KX ELLES ONT DEPUIS LORS ÉTÉ ANNULÉES^ A SA PROPRE DEMANDE
Ainsi, quelle qu’ ait pu être cette difficulté à l’origine, les terres sont sorties de la possession de Salter depuis longtemps et il n5y a pas eu d’autre trouble à ce sujet. Ce sont là, les deux seuls cas mentionnés par M. Laurier et l’on voit qu’ils ne répondent aucunement au défi de nommer un métis qui ait été dépossédé de sa terre, soit par l’action, soit par l’inaction du gouvernement.
M. Laurier pour démontrer l’absence de bonne foi chez le gouvernement, a fait allusion à la mission du
REV. PÈRE LEDUC ET DE M. MALONEY à Ottawa, Il a dit que ces messieurs vinrent à Ottawa dans l’intérêt des métis en général, qu’ils reçurent la promesse d’un nouvel arpentàge des terres de Saint-Louis de Langevin et que cette promesse bien xjue donnée par écrit, n’avait pas été remplie. Voici les faits : — D’abord la mission du Père Leduc et de M. Majoney n’avait rien à faire avec les réclamations des métis, ni avec les arpentages dans le District de Prince-Albert. Ils vinrent comme représentants des habitants de Saint- Albert, d’Edmpnton et du Port Saskatchewan qui sont entre 400 et 500 milles de la branche sud de la Saskatchewan où la rébellion a éclaté. Ainsi que l’explique le rapport du Député-Ministre, le fait que le
fouvernement avait ordonné à M. Michael >eane, l’arpenteur chargé de certain travail spécial dans le District d’Edmonton, et qui avait, sans ordre, commencé d’autres arpentages, de cesser ces autres arpentages, avait fait craindre que le gouvernement n’eût pas l’intention de continuer l’arpentage, et le Père Leduc et M. Maloney furent envoyés à Ottawa à ce sujet. Leur mémoire présenté au gouvernement le 10 mars 1883, au nom des “ habitants de Saint- Albert, Territoires du Nord-Ouest” demandait spécialement certaines choses, comme suit * —
1. Qu’on leur accordât un arpentage a partir de la rivière, avec une limite de deux milles, comme à Prince- Albert, T.
N. O., et dans le Manitoba.
2. Leurs terrains étant occupés depuis plusieurs années, quelques-uns même de-
Ïiuis avant la cession, iis demandèrent que e gouvernement reconnût leurs titres et leur accordât des patentes.
3. Ils demandèrent de la part des habitants de Saint-Albert, Edmonton et Fort Saskatchewan, que l’arpentage par lots de rivière fut étendu depuis Edmonton jusqu’au Fort Saskatchewan, les deux colonies comprises, “ comme ailleurs sur la Saskatchewan, à Prince-Albert, sur FAssiniboine et sur la Rivière Rouge.”