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a pu disparaître brusquement comme dans la pneumonie (Pochon). La tuméfaction du ventre augmente mais la matité se localise généralement au voisinage de l’ombilic.
Bientôt, si l’on n’est intervenu chirurgicalement, l'ombilic rougit, se déplisse et finit par livrer passage à du pus en quantité parfois considérable (jusqu’à 3 litres et plus). Cette ouverture spontanée s'effectue environ 4 ou 5 semaines après le début de la péritonite et se termine par . une véritable vomique péritonéale (Dieulafoy). :
L'ouverture se fait, en général, un peu au-dessous de l'ombilic ou tout au moins à travers la paroi abdominale antérieure. On l’a vu très rarement d’ailleurs se faire par le vagin (Pochon). Dans quelques cas, le liquide péritonéal n'ayant pas de tendance à s’extérioriser ou ne pouvant se livrer passage à travers la paroi abdominale, le petit malade dépérit rapidement. Le ventre devient de plus en plus volumineux : l'enfant maigrit, se cachectise et succombe bientôt avec tous les symptômes d’une péritonite tuberculeuse.
La péritonile pneumococcique primitive présente une certaine analogie avec la pneumonie ; son début est brusque et bruyant, son évolution toujours la même, ses complications rares. Cassaët à beaucoup insisté sur cette ressemblance.
« On ne peut en présence de ce début éviter d'établir un rapprochement instructif entre la péritonite primitive à pneumocoques et cette autre infection typique : la pneumonie. Comme dans cette dernière et peut-être plus même, nous retrouvons, en effet, la soudaineté du début, le point de côté que représente la douleur abdomi-