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CHAPITRE PREMIER LES, PROCEDES DE COLIMETRIE $ I. — Procédés anciens

E — Procédé de Rodet. — Il est basé sur le fait que le colibacille et les bacilles typhiques se développent rapidement à 45° alors que la plupart des autres bactéries ne cultivent pas à cette température.

20 à 100 cc. de Peau à analyser sont versés dans un bouillon stérilisé et mis ensuite à Pétuva à 45°. Au bout de 20 à 24 h, si le bouillon se trouble, on admet que ce trouble est dû presque certainement à du colibacille.

Un examen de la culture ou, au besoin, un isolement sur gélatine permet de lever les doutes.

Ce procédé ne peut fournir des résultats suffisants ; il est surtout employé en combinaison avec d’autres propriétés.

II. — Procédé de Chantemesse et Widal. — Après avoir montré que le colibacille et les bacilles typhiques se développent dans les milieux de culture additionnés de 1 p. 400 d’acide phénique, et que cette addi-

tion a la propriété d'empêcher la pullulation de la plupart des autres germes, ces auteurs proposent la technique suivante : ;

Quelques gouttes d’eau sont ajoutées à des tubes contenant 20 cc. de gélatine liquéfiée et 1 cc. de solution phéniquée à 5 p. 100 ; on coule ensuite sur boîtes de Pétri. : |

Le développement d’un certain nombre de bactéries liquéfiantes vient, en général, entraver rapidement les recherches.

Etant donné la petite quantité d’eau ensemencée pour chaque analyse un grand nombre de plaques sera nécessaire. .

III. — Procédé de Vincent. — Combine les deux méthodes précédentes : l’auteur pratique des ensemencements dans du bouillon phéniqué à 10 p. 1.000 et cultive à une température de 41°5-42°.

Actuellement on n’utilise plus de bouillon, on rend l'eau directement nutritive en l’additionnant de la solution concentrée de peptone : |

peptane:fin. tir 50 grammes SeL:mMmATIN. CREUSE 25 =

COR CAUSE. AN SN AREAS 100 Ne

à raison de 1 cc. pour 50 cc. d’eau ; l’eau obtenue est donc au taux de 1 pour 100.

Les petits volumes 5 ce., 2 cc., 1 ce. et au-dessous

AS lite

sont ensemencés' dans des tubes stériles contenant 10 cc. d’eau peptonée à 1 p. 100 ; les volumes plus élevés, 10 cc. 20 cc., 50 cc., 100 cc. etc., sont directement introduits dans des tubes, des fioles ou des matras stériles.

On phénique ensuite à 0,85 pour .1000 en utilisant une solution d’acide phénique à 5 p. 100. Pratiquement on obtient un mélange conforme en laissant tomber, à l’aide d’une pipette jaugeant XXX gouttes au gramme, I goutte de solution pour 2 cc. du volume total.

On agite, on porte à l’étuve à 41°5. Les cultures sont vérifiées après 16 ou 20 h. On pourrait, d’après leur résultat, conclure à la présence ou à l’absence de - colibacille dans une certaine quantité d’eau.

On procède à un repiquage en tubes d’eau peptonée phéniquée que l’on replace à 41°5.

D’après Vincent, ce second passage donnerait, en général, une culture pure de colibacille.

Presque toujours il est nécessaire de faire, au bout de quelques heures, un deuxième repiquage dans les mêmes conditions. :

Un trouble homogène avec ondes soyeuses serait le signe de la présence de colibacille dans la dilution considérée. ù »

Pour obtenir une certitude, il sera indispensable de faire l'examen microscopique et d'identifier le

germe em eau peptonée, en eau peptonée au rouge neutre, en lait tournesolé, sur gélose laçtosée tournesokée.

Cette méthode a soulevé beaucoup. de critiques. Il est certain que beaucoup de germes ne sont pas — ou peu — sensibles à l'action de l'acide phénique; on cite le Bacillus Subtilis, le Bacillus Mesentericus, le Bacillus luteus, le Streptocoque blanc de leau, le Proteus vulgaris. Souvent on ne peut s’en débarrasser par des passages successifs en milieux phéniqués; une fois qu’ils y sont accoutumés, ils se développent aussi bien, sinon beaucoup mieux, que le Colibacille, et nous fournirons toujours, dans nos cultures, des troubles.

Au contraire, ces passages successifs font fréquemment perdre le germe recherché; l'isolement, toujours obligatoire, ne vient que lorsque tous les germes ont pullulé et masquent le B. Coli.

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