‹ Réactions pleurales au cours du pneumothorax artificiel: Éléments du prognosticChapitre 29 sur 47 · OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XV

(service du DT Hautefeuille, salle Padieu, n° 8). 5

Mme Louise. âgée de vingt-cinq ans, a une hémoptysie légère en janvier 1930. Dans les jours qui suivirent, la température s'élève à 3895, elle tousse et maigrit bientôt, Un preumothorax est institué à Lens en mars 1930, Dès les premières insufflations, la température baisse, la malade ne tousse plus et l’expectoration se tarit. Les insufflations se font régulièrement tous les 8 jours. En mai, la malade a un point de côté, la température remonte à 39°. On note une légère dyspnée. Un examen radioscopique fait constater un épanchement de moyenne intensité. Son médecin croit devoir arrêter les insufflations. Au bout de trois semaines,

tout rentre dans l’ordre et notre malade én arrive bientôt à

reprendre ses occupations.

L'état général se mainteaait excellent, quand, le 28 décembre, une grosse hémoptyÿsie survient, diminue rapidement d'intensité ; mais la malade continue d’expectorer des crachats hémoptoïques. La température s'élève à 3905,Une dys-

pnéé assez intense est notée. Un foyer de râles caverneux \

est perçu au niveau de la zone de Stephen Chauvet gauche. Rien d’anormal à droite. Le 10 janvier, le Dr Hautefeuille décide d'essayer de réinstituer le pneumothorax abandonné. On obtient rapidement une poche gazeuse étendue. Une amélioration notable se fait rapidement remarquer. Les crachats hémoptoïques cessent, la température redescend, la malade reprend de l'appétit et grossit de 1 kgr. Malheureusement, une adhérence du sommet, au niveau de la lésion, empêche le collapsus complet de celle-ci. L’auscultation à ce niveau fait, en effet, encore entendre un souffle bronchique, accompagné de râles humides. On n’est donc pas encore certain que l'amélioration persistera.

Quoi qu'il en soit,cette observation montre que la résorption gazeuse d'un pneumothorax, même compliqué de pleurésie, n'est pas fatalement suivi de symphyse, puisqu'il a été possible de réinstituer le pneumothorax 7 mois après la

réaction liquidienne.

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