‹ Réalisation d'un spectromètre β solénoïdal et d'un double spectromètre β à coïncidence: Étude de 122Sb, 124Sb, 125SbChapitre 31 sur 33 · kev| À · texte numérisé non relu

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0 30 40 10 20 30 A0 Hauteur d'impulsion

- Fig. 51-

ANS Ty

50 En coïncidence avec Ÿ >175 keV

En coïncidence avec tous les Ÿ

mn 77 =

n'ont pas permis d'obtenir un diagramme de FERMI des spectres en coïncidence.

D'après l'examen des droites de FERMI, nous pouvons conclure :

a) le spectre connu d'énergie maximum 616 keV conduit à l'état fondamental ou métastable du tellure puisqu'il n'apparaît pas en coïncidence avec

le rayonnement ÿ ;

b) un nouveau spectre d'énergie maximum 444 + 6 keV a été mis en évi-

dence. Il est en coïncidence avec les y de 175 keV (Tig.51) ;

c) le spectre connu d'énergie maximum 300 keV est en coïncidence avec

au moins un des rayons ÿY d'énergie 425-465 keV ;

d) le spectre à basse énergie (environ 125 keV) est en coïncicence avec

au moins un des rayons ÿ d'énergie 601-637 keV.

COINCIDENCE yy

Les coïncidences entre les différents rayons y ont été recherchées en employant 2 compteurs à scintillations (cristaux INa (T1) et tubes E.M.I. 6 260).

Des coïncidences ont été trouvées entre les rayons y d'énergie 425-465 keV

et des rayons ÿ d'énergie 175 keV (fig. 51).

COINCIDENCE e y

1°) Les coïncidences entre les électrons de conversion interne d'un rayon ÿ d'énergie 175 keV et l'ensemble des rayons YÿY ont été recherchées : seule, une très faible fraction de la raie de conversion interne peut être en coïncidence avec

l'ensemble des rayons Y.

2°) Les coïncidences entre les électrons de conversion interne du rayon Y d'énergie 425 keV et l'ensemble des rayons ÿ ont été recherchées : seule également, une faible fraction de la raie de conversion interne peut être en coïncidence avec

l'ensemble des rayons Y.

RESULTATS — SCHEMA DE DESINTEGRATION -

La forme du diagramme de FERMI du spectre le plus énergique obtenu directement, qu'on ne peut étudier qu'entre 440 et 616 keV, ne permet pas de conclure s'il s'agit d'une transition de forme & (AI = 2, oui) ou de forme permise. Dans une aussi faible étendue en énergie, il n'est pas possible, avec le pouvoir séparateur utilisé, de mettre en évidence la courbure caractéristique du diagramme de FERMI d'une telle transition interdite. Entre 300 et 616 keV, le diagramme

de FERMI apparaît linéaire, mais les mesures de coïncidence indiquent l'existence

TT Te

du second spectre et son intensité relative est connue, car l'efficacité totale du compteur à scintillations a été déterminée avec le Yÿ de Ts Pr] , d'énergie

très voisine de 175 keV.

Une nouvelle décomposition du spectre direct doit donc être faite en retranchant le nouveau spectre et l'on obtient alors, pour le spectre énergique», la forme interdite caractéristique, dont le diagramme de FERMI peut être rendu

:d: : UE : 2 2 linéaire en appliquant le coefficient de correction ia SD UE.

Cette nouvelle décomposition donne quatre spectres dont les énergies limites,

les intensités et les valeurs de log ft sont reportées dans le tableau II-bes

TABLEAU II

Spectres Energie limite Intensité B (en keV) (pour cent)

valeurs de l'énergie limite et de l'intensité du quatrième spectre sont assez im— précises, car la présence des raies du tellure et la diffusion due à l'épaisseur de la source ne permettent qu'une très mauvaise

Sb'?5 (273)

décomposition vers cette énergie.

Il est nécessaire, pour proposer un sché-— ni pes ma de désintégration en accord avec les mesures antérieures sur Fe sb et ces dernières mesures, d'admettre l'existence de deux rayons ÿ d'énergie voisine de 175 keV. Cependant, une comparaison entre les taux de comptage en coïncidence BY et YYy permet aussi d'établir que le rayon ÿ en coïncidence avec le groupe 425-465 keV est assez peu intense. Û Te = (58j) WIEDENBECK [38 a montré récemment que la h 1}, ds totalité, ou en tout cas une grande partie du rayon Te LE re nement de 175 keV, n'était pas en coïncidence avec SP le groupe 425-465 keV. - Fig. 53-

51° a donc conduit pour

le premier spectre, en accord avec sa valeur de log ft, à, une forme de première interdiction (AI = 2 ui confirme les é £ 23 Li 125

| si Ya : es états g 5 de $]Sb et h — de sote. Les diverses expériences de coïncidence ont conduit au schéma de désintégration de

La nouvelle décomposition du “wpectre total de

la figure 53.

CONCLUSION

Les appareils qui ont été réalisés permettent d'aborder un grand nombre de problèmes de spectrométrie nucléaire. Nous avons montré que les deux spectro-

mètres ont des champs d'application très différents qui se complètent.

Le spectromètre solénoïdal permet la détermination des énergies limites

des spectres $ et de leur forme ; il permet aussi la détermination des coefficients a

de conversion interne et des rapports — et il est particulièrement désigné pour

la détermination précise des énergies des rayons ÿY par effet photoélectrique.

Le double spectromètre à coïncidence a été conçu pour obtenir une bonne efficacité en coïncidence : en effet, la somme des angles solides utilisés d'émission B et YŸ est assez peu inférieure à 4 x stéradians. Pour obtenir cette efficacité, on a dû sacrifier un peu la résolution qui est inférieure à celle obtenue au spectromètre solénoïdal pour une même luminosité. C'est assez compréhensible puisqu'il s'agit d'un appareil avec fer qui n'a pas la symétrie de

révolution.

Chacun des éléments du spectromètre double peut aussi être adapté à l'étude des corrélations angulaires BY et e Y. Dans cet emploi, il est supérieur

aux lentilles magnétiques minces utilisées jusqu'ici.

Le double spectromètre permet aussi l'étude des coïncidences e e , e f d'une façon équivalente à une double lentille : on peut également envisager une

adaptation pour l'étude des corrélations angulaires e e , e 6.

Nous avons montré sur le radioisotope 1948 l'utilisation des résultats de spectrométrie directe et en coïncidence à l'établissement des schémas de

désintégration et à la détermination des moments angulaires et parités des

niveaux.

! 122 La forme permise du deuxième spectre de 515P a été prouvée par une mesure précise en coïncidence ; des expériences de corrélation angulaire différentielle entre ce spectre et le Y de désexcitation ont également été faites. L'étude des rayonnements émis par 515P a permis de confirmer, en parti-

culier, les hypothèses les plus récentes sur le moment angulaire et la parité du

niveau de 603 keV.

Les expériences de spectrométrie en coïncidence sur le radioélément Fan

ont permis de mettre en évidence une nouvelle transition, et nous avons montré qu'étant donné l'énergie et l'intensité de cette transition, les expériences

de spectrométrie directe n'avaient que très peu de chance de la révéler.

Manuscrit reçu le 2 mai 1955

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