REMARQUE
Quoique je donne ces dernières lois dans la supposition que les mouvements contraires se détruisent, je n'assure pas qu'elles soient véritables dans la supposition que les corps soient par eux-mêmes intiniment durs. L'expérience apprend bien que les mouvements contraires se détruisent d'abord avant la réaction du ressort, comme je le dirai dans la suite ; mais c'est que les corps durs à ressort avec lesquels on fait des expériences, se
peuvent considérer comme mous, comme je le ferai voir plus bas; de sorte qu'on n'en peut rien conclure touchant les corps 'nfmiment durs. Ce principe que les corps sont mus comme ils sont poussés, me parait incontestable. De sorte que deux corps égaux, par exemple, qui se choquent avec des vitesses égales, doivent rejaillir, et ne pas demeurer en repos, comme je l'ai conclu en conséquence de la supposition que j'ai faite. Il n'est pas à propos de s'arrêter plus longtemps à ces premières lois du mouvement, à cause de leur inutilité pour la physique. V^enons à celles qui sont plus utiles, et dont il est aussi plus difficile d'en découvrir les raisons