Discussion
Différentes solutions d'acide métamolybdique ont été utilisées et les spectres Raman obtenus ont toujours été les mêmes. Bien plus, un cliché a été pris à l’aide de plusieurs échantillons de cet acide soluble. Théoriquement cela semble assez absurde, mais pratiquement la photographie n'est pas plus mauvaise que celles qui ont été obtenues avec une seule solution ou bien avec des solutions provenant de la même préparation. Je cite ce cas comme preuve à l'appui de la constance et de la fidélité de l’anion métamolybdique en solution aqueuse, puisque des échantillons différents, provenant chacun d'une préparation fraîche, ont donné un même spectre Raman. On peut donc parler de l'individu métamolybdique dont le spectre Raman renferme, en plus des raies qui sont communes à l’acide et aux paramolybdates, la raie caractéristique du groupement tétra ou méla et dont la fréquence est 853 cm-1. Les spectres Raman d’un complexe, le dimolybdomalate (voir chapitre V) ont également cette raie qui ne paraît pas sur les clichés - d’un autre complexe, le molybdodimalate. Or ces deux complexes diffèrent par les proportions de leurs composants.
Selon E. Darmois (:) une moléclue de dimolybdomalate
1. Voir chapitre des molybdomalates et Bull. Soc. Chim., 4 série, t. 39, p. 1515, 1926.