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Parmi les phénomènes secondaires quiiméri

tent quelque attention , il faut rappeler*le tintemenit métallique qui annonçait ; suivant las remarque: de M. Läennec, une vaste excavation remplie d’airvet

de liquide, ce qui a été vérihié par l’autopsie. Ou , I ,

doit encore signaler ; la disposition de: la. membrane

muqueuse de l'estomac, qui était presque parfaite-

ment saine , bien que les fonctions digestives fussent dérangées depuis longtemps. Toutefois, noüs n’avions pas compté sur une altération profonde; de. cette

membrane, vu l'absence de nausées et de vomisse-

mens. Enfin, les bronches étaient saines, à part celles qui communiquaient avec les éxcavationstuberculeuses, ce qui indique, comme nousl’avons dit plus haut ( 36 ), que leur épaississement: et! l’altération

de leur membrane muqueuse est-lerrésultat: ordi- |

naire du passage de la matière contenÿe dans : les excavations. Fe is ao 110 vote

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380. Une couturière , âgée de. vingt-deux ans, née de parens sains, non sujette au rhume, ordinaire- . ment bien portante, et douée de beaucoup d’embon- . point, fut admise à l’hôpital de la Charité le 9 septembre 1824. Elle avait la respiration courte depuis l'enfance, et était malade depuis deux ans et demi. Dans les sépt premiers mois, fièvre continue avec “accès quotidiens en froid et en chaud, vers quatre heures du soir; ces accès diminuèrent successive ment, et disparurent tout-à-fait sans qu'on leur eût opposé le moindre remède. Pendant leur cours, la malade garda constamment le lit, mangea peu (ayant perdu presque complètement 1 appétit dès le début}, et GE beaucoup.

Après cette époque, elle recouvra une faible partie de ses forces et de son embonpoint ; la dyspnée : habituelle augmenta beaucoup ; elle fut extrême pendant les trois mois qui précédèrent son entrée à l'hàpital, c’est-à-dire du moment où la toux et l'expectoration s'établirent ; car jusque-là, il n’y avait eu ni toux; nicrachats, et sur ce point comme sur le reste, la malade qui avait beaucoup d'intelligence et de mémoire ne se démentit pas un instant. L’appétit fut toujours très-faible, presque nul, la diarrhée constante, quelquefois considérable pendant les huit derniérs mois, el: accompagnée de coliques plus ou

360 se SYMPTÔMES. | |: moins fortes. La faiblesse fit tous les jours des pro= grès , la malade gardait le lit depuis cinq mois, quand. nous commençâmes à l’observer.sLes frissons , suivis de chaleur et de sueur , M reparu depuis cinq. semaines; il n'y avait RE eu d’hémoptysie.

Le 10 septembre, figure pâle , débilité extrême, . facultés intellectuelles dans la plus parfaite intégrité, dernier degré de marasme. Oppression très-considérable , parole brève , toux forte le matin , faible le reste Fa jour : de verdâtres , peu ARE Para deini- PAIE Sous la clavicule gauche, la respiration était trachéale, la pectoriloquie parfaite, la poitrine ne rendait aucun son dans Ja hauteur de cinq pouces ; il en était de même en arrière, dans la partie correspondante : à droite, la respiration semblait. se faire comme dans l’état naturel. Le pouls était faible et accéléré, la chaleur un peu forte; la langue pâle, l'appétit tie faible ; le foie dépassait les côtes de trois pouces; il n'y avait pas de douleurs à l'épigastre : trois selles précédées de coliques, -dans les dernières vingt-quatre heures (décoct. DL. ; solut. de sirop de g.; julep; riz, œuf. }à

Le 12,la malade accusa pour la première fois des douleurs au haut du larynx. Le 18, ces douleurs étaient à-peu-près les mêmes , et n’existaient que. pendant les efforts de la déglutition; l'appétit était un peu meilleur, la toux rare; il n’y avait pas de frissons. — Le 20, augmentation de la toux, étouflement , selles E buentes , Sueurs copieuses (pot, g. av. OP. , un gr. ). ni dis cit

La diarrhée diminua rapidement , la toux fut variable , alternativement forte ek faible ; parfois il y

‘eut des nausées ou même des vomissemens :d’un fluide clair mêlé de mucus : l'anorexie de complète, . la voix sans altération.

… Le3o, les douleurs PERLE ane cessé, la malade se plaignait de céphalalgie et de lassitude dans les

“membres : la langue, les lèvres et l’intérieur des joues , étaient couverts d’un grand nombre de plaques blanches et minces, au-dessous desquelles la

. membrane muqueuse était un peu plus rouge que dans l’état naturel : il n’y avait pas de picotement à la langué, et le lendemain les plaques avaient disparu. La déglutition devint très-gènée, les crachats se supprimèrent, le pouls perdit un peu de sa fréquence, nebattait que quatre-vingt-dix fois par minute les deux derniers jours , et la malade mourut le 4 octobre à dix heures du matin, ayant conservé laconnaissance jusqu’à sa CREER Heure qu’elle voyait avancer avec effroi. Ouverture du cadavre, vingt - deux heures après la

mort.

