‹ Recherche de l'arsenic dans les médicamentsChapitre 17 sur 27 · PES · texte numérisé non relu

PES

cédé à l'examen de diverses glycérines,

Deux échantillons ont donné une réacton équivalente à o"m5 environ arsenic par 10 gr. glycérine, soit o gr. 05 par

kilog.

19 Glycérines | Un autre a donné un louche, qui a industrielles formé dépôt équivalent o""0o5 d’arsenic,

soit 5 milligr. par kilog.

Aussi doit-on rejeter d’une façon ab- solue l'emploi de ces glycérines pour | l'usage médicinal.

L'examen de ‘rois échantillons divers a été négatif, même après plusieurs Jours. Par addition forcément, le résul< tat a été positif.

2° Glycérines officinales pures à 28°

3° Glycérines LR 2: ne Tee Différentes marques ont été essayées distillées pures

rs et n’ont rien donné au réactif.

N. B. — Bien que le réactif Bougault et l'appareil de Marsh ne révèlent pas la présence de l’arsenic, il est des cas cependant où, dans des glycérines dites pures, la présence de l’arsenic ne peut être décelée qu'après destruction par hydrolyse de la combinaison arsenicale.

Dans ce cas le composé arsenical serait à l’état d'étner arsénieux et proviendrait des acides sulfuriques servant à la fabrication première des glycérinés brutes Cest, dusresté;cetquisatétémdémontré par MM. Galimard et Verdier (1). Is ont obtenu de l’arsenic dans toutes les glycérines pures qu'ils avaient examinées.

GLUCOSE

Le glucose, ou sucre de raisin, employé à faire des sirops, à augmenter la richesse alcoolique de certains vins, est souvent substitué au sucre ordinaire. Il résulte, le plus souvent, de la saccharification de la fécule par l'acide sulfurique. Ce dernier, grand véhicule de l'arsenic, n'en fait-il pas participer le glucose? Oui, et M. Clouet, professeur à l'Ecole de médecine de Rouen, a signalé, en 1877,

(1) G. Galimard et E. Verdier. Travail du Laboratoire de: chimie médicale de l'Université de Lyon (février 1906).

ie

la présence de l'arsenic dans le glucose et en a trouvé des proportions variant de Oo gr. 0025 à o gr. 007 par kilog.

En outre,en 1885 (17, M. Guyot ayant analysé des vins de deuxième cuvée, fabriqués avec du glucose, examina vingt-quatre échantillons divers. Sept donnèrent des résultats positifs au point de vue arsenical. D'où l’on voit l'importance sous le rapport toxisologique.

C'est pourquoi, nous avons cru bon de soumettre directement au réactif Bougault quelques échantillons de glucose en solution à 1/1ofiltrée. A roc.c., nous ajoutàmes 10 c. c. réactif; à l'ébullition, nous avons observé, dans les trois tubes examinés, un louche, qui nous laissa perplexes. Mais aucun dépôt ne se produisit, même après plusieurs jours. Pensant que notre solution était trop étendue. nous en avons fait une autre, concentrée à parties égales : 10 gr. glucose pour 10 c. c. eau dist., puis filtré et porté au feu. Nous avons obtenu, dans ce cas, une coloration jaune or, mais pas de précipité.

Alors, gardant ces tubes comme témoins, nous avons ajouté aux mêmes doses 1/10, 1/5, 1 millier. d’arsenic. En plus du louche précédent, nous avons à ce moment, constaté un dépôt arsenical.

Pour nous assurer de la pureté des échantillons qui n'avaient pas donné de dépôt, nous les avons

(1) Journal pharm. et chimie, année 1885, Ve série, t. 12, P. 594. Présence d’arsenic dans quelques vins du canton de Saint-Nicolas-du-Port {M.-et-M.\, par E. Guyot.

ae soumis à l'appareil de Marsh, et nous n'avons constaté ni taches, ni anneaux.

Donc, s'il y a de l'arsenic, en analysant une solution

concentrée de glucose, le réactif de Bougault le décélera.

Page 1