‹ Réactions Pleurales au Cours du Pneumothorax Artificiel: Éléments du PronosticChapitre 22 sur 65 · UE · texte numérisé non relu

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montré que, contrairement à l'opinion soutenue par Wassermann et Brucke, les anticorps contenus dans les sérums tuberculeux, n’ont aucun rôle de protection vis-à-vis du bacille de Koch et de ses toxines. En dépit de leur nom, ils ne sont que des témoins de l'infection tuberculeuse et n’ont aucune tendance neutralisante vis-à-vis du poison tuberculeux ».

Donc,la seule conclusion qui semble jusqu'ici possible est que les bacilles de Koch ou leurs toxines, sous une forme indéterminée, sont résorbés par la plèvre parce que les anticorps circulants, témoins de l’infection tuberculeuse, augmentent avec l'apparition de l’exsudat et diminuent lors de la guérison de la pleurésie (164).

Peut-on pousser le problème plus loin et voir le rôle et la nature des substances résorbées. Ici les hypothèses les plus opposées sont à envisager suivant les auteurs, en particulier pour expliquer l'effet bienfaisant de certaines pleurésies. Voici les éléments principaux du problème.

Dès 1898, Paul Courmont (60 et 61) avait montré que le liquide des pleurésies séro-fibrineuses est bactéricide in vitro pour les bacilles de Koch.

Souvent les liquides sont richement bacillifères, on a l'impression de regarder au microscope une émulsion — peu diluée — de germes provenant d’une culture pure sur pommes de terre (142) et Veber (160). Mais ces bacilles si nombreux ont un aspect particulier, ils sont rassemblés en paquets, comme s'ils subissaient l’action d’une substance agglutinante. Il

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ya une fragmentation des bacilles en une véritable poussière microbienne. Durand (70) parle aussi d’amas granuleux acido-résistants qui reproduisent chez l’animal une tuberculose commune avec corps bacillaires typiques même après filtration. Veber (160) trouve des formes filtrables de bacilles tuberculeux au moment où ces derniers avaient complètement disparu à l'examen microscopique après avoir été très nombreux. Rist trouve une frappante analogie entre l'aspect granuleux de ces bacilles et celui qu'il avait observé dans les épanchements provoqués par réinfection péritonéale chez le cobaye tuberculeux.

Cette fragmentation et cette disparition des bacilles dans les liquides, jointe à l'effet bienfaisant de certains épanchements (déjà soutenu par Sabourin, pour certaines pleurésies survenant chez les tuberculeux) conduisirent Rist et Jonesco (138) à rechercher expérimentalement les propriétés inhibitrices de certaines pleurésies. Leur conclusion est qu’il doit se faire des échanges entre les exsudats et les humeurs de l'organisme. On peut donc arriver à croire qu'il y aurait résorption par la plèvre des substances inhibitrices dont ces auteurs ont étudié l’action sur des cultures et des cobayes. Mais déjà, en 1926, Durand (69), p. 463, n’osait plus affirmer que les caractères morphologiques des bacilles que les épanchements contiennent, soient suffisants pour justifier l'hypothèse qu'il avait émise de l’assimilation de certaines réactions pleurales à un phé-

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