastrique fébr.le et de l'endocarditeinfectieuse.
La technique du séro-diagnostic, réaction d'infection et non d'immunité, l'existence de ce phénomène dans les différentes humeurs de l'organisme, envahi par l'infection typhique, les nombreux services rendus par la séro-réaction sont des faits trop connus, trop classiques à l'heure actuelle pour insister davantage. Cela nous entrainerait d’ailleurs en dehors du cadre de notre sujet.
La spécificité de laréaction de Widal ne fut pas longtemps reconnue sans conteste el, ces derniers temps principalement, elle a été l'objet d'un certain nombre de travaux critiques parus surtout en Allemagne ; c’est ainsi que plusieurs observateurs décrivent, en dehors de toute fièvre typhoïde concomitante ou antérieure, l’agglutination du bacille d'Éberth par le sérum d'individus atteints d'ictère d'origines variées, L'on concoit immédiatement la portée immense de ces faits, s'ils sont reconnus exacts. Puisque le pouvoir agglutinatif n’est pas le seul apanage du sérum infecté par l'Éberth il faut rejeter de la clinique une méthode
passible de telles reproches, entachée de telles erreurs ;
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il faut dans tous les cas n’accepter qu'avec réserve les résultats obtenus. Quelle peut donc être la cause de ce phénomène ? La bile possède-t-elle un pouvoir agglutinatif vis-à-vis des bacilles et du bacille d'Éberth en particulier? Sinon, que peut-il y avoir de vrai dans les recherches précitées? Enfin par quels procédés et sur quelles expériences se basent les différents auteurs pour soutenir la non spécificité de la séro-réaction? C'est pour répondre à ces différentes questions que, sur les conseils de notre maître M. le professeur Gilbert et avec l’aide de son interne, M. Lippmann, nous avons repris, sur des bases expérimentales rigoureuses, l'étude de la réaction agglutinante dans le sérum des ictériques.
Notre travail comprend trois chapitres :
Dans un premier chapitre, nous relatons tous les travaux parus en France et à l'Étranger, sur la question de la séro-réaction dans l'ictère,
Le deuxième est consacré à l'exposé de notre technique et de nos travaux personnels ainsi que de ceux de MM. Gilbert et Lippmann que nous avons mis largement à contribution.
Dans un dernier chapitre, enfin, nous eomparerons tous les résultats obtenus, nous en montrerons les contradictions évidentes et nous essaierons d'en donner une explication scientifique et raisonnée. Après quoi, nous pourrons poser les conclusions de cette étude.
Mais, nous ne saurions commencer ce travail sans
satisfaire au devoir, d’ailleurs agréable, de remercier
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tous ceux qui ont contribué à notre instruction médicale. Nous n'oublierons pas avec quelle bienveillance
nos Maitres de l'Ecole de Poitiers ont guidé nos pre-
-miers pas dans les études médicales, nous les remer-
cions el en particulier M. le D' CaréTIEN dont nous avons su apprécier la valeur de l’enseignement clinique et la bienveillance qu'il a montrée à notre égard l’année pendant laquelle nous avons été son interne ; et M. le D'Mazarerr pour l'intérêt qu'il n’a cessé de nous montrer jusqu'à ce jour.
Nous adressons également nos remerciements à nos maitres de Paris.
À M. le professeur LANNELONGUE qui nous a enseigné la chirurgie des enfants.
À MM. les D Bar et BRINDEAU pour leur précieux enseignement de l’art obstétrical.
M. le D° LippMaNN, ancien interne des hôpitaux, a bien voulu nous guider dans nos travaux; qu'il reçoive ici l'hommage de notre gratitude.
Nous sommes très sensible à l'honneur que nous a fait notre maitre, M. le professeur GILBERT, en nous chargeant de ce travail et en acceptant la présidence de cette thèse : nous lui en exprimons notre plus vive
reconnaissance.