DESCRIPTION DE L'APPAREIL
Le spectromètre se compose de trois parties essentielles : le solénoïde créant le champ magnétique nécessaire à la focalisation des particules, la chambre du spectromètre dans laquelle les particules décrivent leurs trajectoires et, enfin, le récepteur qui les détecte. Les matériaux entrant dans la construction de toutes ces pièces (laiton, duralumin) ont une susceptibilité magnétique infé-
rieure à 10 unité c g s e m ; nous avons pris cette précaution pourobtenir un
champ uniforme et conserver sa proportionnalité à l'intensité du courant. A — LE SOLENOIDE —
Le champ magnétique uniforme est créé par un solénoïîde ; le support de la bobine est un cylindre de laiton de 1 600 mm de long et 500 mm de diamètre réalisé à l'aide d'une planche de laiton roulée puis soudée suivant une génératrice ; deux flasques carrés sont soudés aux deux extrémités de ce cylindre ; sur ces
flasques est fixé le support mobile de tout l'appareil.
Sur ce cylindre, on a enroulé cinq couches de 152 spires chacune, le conducteur étant un tube de cuivre rouge de section carrée de 10 mm de côté extérieur
et de 8 mm de côté intérieur.
Des bobines de correction de 50 spires faites du même conducteur ont été placées aux extrémités pour assurer l'uniformité du champ sur l'ensemble de la
trajectoire.
Nous avons utilisé, pour réaliser le bobinage, du tube à section carrée,
car il permet de diminuer :e coefficient de foisonnement.
Le poids total de cuivre utilisé est de 600 kg. La longueur totale de
l'enroulement est de 1 400 m.
Les cinq couches du conducteur du bobinage principal et des bobines de correction sont montées en série, la résistance totale est de 0,55 Q. Le bobinage est alimenté par un groupe convertisseur pouvant fournir 200 À sous 100 V. On fait varier l'intensité du courant en faisant varier la tension aux bornes de la
dynamo. Le champ peut ainsi varier de O à 1 200 Oe.
Photo n° 1-
Vue générale de l'installation
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La composante du champ parallèle à l'axe du spectromètre est uniforme à mieux de 1 pour cent sur une trajectoire moyenne ; cette uniformité a été contrôlée avec une bobine exploratrice montée en opposition avec une bobine fixe placée à la position de la source ; de cette façon, on a pu déterminer la position convenable à donner aux bobines de correction : elles doivent être placées à 150 mm des extrémités de la bobine principale.
Le refroidissement de la bobine est assuré par une circulation d'eau sous pression à travers le conducteur ; les cinq couches du bobinage principal et des bobines correctrices sont montées en parallèle afin d'assurer un débit suffisant : la pression est de 4 kg/cm , Le circuit de refroidissement comprend une pompe centrifuge, un échangeur et un réservoir. Ce dispositif permet de n'avoir qu'une augmentation moyenne de la température du cuivre de 10°C pour une puissance fournie de 15 kW. Une charpente métallique en duralumin maintient le solénoïde à l'aide de deux tourillons sur un affût également en duralumin. Ceci permet d'amener
l'axe du spectromètre dans la direction du champ magnétique terrestre.
B — LA CHAMBRE DÙU SPECTROMETRE —
La chambre du spectromètre est un cylindre de laiton de 995 mm de longueur et de 428 mm de diamètre, fermé par deux flasques et introduit à l'intérieur du solénoïde. Les axes mécaniques de la chambre et du solénoïde ont entre eux un faux parallélisme de 17/100 de millimètre sur toute la longueur de ce dernier. Le vide dans la chambre est réalisé par une pompe à palette (C.G.R. type B.L.14) et une pompe secondaire à diffusion d'huile (type C.E.A,. débit 100 1/s). Ce dispositif permet de maintenir un vide dynamique de quelques 10H mm de hauteur de
mercure.
A l'intérieur de la chambre, un dispositif mécanique supporte les diaphragmes et une masse de plomb protège le récepteur du rayonnement Y direct de la source. Quatre diaphragmes d'ouverture et de focalisation sont aussi fixés sur ce support : ces diaphragmes sont des disques en duralumin de 10 mm d'épaisseur. Le diaphragme interne de focalisation peut se déplacer sur l'axe et sa position détermine le pouvoir séparateur qu'on peut ainsi faire varier sans ouvrir la chambre. Sur l'un des flasques de la chambre est fixé un sas qui permet d'in-
troduire la source en maintenant le vide dans la chambre.
C = LE RECEPTEUR -
A l'autre extrémité de la chambre se trouve le récepteur. C'est un compteur Geiger-Müller dont la fenêtre d'entrée est située dans le plan image de la source. C'est un compteur de forme torique. L'anode est une spire de fil de tungstène de 1/10 de millimètre de diamètre. La fenêtre d'entrée d'un diamètre
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