‹ Recherche et dosage de la lithine: Dans les eaux minérales de VichyChapitre 11 sur 12 · RÉSULTATS OBTENUS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS OBTENUS

Bouquet suppose que dans les eaux minérales de Vichy toutes les bases se combinent avec l'acide carbonique et tous les acides avec la soude, de sorte qu'on y trouve les

deux tableaux suivants :

de Bi- carbonates Sulfates Phosphates Arséniates Borates Chlorhydrates

de Soude

Et 2° de soude

de potasse de magnésie de strontiane de chaux

| de fer

Bi-Carbonates

Nous admettons cette hypothèse :

Nos expériences prouvent donc, qu'au second tableau il convient d’ajouter le bi-carbonate de lithine.

Ce bi-carbonate se forme par la dissolution du carbonate neutre dans l'eau chargée d’acide carbonique, ceci explique pourquoi les eaux froides qui contiennent plus de gaz dissous que les eaux chaudes, contiennent aussi une plus forte proportion de sel de lithine. Ajoutons que ce bi-carbonate comme ceux de chaux et de magnésie se décompose rapidement par l’ébullition de sa solution, il est donc bon ce nous semble, de noter la différence qui existe entre le sel de lithine et ceux de soude et de potasse et il convient de dire que la lithine existe dans les Eaux de Vichy à l’état de carbonate dissous grâce à un excès d'acide carbonique libre d’où bi-carbonate fort instable.

Dans les pages qui suivent, nous donnons pour chaque source, outre la quantité de phosphate de lithine trouvé à l'analyse, la teneur en oxyde eten carbonate de cette base. Nous avons cru bon aussi de noter pour chaque source, la température, le débit et quelques points importants de l'histoire de la source et du régime de l’eau. Enfin, nous avons négligé à dessein, le dosage de la lithine dans l’eau de plusieurs sources, telles que celles du Parc, de Vesse, Prunelle, anciens Célestins, dont l'importance thérapeuthique n’est pas à considérer à côté, par exemple, des nouveaux Célestins, de la Grande-Grille et de l'Hôpital.

Source des Célestins

M. l'Ingénieur en chef des mines de Gouvenain, en signale quatre sous les noms suivants : Anciens Célestins n° 1, — Anciens Célestins n° 2, — Nouveaux Célestins n° 1, — Nouveaux Célestins n° 2. Par suite d'infiltration,

les trois premières sources ne sont plus exploitées aujourd'hui. Les Nouveaux Célestins n° 2, découverts en 1870 et qui débitent 13 m3 620 d'eau à 16° par 24 heures suffisent à alimenter grandement la buvette et l’embouteillage pour l'expédition, qui a lieu à la source même.

Quatre litres de cette eau nous ont donné :

0 g. 043 de Phosphate de lithine (3 LiO. PhO5ÿ) Soit 0 g. 016 de lithine (LiO).

Un litre contient donc 0 g. 004 de lithine (LiO)

et 0 g. 0098 de carbonate de lithine (Li O. CO ?).

Source d’Hauterive

Cette source, exploitée aujourd’hui pour le transport, est située près du village d'Hauterive, sur la rive gauche de l'Allier, à 5 ou 6 kilomètres au sud de Vichy. Elle fournit 47 8 d’eau à la température de 15° par 24 heures. Le sol d’où jaillit cette source est à l'altitude 261%46 ; l’orifice d'écoulement est de 0°85 en contrehaut. Le sol n’est qu'à 220 au-dessus de l’étiage de l'Allier ; lors de la crue de septembre 1875, elle a été submergée sous 3"30 d’eau. Outre sa valeur thérapeutique, cette eau minérale est considérée comme une eau de table excellente ne décomposant pas le vin et fortement gazeuse. Voici les résultats de notre

analyse :

Quatre litres de cette eau contiennent :

0 g. 041 de phosphate de lithium (8 LiO. PhO5) Soit 0 g. 0159 de lithine (Li O).

Un litre contient donc 0 g. 0039 de lithine (Li O)

et 0 g. 0096 de carbonate de lithine (LiO. CO?)

