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VARIÉTÉS DE LA PHTHISIE, RELATIVEMENT A SA ". MARCHE

»! 372 Dans la description générale de la phthisie , nous.avons vü que ses premiers symptômes sont la toux, les crachats , la dyspnée, quelquefois l’hémoptysie; quelles crachats ne débutent pas toujours ‘avec la toux, que la dyspnée ne varie pas moins relativement à l’époque de son apparition, qu'il en:est

st

de même de. la pie el: des dutres sylhptômes qui

succèdent-aux premiers. Toutefois, ces légères varia

tions dans l’ordre et 1a durée des Pa as mor: bides n'ôtent pas à la ‘maladie sa marche: régulière sa: physionomie, pour: ainsi dire ; imais il est:des: cas où sa forme est tellement: changées, qu'il n’est: plus possible d'en reconnaître la mature: que: quand elle È fait lesplus grands progrès; elle est latente “n.espace de temps plus ou moins considérable. D’autres Lois; elle prend la forme et la marche des affectionsiaiguési}

ses périodes: semblent se ‘confondre: et le. diagnostic

n'en est pas moins difficile que dans de cas précédent: Nous allons étudier ces deux: variétés: principales: de

la phthisie, en exposant les: faits relatifs à: chacune d'elles. Wigs |

L Ho LISE ab à Artielc! Premier) ol uses all PHTHISIE LATENTE., DA de à 4: 00.

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ue XXVIT. LOBSERvATION. 47 vue

373. Unefemme, âgée de trente-deux ans, dônée ddl beaucoup'd’intelligence: etde mémoiré ; d'üne: taille, woyenne ,1d'üme constitution -assez fonte ,: fut: admise à l'hôpital déska Charité’ de;:g novembre: :1824. Ælle n'était: pass sujetté: au rhume: ; accusait, trois ansidé. wmaladie:,; et se trouvait beaudoup: plusomal »dez puis deux mois et;:demi. Des: frissons, !:suivis dé’

PHTHMISIE LATENTE. Y 369

FAT et de sueur s'étaient manifestés au début, et depuis lors jusqu'aux trois derniers mois ls étaient revenus tous les jours à une ‘heure-de l’ aprèsmidi environ : avec eux l'appétit avait beaucoup di: minué sans éné se rétablir ensuite, la soif était devenue considérable, et l’amaigrissement avait commencé ; t{ n’y eut pas d’autres symptômes dans le cours de la première année. Au commencement de la seconde, li toux s'établit accompagnée de crachats clairs, puis, et dans les trois derniers mois, plus ou moins épais et pelotonnés. La malade gardait le lit depuis neuf semaines, et'avait un peu de diarrhée depuis un mois quand nous l’observäines pour la première fois.

… Le 10 novembre, sens et intelligence intègres, dernier degré de marasme; respiration médiocrement accélérée , toux peu fréquente, crachats pelotonnés, d’une teinte sale, un peu rosée , la plupart diffluens. La poitrine ne rendait aucun son soûs les clavicules : surtout du côté gauche, dans une hauteur considétable; dans les mêmes points, la respiration était trachéale, la pectoriloquie évidente; il en était de même en arrière dans les parties ‘correspondantes. Le pouls était petit, faible, régulier, fréquent ; la chaleur. convenable ‘le ‘jour, assez forté la nuit; les sueurs bornées à la tête et à la poitrine 3 la langue dans l’état naturel, la bouche pâteuse, la soif peu considérable, l’anorexie complète la déglutition génée ; la gorge le siége d’un sentiment de chileur et dé sécheresse qui existait depuis deux ‘mois ; le ‘ventre’ un peu sensible à Ja pression. Il yavait eu la veille trois selles presque-uniquement composées de mucus./ La faiblesse était considérable. (Tis. de riz av. le sir.-de

370 Te SYMPTÔMES. TK: :

coing; cachôu, sir. de coiïng, trois gb à ve BÜnK ; deux cr deriz)l 2101) #08 tbe "200 470" ‘ILn'y éut aucun. changement: antsdiie dans dl tat de la malade les jours suivans’, et le 18 du: mêiné

mois, après Sr heures d agonie; elle es "4 : T'Y qÙ

Ouverture du cadavre cd quarante-huit heures après la y mort. ni EF +

Étai extérieur. Rien de remarquable. 4 108

. Tête. Arachnoïde épaissie, un peu opaque près du sillon longitudinal dans la largeur de deux pouces; adhérente à la dure-mère dans une partie de son étendue ; infiltration sous-arachnoïdienne partielle et très: peu considérable : deux petites cuillerées de sérosité dans chacun des ventricules latéraux , elle: était trou: ble du côté droit. LE A 1° épiglotte, le larynx et la RE artère ne bent: point examinés: : run net softs Lyétr ie *'Poitrine. Adhérences Le ist Per au soin du, permon droit; le gauche parfaitement. libre. Leur lobe supérieur-était extrêmement friable ,-offrait uné foule d’excavations peu considérables, communiquant entre elles; et garnies d’une fausselmembrane :: dans leur duerllé se trouvaient beaucoup de granülations demi-transparentes, et un peu de tissu pulmonaire hépatisé. Les lobes inférieurs sains. — Le cœur avait un. volume convenable : les parois du ventricule gauche étaient-un peu amincies, celles du ventricule droit manifestement épaissies, les unes et les autres d’une consistance assez considérable : l’aorte nuancée

