‹ Recherche et numération du colibacille dans les eauxChapitre 26 sur 27 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

De cette étude sur la colimétrie des eaux, nous

pouvons déduire un certain nombre de conclusions :

1° Les « procédés de concentration » ne permettent pas une colimétrie exacte.

Ils présentent une difficulté d'application du fait des appareils supplémentaires et des manipulations longues et délicates qu’ils nécessitent. De plus on ne sait pas exactement la quantité de germes entraînés par le précipité d’alumine (ou autre), car il reste dans le liquide surnageant, dans une portion du culôt qu’on n’a pu reprendre, un certain nombre de germes qu'on ne peut évaluer que très approximativement.

Tous ces procédés se terminent par une numération sur milieux solides dant les résultats sont souvent aléatoires : par exemple en milieux gélatinés on se heurte à des liquéfactions qui empêchent la numération.

Is sont inutiles si l’on veut se servir de milieux ïiquides —- il est rarement demandé d’opérer sur des quantités d’eau supérieures à celles employées dans les cultures directes.

2° Les procédés faisant usage d’un antiseptique — tel l’acide phénique —,ne sont pas recommandables. Les expériences qui ont $ervi à les fonder ont

été faites sur des germes vivaces, doués de toute leur résistanse et de toutes leurs qualités. Il en va tout autrement lorsqu'on s'adresse à des eaux naturelles ; le colibacille y a perdu souvent une partie de ses .Propriétés et devient très sensible à l’action. de toute substance inhibitrice. à

L’acide phénique nous s semble ne pas donner des cultures moins souillées que celles faites dans les milieux simplement nutritifs ; mais il présente parfois le très grave inconvénient de tuer ou d'empêcher le développement de certains colibacilles des eaux.

Ces inconvénients sont encore plus marqués en utilisant le procédé de Vincent. L’usage prolongé de l’antiseptique, mais surtout les repiquages fréquents de milieux liquides à milieux liquides fait perdre souvent le colibacille (2 fois sur 2 dans nos expériences), alors que d’autres germes ont continué à pulluler.

3° Les méthodes simplifiées ne donnent pas une sécurité suffisante pour conclure : elles sont infidèles par excès ou par défaut.

Par excès si l'on veut considérer comme colibacilie, authentique toutes les cultures présentant certaines réactions du B. coli, dont ce germe n’a pas ia propriété exclusive. L'ÉOREEE

Par défaut si l’on se hâte de conclure à l’absence de B. coli sur l’absence des dites réactions ou encore si, en recherchant la coïncidence de plusieurs de ces

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réactions, certaines d’entré elles: viennent à manquer.

Les procédés à l’eau peptonée: lactosée, tournesoléé ou non, sont trop incaustants, DOME qu’ils soiént pris en considération. si

Les procédés à. l'indol .. plus simples —— sont sujets à des causes d'erreurs. Posilifs, il peut ne s’agir que de staphylocoque blanc de l’eau ou de bactéries indologènes autres que le B. Coli. N égatifs, il peut y avoir dans l’eau des colibacilles qui ont pérdu momentanément cette propriété mäis qui sont susceptibles de la recouvrer après un certain temps de culture.

Le procédé de Besson —- plus fidèle — se trouve lui aussi en défaut de temps en temps. Nous donnant en général des résultats un peu inférieurs, il est parfois nettement insuffisant suivant les échantillons d’eau. d CES

Il ne saura donc être employé: comme nid de certitude. La certitude exige d’une part de mettre les colibacilles dans de bonnes conditions de culture, d'autre part d'isoler une souche pour en caractériser la morphologie et en rechercher les réactions d’iden- ; tification. #1

4° Pour répondre à ces conditions nous cultivons sur milieu peptoné ordinaire avec repiquage aussi précoce que possible (dès l’apparition de la pousse vers la 15° heure et avec possibilité d’une révision après 24 ou 30 heures), sur gélose inclinée.

Sa

L’ensemencement, fait très largement, permet d'obtenir des colonies isolées qu’on s’efforce de reconnaître. Un examen microscopique, avec recherche des caractères morphologiques et tinctoriaux du colibacille, donne presque une certitude. à

Un ensemencement sur milieux différentiels vient (lorsque les résultats concordent) apporter une confirmation à l’examen direct.

Cette méthode est basée :

a) Sur la non utilisation d’un antiseptique dont on peut redouter l’action inhibitrice ;

b) Sur l'apparition précoce de la culture du colibacille dans ces conditions de température ;

c) Sur le repiquage immédiat de cette culture sur gélose inclinée ;

d) Sur le diagnostic, à l’œil nu ou à la loupe, des cultures coliformes ;

e) Sur l’examen microscopique de. la morphologie et des affinités tinctoriales des éléments de ces cultures plutôt que sur la recherche des réactions habituelles d'identification qui viendront corrober — plus ou moins complètement — les résultats obtenus à l'examen microscopique.

Le tout demande 24 ou 48 heures au maximum pour obtenir un élément absolu de certitude.

L'interprétation de cette méthode est absolument comparable à celle de tous les procédés qui.se pro-

RG : v

posent de dénombrer les colibacilles par la plus petite quantité d’eau ensemencée qui a donné un développement microbien. Elle n’a, par conséquent, ni plus lii moins de précision à ce point de vue qu’une autre; mais elle permet de déceler plus vite et plus sûrement les colibacilles d’une eau.

Quelques analyses viennent mettre en valeur les résultats obtenus.

Milieux pheniques Eau Milieu Eau Procede

lactosee | de Besson Lise personnel

ÉCHANTILLONS À { passage | 3 passages

Vu : Le Doyen Vu : Le Président de la Thèse A, Roussy L. TANON Vu et permis d'imprimer Le Recteur de l’Académie de:Paris :

S. CHARLÉTY.

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