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livres à domicile, enfin un cercle d'étude réunissant les étudiants en Droit de la station.
Mais l’organisation la plus intéressante est celle d’une entraide par le travail féminin à domicile. Le Foyer centralise les commandes provenant de la clientèle riche et aisée de la station et distribue le travail aux ouvrières, anciennes malades, en état de faire de la lingerie, de la broderie, du tricot, du raccommodageet autres ouvrages manuels. Les ouvrières sont payées d’après la durée de leur travail et trouvent ainsi le moyen de se procurer des ressources dans la mesure de leurs forces.
M. L. VEUILLOT, un des fondateurs de ce Foyer, a bien voulu nous documenter sur ce qui a été fait en remarquant qu'une telle œuvre, dans ses débuts, est forcémeni déficitaire et qu’il lui faut trouver des débouchés pour l’écoulement des travaux exécutés.
Jusqu'à ces derniers temps, les ouvrières, dns dans les pensions du pays, travaillaient à domicile, mais un progrès important vient d’être apporté à cette situation, Dans un rapport de Mile Suzanne FoUCHÉ qui s’est intéressée à cette fondation, nous avons vu que l'Administration du Sanatorium Mangini a offert à PAmicale des malades de la station d’Hauteville, la jouissance d’un immeuble où une trentaine de jeunes filles vont pouvoir achever leur cure en gagnant tout ou partie de leur pension. Elles paieront 18 francs par jour, et, d’après les débouchés acquis, elles récupéreront, par leur travail, de 12 à 20 francs.
La belle initiative prise par les fondateurs du Foyer d'Hauteville méritait d’être cilée,
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En vue de provoquer la création et l’extension des ateliers de travail, urbains ou suburbains pour tuberculeux, la IIIe Conférence de l’Union Internationale contre la Tuberculose, a adopté, en juillet 1922, le vœu suivant qui lui fut soumis par M. VAUDREMER :
« La III Conférence Internationale contre la Tuberculose émet le vœu que, dans chaque quartier de grande ville soit créé un groupement industriel dans lequel un outillage nécessaire à chaque corps de métier sera rassemblé pour que les tuberculeux puissent y travailler sous la direction du médecin du Dispensaire où ils seront inscrits. »
Ainsi formulé, ce programme était beaucoup trop vaste et certainement trop onéreux pour pouvoir être réalisé, aussi le vœu de M. VAUDREMER est-il, pratique- ‘ ment, resté sans effet,
Cependant, il ne serait peut-être pas impossible de trouver dans les villes d’une certaine importance, des ateliers que l’on pourrait aménager spécialement en vue d'y employer des tuberculeux en état de travailler, mais il faudrait, aussi, que ces ateliers fussent en liaison avec des maisons de commerce et des magasins susceptibles d'assurer l'écoulement et la vente de leurs produits, car il y a là un autre problème particulièrement difficile à résoudre.
M. le Pr MoreLu, de Rome, a annoncé que l'Italie était entrée dans la voie des réalisations en consacrant des crédits importants à la construction de 20.000 lits de sanatoriums à répartir dans les différentes provinces, soit dans la plaine, soit en montagne, et à la construc-
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tion de 3000 lits dans des colonies post-sanatoriales.
M. MoreLLt a élé chargé de la surveillance de ces créalions où seront intimement associés les sanatoriums et les colonies de travail.
D'après lui, non seulement ces colonies n’entraîneront pas de frais supplémentaires exagérés, mais elles diminueront les frais d'entretien des tuberculeux, en permettant d'abréger la durée du séjour dans le sanatorium, beaucoup plus coûteux que la colonie.
Les colonies en voie de création seront mi-partie agricoles, mi-partie industrielles, et on y produira tout ce qui peut être nécessaire à l’aménagement et à l’entretien des sanatoriums auxquels elles seront annexées.
De cette manière, la grosse et difficile question de l'écoulement des produits fabriqués par les malades sera résolue. Cette œuvre remarquable n’a pu être entreprise que grâce aux crédits alloués par le Gouvernement italien, et à la Loi d’Assurances sociales, qui a permis de les réunir, car l’assistance post-sanaltoriale est inscrile dans cette Loi.
A propos des ateliers industriels pour tuberculeux, M. Vos, dans son rapport à Amsterdam, a fait ressortir un certain nombre de remarques qui, au point de vue de la réalisation pratique, doivent être examinées et prises en considération:
Il faut choisir une industrie qui permelte des débouchés faciles et des prix de revient laissant une marge suffisante pour boucler le budget de l'atelier, et, dans cet ordre d'idée, la fabrication des articles de luxe, par
Dire ï leur prix de vente élevé, serait à envisager en premier lieu.
On peut d’ailleurs avantageusement employer les machines modernés et moyens mécaniques spécialisés, qui donnent moins de travail aux malades et permettent d’abaisser le prix de revient. En fait, la réussite de l’atelier dépend surtout de son chef et c’est là l’œuvre d’un technicien plus que d’un médecin.
Deux choses sont à éviter :
1° Les places, forcément restreintes dans les ateliers, ne doivent pas être occupées indéfiniment par des malades pouvant reprendre leur travail et ne désirant pas s’en aller à cause du chômage ;
2° Les divers ateliers ne doivent pas se faire concurrence et dans ce but une organisation centralisée est nécessaire, qui permeltrait également aux nouveaux ateliers de profiter de l’expérience des anciens. Des incidents ont eu lieu, en effet, des ateliers de diminués physiques non tuberculeux ayant vendu moins cher les mêmes produits.
L’écoulement des produits fabriqués a soulevé de sérieux problèmes, certains ateliers n’ayant pu vendre leurs produits et ayant eu, de ce fait, de grandes difficultés à subsister. Différentes méthodes ont été employées pour la vente (de porte en porte, à des particuliers, en expositions, aux marchands de gros, et en loteries), avec des résultats variables,
Il faut surtout constituer des Comités locaux d’assistance qui seront chargés de placer les malades, et, à défaut, les Dispensaires, par leurs infirmières-visiteuses,