‹ Réadaptation des tuberculeux au travail et assistance post-sanatorialeChapitre 20 sur 27 · JA · texte numérisé non relu

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et indiqué. Même si l'on veut rester dans le cadre traditionnel de l'objectif du Dispensaire, une méthode telle que le pneumothorax artificiel, qui, dans les cas efficaces, stérilise rapidement ou taritles expectorations des malades, n'a-t-elle pas le droit d’être rangée au nombre des actions prophylactiques qui ressortissent au but du Dispensaire ? /

Il importe d’inaugurer une révision totale de nos idées sur le Dispensaire, révision qui résulte, s’en trouvant légitimée, de la révision de nos idées sur l'action antituberculeuse. Du jour, en effet, où ilexiste une thérapeutique active et efficace d’une maladie, le Dispensaire a le devoir de l'utiliser. Si, au Dispensaire antituberculeux, le droit était jusqu'ici dénié de faire de la thérapeutique, c'est bien parce qu'il n'existait pas, à proprement parler, de thérapeutique antituberculeuse ; mais, du jour où celle-ci existe réellement, et c'est heureusement le fait à l'heure actuelle, le Dispensaire, à mon sens, a non seulement le droit, mais le devoir de s'occuper de thérapeutique, sans rien omettre ni négliger de ses obligations antérieures qui s’en trouvent seulement enrichies et amplifiées.

On voudra bien constater que M. le P' LéON BERNARD, non seulement entend confier les réinsufflations et l’entretien des pneumothorax aux Dispensaires, mais qu’il envisage même et aussi la possibilité d'y entreprendre les créations, allant ainsi bien au-delà de ce que nous demandons, car n'ayant en vue que l'assistance postsanatoriale, nous envisageons surtout l'intervention des Dispensaires, dans ce cas particulier, et pour les tuberculeux qui, après une cure, ou sortant d’un sanatorium avec un pneumothorax déjà créé, doivent pouvoir être régulièrement suivis, et se faire réinsuffler dans de bonnes conditions,

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