‹ Réactions Pleurales au Cours du Pneumothorax Artificiel: Éléments du PronosticChapitre 18 sur 65 · HANON · texte numérisé non relu

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broncho-pleural : l'épreuve du bleu reste négative. Elle n’est d’ailleurs possible qu’en cas d’exsudation.

Le mode de début, extrêmement rapide et brutal, avec sa tendance asphyxique et ses signes radiologiques et manométriques, toujours très nets, distinguera facilement la perforation à grands fracas, des pleurésies à début suraigu.

Dans ces cas de perforation à symptomatologie dramatique, que nous avons seuls à envisager ici, le pronostic est souvent fatal et le malade peut même mourir dans les 24 heures. C’est, dit M. Dumarest : « l’accident le plus grave qui menace les porteurs de pneumothorax artificiel. » Prévost (130, p- 118) conclut, d’après les cas qu'il a observés : « Dans la moitié des cas, le décès a été immédiat et,quand le malade a résisté aux accidents du début, la perforation est restée permanente et la survie n’a pas excédé 3 mois. »

La mort viendra par pneumothorax suftocant, transformation en fistule béante et pleurésie sep-

tique (obs. D) ou par bilatéralisation.

En résumé, ce qui relie ces quatre modalités cliniques : c’est un état général alarmant, survenu plus ou moins brusquement, avec point de côté et dyspnée intense. Ceci domine d’abord le tableau clinique, mais une analyse attentive distinguera la pleurésie tuberculeuse à début suraigu (où les

symptômes généraux s’atténuent assez rapidement),

de la pleurésie septique (où se révèle un état de profonde infection, voire même septicémique), de la - perforation (où s'ajoutent des signes manométriques).

Le pronostic est favorable seulement pour la pleurésie séro-fibrineuse tuberculeuse à début suraigu ; il est très grave, et même fatal, dans les autres cas ;

mais ce sont des cas exceptionnels.

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