‹ Recherches analytiques sur la flexion et la résistance des pièces courbesChapitre 2 sur 181 · AVANT -PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT -PROPOS

La théorie mathématique de l'élasticité des corps solides, science encore toute nouvelle, a fait, depuis environ trente ans, de rapides progrès, grâce aux travaux d'illustres géomètres et d'hommes éminents, parmi lesquels on peut citer Navier, Poisson, M. Cauchy, M. Lamé, On est parvenu, au moyen d'hypothèses très-plausibles sur la constitution des corps, à exprimer par des équations l'équilibre intérieur, soit réel, soit dynamique, des solides naturels. Malheureusement, ces équations aux différences partielles, analogues à celles de l'Hydrodynamique générale, présentent, même dans les cas pratiques les plus simples, des difficultés d'intégration qui n'ont pas encore été levées. C'est pourquoi, dans l'état actuel des choses, elles sont bien plus un objet propre à exercer la sagacité des géomètres, qu'un instrument utile aux ingénieurs et susceptible d'être employé par eux, pour fixer les bases rationnelles devant servir à la rédaction d'un projet de construction quelconque.

En attendant l'époque, encore impossible à prévoir, oii le perfectionnement de l'analyse mathématique permettra de vulgariser et de rendre applicables les théories dont il s'agit, nous avons cru que ce serait une chose utile de traiter par les anciennes méthodes une série de problèmes auxquels le développement incessant des grandes constructions en métal donne chaque jour plus d'intérêt et d'actualité : nous voulons parler des questions qui se rapportent à la flexion et à la résistance des pièces prismatiques à axe courbe, telles que les arcs au moyen desquels sont soutenues les fermes de

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