‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 102 sur 141 · MOTS · texte numérisé non relu

MOTS

594: . | HI VSYMÈTÔMES | Me moins à déclarer qu'il ne toussait pas du tout avant l'époque indiquée. Il aceusait quatre mois d’oppres: sion et d’enrouement, avait beaucoup maigri depuis, lors, disait avoir eu quelquefois des douleurs entre les épaules et, depuis trois ans, dix hémoptysies RE ERA RS dont la dernière ne datait que dé quelques j jours. CSA CUS Le:25 mars, figure naturelle, insomnie causée par la toux; HET jaunes, verdâtres, | pelotonnés ÿ ; au milieu d’un liquide clair et abondant ; poitriné sonore ; râle PAS presque universel , plus fort au sommet qu'à la base des poumons; respiration trachéale, pectoriloquie manifeste entre les épaules, et du côté droit, pendant lexercice de la parole, espèce de ‘tintement métallique. Pouls régulier ; très-peu accéléré, mais faible. Langue humide et nette , pâle au pourtour, piquée de rouge au centre, bouche pâteuse;' soif peu considérable, anorexie presqué complète; ‘haleine fétide , constipation depuis deux jours, tout le ventre souple et indolent. 50 Le 1%. avril, Pétat général du malade avait peu changé; il:se plaignait de. constipation et d'une exe ‘trême faiblesse ; le tintement métallique était plus prononcé que les ; jours précédens ; ‘on: entendait an térieurement, du côté droit, un râle crépitant mêlé de: gargouillement ; la percussion de la poitrine était très-obscure sous la elavicule gauche ; il y'avait un me d'étonffement à l’épigastres 1 RL: | "Le 9, malaise ‘anxiété, se R GES æ LA ferre nt. Cds symptômes fébnt de continuels progrès, et'lé “lendemain matin: à cinq heures, le’ malade mourut. | OA h +

PHTHLESUE, AARRATE ns

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D cctérieur M de Set … {ête. Infiltration :sous-arachnoidienne ;assez con- D cble: granulations nées de; l'arachnoïde près de la, scissure médiane ; adhérentes à à da; dure-mèreÿ piémère,un peu injectée; ‘cerveau ferme et sain; deux çuillerées de sérosité dans les véntricules latéraux:1

Ÿ Cou. Épigloue, layns et clan lee dm état

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4° Tru ; “ei adhéraient doute we bendub; à la plèvre :costale; supérieurement d'une Hnicet intime; au «moyen d'une: fausse membrane très-dense, d’une ligne d'épaisseur ; et au-dessous , par des filamens celluleux, Le sommet du poumon gauche offrait une vaste excavation anfractueuse, tfaversée pär.des brides, revêtue par une fausse membrane semi - cartilagineuse appliquée sur le tissu pulmonaire plus ou moins profondément altéré. Son lobe supérieur était dur, grisâtre dans les deux tiers de $son-étendue, à partir du bord tranchant; avait à Vintérieur uri aspect grenu ; était véritablement hé: : patisé, peu consistant , ftiable ; contenait encore beaucoup de benne et de matièré grise deinitransparente : son lobe inférieur était un peu rouge, et offrait une médiocre quantité de tubercules et de granulations. Il y avait au sommet du poumon droit une excavation semblable à celle que nous ayons déerite'dans le: poumon gauche , plus vaste envore; et dans le restelde' son lobe su PE beauegüp’ilé Lire

376 “ SYMPTÔME | 11° bercules et de granulations grises. — Les bronches qui communiquaient -ivec les deux grandes exCava tions étaient très-rouges:et très-épaisses ; les autres minces et d’une faible couleur rose. — Le cœur et. l'aorte dans l’état naturels: 5 15174 45, "

Abdomen. L'estomac avait ‘un voluine médiocre 4 contenait une assez grande quantité de mucus épais ebtenace. Sa membrane muqueuse était un peu rouge, autour:du cardia, grisâtre le long de! la grande cour= bure:; blinche ul Je reste de son étendue; un peu ramollie dans le grand’cul-de-sac, d'une’consistance. et d’une épaisseur convenables part bailleurs. — Celle de l'intestin grêle était plus owsmoïins rouge dans quelques points , offrait dans sa seconde/moitié cinq ulcérations peu considérables , parini lséueHep! plusieurs avaient des granulations: tuberculeuses! à leur centre. — Il y avait trois grandes ulcérations dans le

cœcum; la membrane muqueuse ‘duicolon était rose

dans quelques points, et, à cela près ; parfaitement saine ; les matières fécales d’une belle: couleur jaune!, moulées et d’une consistance ordinaire. —Les glandes mésentériques un peu. volumineuses:, mais sans au cune altération de couleur ou de consistance. — Foie: un| peu pâle; bile de la vésicule, noirâtre, épaisse comme de la mélasse. — Les autres viscères de Pabdomen dans l’état ratbels .su519 488

ne. Entre cette observation et la précédente , il ï A4 C0 mine On. voit, une A pi css ÉaDieN

PHTHISIE LATENTÉ. | 377

Rnbroié des:symptôines. La fièvre a devancé la toux, celle-ci n'a même existé que pendant les achète . six semaines , et à l'ouverture du:cadavre on n’a trouvé de lésion grave et: ancienne que dans les poumons. . Aucun moyen dès-lors d'attribuer la fièvre antérieure à la toux , à une lésion différente de celle de ces der- niers viscères, et nécessité de conelure que les tu- bercules étaient bien antérieurs à la toux et ré iv dans du catarrhe bronchique: | Cette conclusion doit , en quelque sorte, dard encore plus naturelle et vies évidente dans ie cas actuel que dans celui qui précède ; car ici la toux n'avait duré que six semaines, les excavations tuberculeuses ‘étaient très-vastes, et nous avons vu (19 ), nous verrons encore plus tard, en parlant de la phthisie aiguë , que des excavations semblables ne se forment ni‘en six'semaines, ni en deux mois ; qu'elles supposent nécessairement que la maladie dont elles sont la suite existe depuis quatre à cinq mois au moins. 378. Ainsi, dans l’un et l'autre: cas , les tubercules Ptsonires ont existé pendant un espace de temps plus ou moins considérable , sans déterminer de toux : mais ils ont donné lieu, dans cet état latent, à des symptômes fébriles nt ou «moins: intenses, l’anorexie , la maigreur ; là perte plus ou moins complète des forces. Dans les cas de cette espèce, peut-on remonter à la souice du mal? a RU : Dans celui dont'il s’agit, la chose n'était pas im- ‘possible; car, deux années avant le début des symptômes fébriles ; le sujet avait eu plusieurs hémoptysies , et comme nous l'avons dit (235), l'hémoptysie annonce d’une manière sinon certaine, du moins infi-

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