VALEUR SOCIALE ET PROPHYIACTIQUE DES LOGEMENTS: SANATORIUMS
Les dépenses dues à l’entretien des logements-sanato-
do riums auxquelles on doit ajouter les frais de séjour des enfants en colonie de vacances, sont couvertes par :
1° Le versement mensuel des familles à titre de loyer ;
2° ,Une subvention de l’Assistance publique ;
3° Une subvention du Comité National de Défense contre la tuberculose ;
4° L'œuvre.
La charge financière qu’imposeune famille peut quelquefois paraître lourde pour un résultat souventnégatif, puisque, malgré les efforts de tous, la mort est dans bien des cas la terminaison de cette maladie.
Cependant, ces efforts ne sont pas inutiles. Sans logementis-sanaloriums, le malade devrait être placé dans un sanatorium ou hôpilal-sanalorium, où les frais d’hospitalisation sont élevés. Cette hospitalisation, d’autre part, n'exclut pas l’utilité du placement des enfants en colonie de vacances.
La famille du malade aurait toujours besoin d’un appartement, et le départ et l'éloignement de l’un de ses membres, surtout du chef de famille, peut avoir une grosse répercussion sur l'avenir matériel de la famille.
Le fait, pour le malade, de rester dans son foyer, outre le bénéfice moral d’être parmi les. siens sans danger pour eux, lui permet de se livrer à un travail léger, rémunérateur, qui contribue à assurer un.budget parfois pénible à équilibrer.
Outre ces avantages, le logement-sanatorium a mis en évidence l’absence de contamination des enfantset la pénétration des règles d’hygière et de propreté dans les familles, dues aux bienfaits des visites de l'infirmière,
3° Pour L'AVENIR.
Est-il possible, maintenant, de développer l’œuvre des logements sanaloriums, et d’en multiplier le nombre ?
Ilest notoire que le nombre de lits dans les hôpitauxsanatoriums est très insuffisant. Le développement et l'augmentation des logements - sanatoriums permettraient, d’après les fondateurs de l’œuvre, de pallier, sans gros frais, à cette insuffisance.
Mais doit-on disperser ces logements dans les habitations à bon marché, ou doit-on créer des « quartiers de tuberculeux » ?
La question est délicate. On risque, dans le premier cas, de voir les voisins protester contre ce risque de contaminalion, et dans l’autre cas, de voir considérer le « quartier des tuberculeux » comme une sorte de léproserie dont personne n’oséra s'approcher.
Nous pensons que l'éducation du public n’est pas encore suffisamment faite pour infliger à des familles la peine de se voir prises pour des pesliférés, et qu’il y aurait avantage pour les malades et leur famille, et peu d’inconvénients pour les voisins, à ce que les logementssanatoriums, loujours soumis à une surveillance hygiénique étroite, soient dispersés, sans distinction particulière, dans un quartier d'habitations à bon marché.