‹ Récamier: Précurseur de la chirurgie moderneChapitre 7 sur 25 · ICE · texte numérisé non relu

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l’ancienne pharmacopée. Cette attitude qui nous paraît tellement naturelle par son souci de soulager la misère de l’homme n’était pourtant pas admise par tous à cette époque ; à ce point que Pitcairn lançait cette boutade contre le but de CorvisaRT et de ses élèves : « Etant donné une maladie, trouver le remède qui doit la guérir ».

RÉcAMIER n’hésitera pas ; il suivra les leçons et les exposés cliniques de CorvisarT. Ils paraissent trop semblables par leur méthode de travail et leur esprit inductif pour ne point admettre l’influence considérable du maître sur l’élève. De plus, les maîtres en chirurgie DESAULT et Boyer développeront chez Ré- CAMIER cette tendance chirurgicale qu’on ne rencontrera aussi accusée chez aucun médecin de cette époque. :

DESAULT avait inauguré l’enseignement de la clinique chirurgicale au lit du malade. Mais ce fut son élève Boyer qui recueillit ses méthodes de travail et ses facultés de pédagogue pour transmettre son art aux jeunes élèves.

Sans esprit intuitif, trop passionné des vieilles méthodes, oublieux des richesses que réserve l’avenir, Boyer remplit cependant le rôle d’un bon éducateur. Opérateur habile, praticien soucieux de méthode et doué d’un robuste bon sens, il fut celui qui tint le flambeau de l’école chirurgicale entre son maître DE- SAULT et son illustre successeur : D'UPUYTREN.

Boyer inculquera à ses élèves les principales règles du bon chirurgien : rappel des expériences antérieures, documentation anatomique, exactitude du geste opératoire.

En même temps que RÉCAMIER suivra les leçons de ces deux maîtres, il mènera un travail acharné sans

lequel on ne peut expliquer son incomparable réussite ; l'étendue de ses connaissances pratiques et l’application dans son labeur professionnel le mèneront insensiblement à l’enfantement de ce génie chirurgical, caractérisé par la hardiesse de ses initiatives et l'originalité de ses conceptions.

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