LEONE
Le spectre Raman des cristaux de BT2K est noyé dans le: fond continu qui masque la plupart des raies, mais que l’on devine suffisamment pour conclure que ce spectre n'est pas: très différent de celui du complexe à l’état aqueux. Deux des raies se font remarquer sur les spectres des cristaux par une exaltation de leur intensité. Elles sont dues aux fréquences. 1137 et 1194 cm-1. Ce n’est pas qu'on ne retrouve pas ces. fréquences, la première avec TH? en solution et la seconde avec TKNa à l’état de cristal unique, mais pour ces deux derniers corps, la raie correspondante ne tranche pas par une intensité particulière.
La fréquence 1725 cm! des oscillations de valence de la liaison C — O augmente d’une quinzaine d'unités Raman seulement si l’on considère le maximum de la bande, 1740 cmt, quand on passe des solutions de TH? à celles de BT2XK. Cette augmentation s'accroît encore un peu lorsqu'on passe à celles de BTK : 1747 cm1. La bande correspondante paraîtrait double et plus large sur les enregistrements microphotométriques, mais je donne cette appréciation sous toutes réserves car le fond continu y est peut-être pour quelque chose.
Dans ce cas il y aurait deux fréquences très rapprochées l’une de l’autre : la plus basse serait celle des oscillations
O | C = O dans le groupe — 04 restée libre et la plus haute NOH à serait celle des oscillations du groupe carboxyle C = O relié 70 : | à — EN . Mais encore une fois, on ne peut affirmer
De
que cela soit. On peut seulement dire que si l'on admet la
structure asymétrique — «, pour l'acide, elle est con-
servée par le complexe.
La bande correspondant à cette fréquence semble garder le
‘même Caractère qualitatif lorsqu'on passe de l'acide au com-
plexe en solution ou à l’état cristallin. Je ne peux pas dire si
elle est plus large sur les spectres des complexes que sur celui de l’acide ou bien si elle est double quand il s’agit du -<omplexe (On le dirait d’après les enregistrements).
Si nous comparons les spectres de BT°K à l’état cristallin et -en solutions aqueuses, la bande dont nous venons de parler semble avoir la même position et le même caractère.
Poursuivant les comparaisons entre les complexes et TH? “en solutions aqueuses, nous constatons que les fréquences 750 cmt, 676 cm°t, 1089 cmi, 1137 cm:!, correspondant d’après la littérature à des oscillations des liaisons C—€C,
-C—0O, C—H (les vibrations de H étant perpendiculaires au trait de valence) varient en sens inverse lorsqu'on compare le spectre de l'acide à celui des deux complexes.
Si l’on fait une comparaison du même genre entre les spectres des solutions de TH? et ceux des solutions de TK?, on trouve des différences bien plus notables que dans les cas précédents. Là où les spectres de TH? en solution présentent des bandes frès faibles correspondant aux fréquences comprises entre 1377-1460 cm-1 environ et 1625-1670 cm-1 environ, les spectres des solutions de TK? et de TKNa ont des bandes fortes : la double bande donnée par les fréquences 1353-1367 cm-! environ et 1400-1423 cm-t environ a son intensité érés exaltée par rapport à celle des autres raies du spectre. Voir à ce sujet la communication dont je viens de prendre connaissance (1). Autre fait particulier aux spectres de TK? et de TKNa en sol, c'est que la bande produite par les fréquences 1593-1666 cm-! environ
comprend un maximum pour 1593 cm-! environ et un
dégradé très net du côté des grandes longueurs d’onde et que j'ai limité à 1666 cm-! environ. Lorsqu'on considère les corps : TH’ et ses complexes borotartriques, la raie du grou- . pement G = O, large, mais bien nette, est séparée du reste du spectre. Elle perd ces caractères quand il s’agit des sels neutres, alcalins de TH.
# 1. Mme François Douvillé, MM. Clément Duval et Jean Lecompte, C. R., #. 212, p. 953-956, 1941.