INTRODUCTION
Il existe un symptôme commun à plusieurs états morbides différents, symptôme d’une importance capitale pour le médecin, symptôme que ni la vue ni l’ouïe ne peuvent lui faire connaître, que quelques réactifs peuvent lui dévoiler : nous voulons parler de l’albuminurie.
Les causes de ce symptôme nous importent peu ; que ce soit une altération des conditions mécaniques de la circulation rénale, ou bien un trouble dans la constitution du liquide générateur, le san^, ou bien enfin une altération dans la texture et la structure du filtre, la glânde rénale, peu nous importe. Il nous suffit de trouver et de posséder des moyens certains et fidèles de reconnaître et de d,oser l’albumine dans les urines.
Dans cette thèse, nous passerons en revue toutes
les méthodes et tous les réactifs employés jusqu'ici, soit au dosage, soit à la recherche de l’albumine ; nous les contrôlerons, nous rejetterons ceux que l’expérience et l’observation nous auront montrés mauvàisisnous conserverons ceux-là seuls que ces deux moy^s d’investigation nous auront donnés comme infaillibles.
Ces moyens pourront s’appliquer à l’analyse de toutes les humeurs, de tous les liquides albumineux qui intéressent le pharmacien et le médecin.
Avani; de peser un corps, il faut chercher à le reconnaître, à l’isoler des substances qui l’accompagnent; il faut que l’analyse qualitative précède toujours l’analyse quantitative.
Les médecins-chimistes ont utilisé à la recherche de l’albumine tous les réactifs capables de modifier d'une manière sensible l’état de ce corps. Ils ont préconisé la chaleur, l’acide azotique, l’alcool, le chloroforme, le tannin et plusieurs sels métalliques, tels que ceux de mercure, de plomb, d’argent et de cuivre. En multipliant le nombre des réactifs, ils ont compliqué la recherche de l’albumine, ils neTont rendue ni plus certaine ni plus facile. Cette thèse a pour but de prouver que, de tous ces réactifs, 4eu?t seulement, la chalenr et l’acide azotique
combinés, sont capables de rendre indubitable la présence de l’albumine dans les urines et dans tous les liquides qui peuvent la contenir.
Le praticien que les occupations médicales détournent de l’étude approfondie de la chimie n’aura point à faire de grands efforts de mémoire, lorsqu’il désirera rechercher ce corps ; il lui suffira de se rappeler un seul réactif bon et certain, la chaleur et l’acide azotique combinés. Il pourra ainsi affirmer, comme l’homme le plus habitué aux manipulations du laboratoire, que telle humeur contient oui on non de l’albumine.
Quant au dosage de ce corps, les' méthodes aussi seront simplifiées et mises à la portée de toutes les personnes ayant un peu l’habitude de la balance.
Être utile à nos collègues, pharmaciens et médecins, c’est notre but et notre seule ambition.
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REGHEllGHE & DOSAGE
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