III. — Pronostic des réactions adhésives
M. L. Bernard, en donnant une individualité propre à la forme adhésive des réactions pleurales, a permis l'étude séparée des divers éléments du pronostic et a évité ainsi leur confusion.
10 Peut-on prévoir avant la constitution du preu-
mothorax la réaction adhésive de la plèvre ? — Les pleurésies adhésives sont plus fréquentes au cours des pneumothorax institués par tuberculose fibreuse.
Ameuille soutient que des antécédents pleuraux ou la constatation de signes de symphyse ne sont pas pathognomoniques de la soudure des plèvres.
Cependant, il semble bien que la cinématique intercostale (Bernou) permette de pronostiquer avec une grande approximation si le décollement est possible ou non. Mais, en pratique, on tentera toujours le décollement.
Si, malgré toutes les apparences, la poche de décollement à pu être constituée, la cure pourra se compliquer beaucoup plus facilement de pleurésie adhésive.
29 Pronostic de la réaction adhésive survenant au cours de la cure par le pneumothorax artificiel. — a) Une symphyse précoce peut entraîner des guérisons durables, au même titre que des pneumothorax longtemps entretenus.
Dans la symphyse tardive, le pronostic est le plus souvent favorable et on y peut même parler de « guérison clinique ».
b) Ce n’est pas l'étendue de la symphyse, mais la situation de cette symphyse par rapport à la lésion qui conditionne le pronostic. Tout dépend du degré de collapsus pulmonaire que la symphyse permet de réaliser,
c) Un traumatisme thoracique, survenant chez un
porteur de pneumothorax, doit faire craindre une pleurésie adhésive.
d) En cas de réaction liquidienne concomitante, la clinique secondée par la radiologie et l’exploration de la cavité pleurale au lipiodol permet de suivre, au sein même du liquide, une symphyse dès son apparition.
Le pronostic est meilleur dans les réactions adhésives accompagnées de liquide que dans les réactions adhésives sèches.
e) La sclérose rétractile du poumon est la clef de voûte du pronostic d’une symphyse et mesure « la force de la cicatrisation des foyers tuberculeux ».
Le pronostic n’est mauvais que, lorsqu'au moment de la constitution de la symphyse, les lésions sont encore en pleine évolution agressive et qu'une rétraction fibreuse du parenchyme ne se manifeste
pas.