‹ Récamier: Précurseur de la chirurgie moderneChapitre 19 sur 25 · TECHNIQUE OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE OPÉRATOIRE

RÉCAMIER ne se sert pas du spéculum, car sa rigidité sera préjudiciable pour suivre les inflexions de lutérus. Il reconnaît d’abord l’orifice interne du col avec

le doigt :

« Je passe le médius dans le rectum et derrière l’u-

HAS +: Pare

térus pour reconnaître, redresser et régler sa direction et celle de sa cavité, dont je suis de cette manière toutes les inflexions avec sûreté ».

Puis, fixation du museau de tanche avec la pince de Museux ;

Dilatation progressive du col ;

Introduction du gorgeret dans la cavité ;

Mouvements de va-et-vient, verticaux et de circumduction jusqu’à ce que la surface utérine lui apparaisse plane, avec tissu sain et souple ; la face concave de l’instrument est dirigée en haut, afin de ramener le plus possible de débris fongueux.

Le nettoyage de la cavité utérine étant terminé, RÉ- CAMIER fera une cautérisation de la muqueuse, soit au nitrate d’argent, soit au nitrate acide de mercure. Il avait utilisé pendant un certain temps les lavages de la cavité avec de l’eau bouillie tiède ; lavages qu’il abandonnera bientôt, ne pouvant assurer le retour facile du liquide injecté dans la matrice.

Lorsque RÉCAMIER aura affaire à une tumeur sessile de la cavité utérine, il emploiera le procédé suivant :

Incision du col latéralement ;

Introduction de longues pinces à polypes;

Broiement ou énucléation de la tumeur ;

Abrasion terminale avec la curette.

Mais ces derniers résultats ne seront pas encourageants ; sans doute parce qu’ils relevaient de l’incision du col provoquant une hémorragie assez importante et des mutilations définitives.

RÉCAMIER, en inaugurant sa méthode, avait fixé à jamais les indications et la technique du curettage. Qu’avons-nous changé depuis ? Les indications sont les mêmes, les différents temps sont semblables : dilatation, introduction de l'instrument, abrasion, cautérisation ; même l'instrument n’a pas changé dans

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