RIRES
décoloration au noir animal est presque impossible. Quoiqu'il ensoit, après décoloration incomplète, un échantillon arsenié ou non, soumis à la flamme. une foisleréactif ajouté,offre une masse brunecotonneuse, égale dans les deux cas. Pour distinguer l'arsenic, ce n'est pas possible, et encore moins, si l’on y ajoute du Sirop, comme dans la plupart des cas. Aussi, dans le cas d'un vin composé, à base d'arseniate et de Malaga, la recherche directe de l'arsenic ne pourra être effectuée. Et il faudra avoir recours à la destruction du vin parune méthode courante, ce qui a fait l'objet de notre quatrième expérience.
4° Expérience. — Ayant donc composé un vin de formule suivante :
VARICES TNT PSS REE PE 1000 DiPODAILE COTES ce a ou cuve ec 100 Arséniate de Soude ......... 0 20
nous en avons pris 100 gr. contenant donc o gr,02 d'arseniate. Nous avons fait évaporer, puis détruit la matière selon la méthode d’A. Gautier par SO* H? et Az Où H. Une fois le charbon obtenu, nous avons lavé à l’eau bouillante, en laissant macérer 1 heure. Alors nous avons filtré et partagé en 2 tubes les 30 centimètres cubes d'eau bouillante employés. La liqueur était tant soit peu teintée en jaune. Ayant alors ajouté 10 centimètres cubes du réactif de Bougault et porté à la flamme, nous avons obtenu dans les 2 tubes une coloration cotonneuse brune et un dépôt brunâtre, moins noirâtre, disons-le, que celui obtenu avec une solution pure de 0 gr. oi centigr.
d'arseniate de soude dans 15 centimètres cubes d'eau distillée.
Etions-nous réellement en présence d’un précipité arsenical ? Pour nous en assurer, nous avons filtré, séché et fait calciner le précipité avec de l'acétate de potasse, Une légère odeur de cacodyle s'est dégagée mélangée à une autre difficile à définir.
C'est pourquoi notre avis serait, que pour la recherche de l’arsenic dans un vin médicinal composé, après la destruction du vin, la méthode de Marsh serait seule concluante de la présence de l'arsenic, car le procédé que nous avons employé n'est pas assez catégorique, à moins peut-être de détruire une plus grande quantité de vin, qui contiendrait alors davantage d'arsenic.
EAUX MINERALES ARSENICALES
Au début de notre travail nous avons vu que, d’après À. Gautier, l’eau de mer contient de l’arsenic combiné à la matière organique, sous une forme analogue à celle de l’iode.
Indépendamment de l'eau de mer, il existe d'autres eaux arsenicales. L'arsenic s'y trouve généralement à l’état d'acide arsenique uni au sodium. Il existe aussi fréquemment dans les boues minérales combiné au fer, au calcium, à l'’alumine, formant des arseniates insolubles. j
Pour la recherche de l’arsenic à l’état d’arséniate de soude dans les eaux minérales, l'opération est assez longue. Il faut concentrer, aciduler, faire passer
SEjTass
S°H, laisser reposer le précipité, qu’on reprend par CS? pour dissoudre S, puis le nouveau résidu d’'AsS est enlevé par le carbonate d'ammonium. La solution ammoniacale est évaporée et le résidu oxydé par SOfH? + AZOH. On dissout dans l’eau, neutralise et précipite par AzOŸAg, qu'on recueille sur un filtre, sèche, lave et pèse.
Il nous a paru bon de faire un essai avec le réactif de Bougault, et voici comment nous avons opéré :
Nous avons expérimenté l'eau de la Bourboule, source Perrière, la plus riche en arsenic des eaux minérales naturelles et contenant, d’après l'analyse, 28 milligrammes d'arséniate de soude par litre.
1° Ayant opéré sur l’eau directement avec 10 cc. réactif pour 15 cc. eau de la Bourboule, c'est-à-dire 0 mmor. 42 d'arséniate de soude, nous avons obtenu un louche faible, peu caractéristique de suite, avec un léger dépôt au bout de quarante-huit heures. Ne trouvant pas la réaction assez caractéristique, nous avons agi autrement.
20 Nous avons mesuré 100 cc. eau de la Bourboule dans une capsule de porcelaine absolument propre et avons concentré par ébullition jusqu’à 10 c. cubes, que nous avons filtrés dans un tube à essai. Puis, nous avons rincé la capsule avec 10 cc. réactif. Il y a eu dégagement de Co?, provenant du bicarbonate contenu dans l'eau, et nous avons versé dans le tube le filtratum ; après quoi nous avons fait bouillir et ajouté 2 gouttes d'iode. Aussitôt une coloration brune s'est produite, suivie d'un précipité, ne laissant aucun doute au point de vue arsenical.