Source de l’Hôpital

Cette source, désignée autrefois sous le nom de Gros- Boulet, est une des plus importantes et des plus utiles de toutes celles de Vichy. Elle est située au centre de la ville, tout près de l'hôpital civil. Son débit est de 48 "3 965 par 24 heures ; sa température est de 34° 5. On la boit à la source et on l’expédie comme les Célestins, Hauterive et la Grande-Grille. Elle alimente pendant la saison d’été, un établissement de bains situé tout auprès d'elle. C’est dans cette eau qu’en 1867, M. le professeur Baudrimont a découvert l'Oscillaria thermalis ou Vichyensis.

Quatre litres de cette eau contiennent :

0 g. 023 de phosphate de lithine (3 LiO. PhO 5) Soit 0 g. 0089 de lithine (LiO) Ua litre contient donc 0,0022 de lithine (LiO) et 0 g. 0055 de carbonate de lithine (Li0. GO 2)

Source de la Grande-Grille

L'une des plus anciennes et des plus connues de toutes les sources de Vichy ; elle jaillit à l’une des extrémités de la galerie nord de l'Etablissement thermal. En 1753, lors du tremblement de terre de Lisbonne, cette source a subi des intermittences. Depuis, à la suite de travaux exécutés par différents ingénieurs, son débit et la température de son eau ont subi de nombreuses variations. Ainsi, en 1844,

elle donne seulement 4 "? 750 d'eau en 24 heures et à la température de 32% 95. En 1853-54, son débit s'éleva à 91 m3 et sa température à 41° 8. Enfin en février 1861, M. de Gouvenain a trouvé :

Au niveau supérieur 41 m3 152.

Au niveau inférieur 71 M3 427.

Le 22 juillet 1873, à 7 heures du soir, sa température était de 42, celle de l'air étant de 26 et la hauteur barométrique de 739 milli. La densité de l’eau à 18° était de 1,0035. On sait quelle importance possède l’eau de cette source de Vichy, sa buvette est sans contredit la plus suivie. Elle alimente l’hiver les bains minéraux en petit nombre que l’on prend à Vichy.

Quatre litres de cette eau minérale nous ont donné :

0 g. 502 de phosphate de lithine (3 LiO. PhO5) Soit 0 g. 0096 de lithine (LiO)

Un litre contient donc 0 g.0024 de lithine (LiO)

et 0 g. 0059 de carbonate de lithine (Li0. CO?)

Puits Carré

Cette source, connue autrefois sous le nom de Fontainedes-Capucins est située à quelques mètres seulement de la Grande-Grille, au milieu de la galerie nord de l'Etablissement. On y accède par un chemin souterrain, qui du reste sillonne une partie du sous-sol de Vichy.

Jusqu'en 1844, le Puits Carré et le Puits Chomel for-

maient deux sources distinctes. À la suite de travaux fort importants dirigés par M. l'ingénieur François, le Puits Chomel qui n’était que la dérivation du Puits Carré fut réuni à ce dernier. Aujourd'hui il n'existe plus qu'une seule source, située encontre bas : la buvette est alimen-

tée par une petite pompe qui continue à porter le nom du Docteur Chomel.

En février 1861, le débit du Puits Carré était de 115 m5 832. En 1873, la température de l’air étant de 28°, la température de l’eau a été trouvée de 4% 3. La densité de l’eau ramenée à 12° était de 1,0095.

Le dosage de la lithine nous a donné les mêmes résultats que pour la source de la Grande-Grille, c’est-à-dire : 0 g. 0059 de carbonate de lithine (Li O0. C O?) par litre d’eau.

Source Lardy

Cette source, située à 180 mètres des Anciens Célestins, était jusqu'à ces derniers temps une propriété privée. Elle est devenue, à la suite de travaux exécutés en 1877, intermittente, depuis, grâce à un régulateur, c'est-à-dire à une bague qui réduit le diamètre de l’orifice du tube d’ascension, elle est continue.

Son débit est de 8% par 24 heures, sa température est de 31°. Le sol d'où elle jaillit est à l'altitude de 26277, et l'orifice du tube ascensionnel est à 4 * au-dessus du sol.

50 RECHERCHE ET DOSAGE DE LA LITHINE Quatre litres d’eau nous ont donné :

0 g. 031 de phosphate de lithine (3L:10. PhO5) soit 0 g. 012 de lithine (Li0) Un litre contient donc 0 g. 003 de lithine(LiO) et 0g. 0074 de carbonate (LiO. CO?)

VU; BON A IMPRIMER Le Président de la thèse, CAUVET

Bon A IMPRIMER Le Doyen, LORTET

PERMIS D'IMPRIMER Le Recteur, Eu. CHARLES

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