dé. T,

PHTHISIR LATENTE. 5H

de: oo. dans RE Pr d ailleurs a por al vi MARIO le ane LE

: Abdomen. L'estoriaenstilolé volume qui‘lui ést naturel; sa membrane muqueuse était pâle ‘sans la

moindre lividité, d'une épaisseur et d’une consistahce Plrmbte — Le duodénum était sain. =2 1] ÿ avait des granulations tuberculeusés dans la dernière moi tié de l'intestin grêle ; plusieurs d’entre elles étaient légèrement ulcérées ; sur d’autres ; qui n’étaient pas ramollies , la membrane muqueuse était parfaite ment saine. — Celle du gros intestitiiétait un peu ranollie dans lé voisinage du cœcum, où elle offrait dix’ petités uleérations d’ane à deux lignes de dia: iiètre, sans tubercules; dans le reste de son étendue éllé n'avait rien de remarquable, —— Le mésentéreet

des autres viscères de rm dans l'état naturel: L « , cr | à * : |

Bugs. L' histbire de la imaladié que nous ve

d'exposer , offre deux époques bien distinctes. 1 düne il y avait fièvre sans toux; dans l'autre, le mou- Vement fébrile était accompagné de toux ét d’expecto: ation. La phthisie existaitielle dans la première de “Ces deux époques, ou n’a-t-elle débuté que dans la Seconde? Si, à l'éxamen du cadavre, on eût trouvé une lésion ancienne ét grave de quelque vistère aütré que les poumons , on pourrait lui attribüér les symptômes | de la première époque ; mais il n’en a pas été ainsi, ©n n'a observé de lésion de l'espèce de celle dont il s'agit que dans les poumons , en sorte que c'est à eux qu'il faut rapporter la fièvre sans toux de la première

FA

15, Rs : SYMPTÔMES. | époqué, puis lafièvre avectouxde la seconde , et avec d'autant plus de raison qu elle a conservé le nême éaractère dans l’une et dans l’autre : et comme là fièvre n'avait pas été précédée de catarrhe pulmonaire, il faut tirer de l'observation qui nous ‘occupe cette double conséquence , que les tubercules peuvent se

- développer dans les poumons, indépendamment du catarrhe pulmonaire , et une fois développés, exister lopg-temps d'une manière latente, c ‘est-à-dire , sans

.-exéiter ni toux ni crachats. Mel L rhéili èel

07: Une autre circonstance donne encote beaucoup d'intérêt à cette observation, nous voulons parler de la perte plus ou moins considérable et toujours croissante de l'appétit pendant trois années, bien que la membrane muqueuse de l'estomac n’ait offert aûcune espèce d’altération. C'est un des faits qui montre le mieux ce que nous avons déjà eu occasion

de dire plusieurs fois, qu’une fonction peut être lésée pendant un espace de temps considérable , sans que "lastructure de l'organe qui en est chargé) soit sensiblement altérée ; que l'inappétence ne suffit pas pour caractériser une gastrite; que la fièvre, nous voulons dire l'accélération du pouls; l'élévation de la chaleur, etc. , peut, quelle qu’en soit la cause, prof duire le même résultat.

Enfin, cette observation est l'ex edié fort rare + développement des tubercules dans les deux lobes supérieurs des poumons exclusivement,

UM . PHTHISIH FATENTE, . 593 | l

lé

Pi XXVIIT. Onservarion.

576. Un raccommodeur de soufllets, âgé de quasante-quatre ans, né de parens morts dans un âge avancé , d’une cstitution médiocrement forte, ayant lapeau blanche , les cheveux noirs, et Didiniiteni en une santé haie: fut conduit à l'hôpital de la Charité le 24 mars 1824. Il était petit mangeur ; ne faisait d'excès en aucun genre, et accusait neuf mois de maladie. Au début, frissons suivis de chaleur et de sueurs, soif, anorexie, etc. : la fièvre fut assez forte pendant les deux premières semaines pour exiger le repos du lit, après quoi elle diminua sans disparaître entièrement , toujours sensible par une augmentation de chaleur Met quelquefois par des frissons : la, soif devint un peu moins considérable, l'appétit.se releya sans se rétablir complètement, le malade put treprendre ses occupations, et se maintint dans, cet état de santé douteux environ quatre. mois, pendant ÿ lesquels il n’y eut pas de toux. Dans ceux qui suivirent , la fièvre persista , les frissons revinrent tous les jours, les forces tombèrent , le malade abandonna ses travaux ; il restait au lit une partie. de la journée:

Dans les six dernières semaines!, l'anorexie futi,complète, bientôt s’y joignit un peu de toux, en sorte qu'au moment où le malade vint à l'hôpital , elle. exis-

fait depuis un mois seulement. Nous insistâmés beau-

coup sur ce fait, et le malade n’en continua:pas

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