‹ Réactions pleurales au cours du pneumothorax artificiel: Éléments du prognosticChapitre 6 sur 47 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis quelques années, il n’est peut-être pas de phtisiologue qui n’ait écrit sur les complications pleurales du pneumothorax. Les observations s’amassent, les théories s'affrontent, les expériences se multiplient, la bibliographie s’allonge..….

Il pourra paraître téméraire que nous ayons voulu, après tant d'autres plus qualifiés, essayer d’aborder cette délicate question. Notre excuse sera que, dès aos premières années d’études médicales, dans notre service amiénois, nous avons été appelé à lutter contre ces pleurésies.

De plus, ce sujet a pour nous un intérêt d’un ordre plus général. M. Rist nous dit que le pneumothorax a acquis « ses titres de noblesse », nous en sommes intimement convaincu,mais combien de médecins y sont encore hostiles, et cela le plus souvent par crainte des complications pleurales. Il n’est donc pas inutile de revenir, pour y insister, sur le

pronostic le plus souvent favorable de ces compli-

cations. Pour ce qui est des pleurésies séro-fibrineuses, ce ne serait même plus des complications mais des « incidents » (123, p. 75), parfois même bienfaisants.

« Le pneumothorax : c’est bien, disent ses détracteurs, mais c’est tout de même vouloir guérir le mal par le mal. Une pleurésie est toujours une chose . grave et voici une méthode de traitement dont le résultat le plus patent est d’en provoquer une ». Repousser cet argument en montrant la bénignité habituelle de ces pleurésies, même lorsqu’elles deviennent purulentes, c’est aider à la propagation de la méthode.

Ce ne serait pas cependant une bonne facon de défendre la cause des pneumothorax, que de passer sous silence les ennuis parfois très sérieux auxquels les complications pleurales peuvent conduire. De plus, la gravité de certaines d’entre elles doit arrêter les téméraires qui prétendraient conduire une cure sans contrôle radiologique constant. Néanmoins, si le pronostic est encore parfois sévère, la thérapeutique est de moins en moins désarmée contre elles.

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