‹ Recherches à l'aide de l'Effet Raman sur les molybdates et tungstates simples et complexesChapitre 36 sur 69 · REP · texte numérisé non relu

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d’am. renfermerait 4 MoO® tandis qu’un seul MoO® contribuerait à la formation d’une molécule de molybdodimalate d’am. (voir chapitre V).

Les études cryoscopiques faites au laboratoire (?) ont conduit à la conclusion qne l’ac. molybdique de Graham ou acide molybdique colloïdal est un acide dont la composition serait Mo{02, H20 ou du moins dont la majeure par-. tié des anions contenus dans les solutions étendues serait de la forme Mo‘O1#-.

Les spectres Raman obtenus sont en accord avec les résultats cryoscopiques. Ces deux études différentes peuvent s'étayer. À mon avis, les solutions colloïdales d'acide méta ou tétramolybdique, aux concentrations étudiées (titre compris entre 1,6 et 2) renferment des anions Mo“O1#- qui pourraient être en équilibre avec des particules colloïdales, mais pas avec des anions MoO%-. Je ne partage donc pas du tout l'opinion (?) qui consiste à admettre que la moléeule MoO5, H°0 serait en équilibre avec la molécule tétramolybdique, du moins pas aux concentrations étudiées. Voici mes raisons : selon toute vraisemblance, la molécule Mo0%, H20 devrait donner un anion MoO*-dont le spectre Raman est extrêmement net, les raies et les bandes sont intenses et la raie due aux oscillations symétriques de MoOf- est exceptionnellement forte. Je ne retrouve même pas cette dernière raie quand il s’agit des solutions de l'acide de Graham, alors qu’elle devrait être très facile à déceler. Le spectre ne contient que la raie due aux oscillations symétriques du groupe MoO%. S'il y avait équilibre entre les anions MoO#--et Mo‘O%--, les deux paquets caractéristiques de chaque spectre devraient s'y trouver.

Remarquons que sous l'effet des radiations de l'arc à vapeur de mercure, la formation des particules colloïdales est activée. Ceci est en faveur de l'hypothèse déjà émise sur l'équilibre entre les particules colloïdales et les particules

1. E. Darmois, Yves Doucet et Mlle Marcelle Murgier, C. R. 208, p. 750,

2. À. Travers, Traité de chimie minérale : Molybdène, tunsgtène, p. 53.

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électrolytiques de l'acide de Graham. Mais cette transformation due à des agents étrangers n'exclut pas l'existence de lindividualité de l’anion tétra ou métamolybdique de formule Mo‘O1#-- dont le spectre Raman est constant. C’est aux chimistes à rendre l’acide métamolybdique plus stable, puisque l'anion Mo‘O#-- peut se conserver du moins un certain temps sans s’altérer.

Nous pouvons conclure relativement au groupement MoO que celui-ci est extrêmement stable puisqu'il y a des raies que nous retrouvons toujours, qu’il s'agisse de paramolybdates, d'acide métamolybdique ou de complexes. Ces raies et bandes sont naturellement les plus intenses et aussi les plus larges, à savoir : la raie symétrique, polarisée, et-la bande qui l’accompagne, et en dehors du paquet caractéristique, les deux bandes assez intenses qui se trouvent du côté de la raie excitatrice. Je reprendrai la discussion à propos des complexes molybdomaliques (voir p. 74). Les spectres des complexes tartromolybdiques, chapitre VI, donnent également le doublet du paquet caractéristique et très probablement les deux bandes du côté de la raie excitatrice. (Si l'acide tartrique a des raies dans cette région, elles sont qualitativement beaucoup plus faibles que celles du complexe pour lequel elles pourraient être les résultantes des raies des composants.)

Or pour obtenir ces derniers corps, nous sommes partis de molybdates neutres. C’est par conséquent l'individu MoO® qui est le plus stable. Ces conclusions sont en faveur des formules développées par Yeu Ki Heng (1). C’est le groupement MoO® qui intervient dans la formation complexe tartromolybdique (?). De inême, les formules établies par E. Darmois pour les complexes molybdomaliques trouvent leur vérification dans la comparaison de nos spectres Ra-

- man (voir chapitres Vet VI).

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