CHAPITRE IV
Nous venons de voir les inconvénients des méthodes dites « simplifiées », se basant sur une réaction colorée ou une propriété spécifique — ou réputée telle — du colibacille.
Précédemment nous avons abandonné l’usage de l’acide phénique pour l’élimination des souillures et la mise en évidence — élective — du B. coli.
Nous avons aussi attribué aux repiquages successifs de milieux liquides à milieux liquides, la perte d’un germe existant dans la première culture et qu'il est impossible de mettre en évidence après le 3 passage.
Nous avons insisté sur la nécessité qu’il y a à isoler le colibacille et à en faire un examen microscopique direct, en chercher les réactions habituelles mais sans trop se laisser influencer par des résultats irréguliers où des propriétés absentes qui peuvent réapparaître après un certain temps de culture. se
De plus nous savons qu’à cette température de 41°5-42° les cultures de colibaciHes sont des premières
à apparaître et qu’il y a avantage — 1" expérience — à en faire le repiquage le plus précocement possible. Si nous voulons nous résumer, il nous faut :
1° Ne pas employer d’antiseptique ;
2° Isoler le B. coli ;
3° En faire l’examen direct après culture, puis en rechercher les réactions d'identification habituelles.
Nous procédons ainsi :
1° Un échantillon après peptonage à 1 pour 100 — en utilisant, à la dose de 1 cc. pour 50 cc. d’eau, une solution de peptone concentrée — est réparti dans des ballons, fioles et tubes stériles dans les volumes suivants : 100 cc., 50 cec., 10 cc., 10 cc. 5 ce 2 cc. et 1 cc. (ces trois dernières valeurs ajoutées à 10 cc. d’eau peptonée ordinaire stérile, pour un volume total suffisant) :
2e Après 15 à 18 heures d’étuve à 41°5, 42 on repique les tubes présentant un trouble sur gélose inclinée. | :
Cette opération doit être faite avec beaucoup de soins. Il faut se servir d’un fil et non d’une ôse, le plonger à peine dans le milieu peptoné, puis bien laver l’extrémité du fil dans l’eau de condensation de la gélose et étaler ensuite le plus possible en frottant dans le sens transversal tout en retirant le fil. (I y a
avantage à couler la gélose dans de grands tubes de 20 mm. de diamètre sur 20 cm. de longueur).
Après un étalement fait de cette façon. on peut voir à côté de colonies diverses et, notamment à côté de grosses colonies envahissantes, quelques colonies de coli plus ou moins nombreuses (quelquefois il n’y en a que de rares unités). Il est alors facile d'isoler le
germe à l’état pur.
3° Il faut s’efforcer de faire un diagnostic de présomption sur l’aspect des colonies examinées à l’œil nu ou à la loupe. |
Quand on trouve une colonie bien caractéristique, on la repique soigneusement si l’on craint les souillures cnvahissantes, et on regarde au microscope les germes qui la composent. Si on a l'aspect du colibacille : petit bâtonnet droit à bouts arrondis de 2 à 4 mm. de long sur 0 mm. 6 à 0 mm. 7 de large avec quelques formes en diplobacilles (et bien rarement de courtes chaînettes), mobilité moindre que le bacille typhique (plutôt mouvements de vibration, de giration sur place) — et si la coloration présente un Gram négatif et pas de spores, on peut identifier presque à coup sûr un colibacille. Les réactions de différénciation (quand elles veulent bien marcher) -ne viennent que confirmer un ‘diagnostic fait sur la gélose et au microscope.
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Cette méthode est rapide; il faut 24 heures pour un diagnostic de présomption, 36 à 48 heures pour un “iagnostic de certitude (avec les résultats obtenus sur milieux différentiels). |
Elle met le colibacille sur un bon milieu de culture et le laisse se développer normalement à l’abri de toute substance inhibitrice.
Elle permet, à coup sûr, l’isolément du germe en cause et donne des réponses rigoureusement exactes lorsqu’elles sont positives. Lorsqu’elles sont négatives on peut ‘affirmer qu’il n’existe pas de colibacille en quantité appréciable dans l’eau en cause. C’est en employant cette méthode concuremment avec d’autres procédés que l’on peut s’apercevoir combien on risque de laisser passer le B. coli même par la méthode basée sur :e milieu de Besson (qui est une des meilleures) et surtout par les méthodes basées sur l'emploi d’anti-
septiques.
Qu'on n’objecte point que cet isolement entraîne à des recherches longues puisqu’en opérant sur des milieux non additionnés d’antiseptique la première culture est vite obtenue et qu’on doit la repiquer dès son apparition. En réalité, cela occasionne moins de peine et moins de dépenses, fait passer moins de temps que de multiples repiquages en milieux prétendus sélectifs ou différentiels. Le travail se fait sur-
Dresqui coup
ADIe eau ne. au rouge neutre, ia latine, etc.