État extérieur. Rien de remarquable. ::

Tête. Quatre petites cuillerées de sérosité dans la partie supérieure de l’arachnoïde ; -infiltration sousarachnoïdienne peu considérable; pie-mère médiocrement injectée ; substance corticale rosée, substance médullaire piquée de sang , mais-à un faible degré. Une cuillerée de sérosité claire dans chacun des ven- ! tricules latéraux : deux autres dans les fosses Re tales inférieures. y Cou. La membrane muqueuse du pharynx était pâle, épaissie, offrait un grand nombre de petites

3582 LE EYMPTÔMES ulcérations d’une: à deux lignes de diamètre. Célle de l’épiglotte était détruite dans là moitié de saface inférieure. Le larynx et la trachée-artère n'offraient rien de remarquable. | UE "1 Poitrine. Le poumon gauche adhérait d’unelma- nière intime à la plèvre costale; son 16be supérieur était enveloppé par une fausse membrane sémi-cartilagineuse , d’une ligne à une ligne et demie d'épaisseur , unie à son bord tranchant avec üne autre beau. coup moins épaisse, qui récouvrait én partie le lobe supérieur du côté droit. Îl offrait, à son sommet, une vaste excavation prolongée jusque près’ de son bord antérieur , à parois très-minces en arriére > limitée inférieurement par une cloison anfractueusé peu épaisse, qui la séparait d’une autre cavité régnant lé long du bord postérieur: du lobe inférieur. Le reste du lobe supérieur était transformé en matière grisâtre , opaque, non grenue, traversée par un grand nombre de cloisons blanches et fermes, qui semblaient, aû premier coup-d'œil, se continuer avéc la calotte semi-cartilagineuse qui a été décrite. Au milieu se trouvaitun assez grand nombré de petites cavités tuberculeuses. L'excavation du lobe inférieur avait une médiocre ecapacité , contenait un liquide épais ; d’un rouge vifs était traversée, comme celle du lobe supérieur, par un grand nombre de brides formées de matière grise déri-transparente. Dans le reste de son éténdue , ée lobe offrait des masses de matière grise demi-transparénte, assez considérables , au miliet désquelles se trouvait un grand nombre de granulationst blänchâtres et jaunâtrés. Le tissu intermédiairé était sain. — On voyait, au sommet du poumon droit, quél-

PHTHUSIÉ LATENTE. hs 385 Mes. pétites excavations ,: et dans toute son étendue beaucoup. de gränulations ou de masses de: matière. grise demi-transparente , paréilles à à celles du poumon gauche: plusieurs d’entre elles avaient ‘un pouce de large sur trois pouces.de long, et étaient piquées “de points blancs, opaques, miliaires : les deux cin- ‘quièmes de:l’organe étaient pérméables à J'air. 2 Bronches un peu rouges , légèrement nee près “des excavations , saines ailleurs.

L’artère NH eat que nous avions injectée, “envoyait un :très-grand nombre de rameaux dans les parties saines, fort peu, et seulement dans quelques-unes, des masses de matière grise demi-transparente. Nous n'en trouvâmes aucun dans la matière grise et opaque du lobe supérieur du poumon gauche, matière qui, suivant toutes les apparences, était le produit de l’inflammation chronique du parenchyme pulmonaire (16). Plusieurs brides des excavations ‘tuberculeuses recevaient des ramifications artérielles d’un millimètre ou un peu moins de diamètre.

Le cœur était petit, ses--paroïs un peu minces, mais d'une bonne consistance : l'aorte saine et étroite,

Abdomen. L'estomac était alongé, presque entiè rément recouvert par le foie ; sa membrane muqueuse d'un rose assez vif, un peu moins consistante que d'ordinaire , dans la portion correspondante à sa face antérieure , parfaitement saine: ailleurs. — Il y avait quelques petites ulcérations dans le dernier sixième dé l'intestin grêle, et entre elles beaucoup de gran lations blanches, opaques , semi-cartilagineuses, qui augmentaient de volume et de nombre en appro-

58/4 C'SYMPTÔMES, 1, : | chant du cœcum dans le reste de’son ételitluet la membrane muqueuse était, sauf quelques taches ro ges, dans l'état naturel. — Le cœcum, le colon as= cendantet lettransverse, offraient huit ulcérations ir= régulières, d'un pouce à un pouecnet demi de ‘surface. La membrane muqueuse était détruite à leur niveau, et le tissu cellulaire sous-muqueux inégal et | Épaissi. Dans les espaces intermédiaires, et dans lé reste de son étendue , la membrane muqueuse était un peu ramollie, doublée d'épaisseur, et dans quelques points violacée. — Les glandes mésentériques étaient petites et saines. — Le foie débordait les côtes. de trois travers de doigt, était un peu fauve, piqué de rouge , et avait dans plusieurs points une couleur beaucoup plus pâle que dans le reste de sa masse: il . n’était pas évidemment gras. La bile de la vésicule était noirâtre, et presque de la consistance de la mé lasse, — La rate un peu volumineuse et ramollie; le reste desviscères dans l'état nd

381. Les réflexions que nous avons faites au sujet des observations précédentes s'appliquent naturellement à celle-ci. Quand la malade fut soumise à notre examen ; la toux n'existait que depuis deux: mois, et déjà, néanmoins, il y avait dans le poumon gauche de grandes excavations ,‘ c’est-à-dire: d'une AE bien antérieure à la toux. Les tubercules: l'avaient donc devancée , et ne peuvent pas être con-! sidérés comme le résultat d’un catarrhe puhñonaire. ! | L'état de la membrane muqueuse de l’estomac an=

PHTHISIÉ LATENTE. 989 nonçÇait une lésion récente ; les ulcérations intestinales dépendant de la né are lui étaient consécutives; c est donc aux poumons, seuls organes anciennement et profondément altérés, qu'il faut attribuer les phénomènes fébriles si intenses éprouvés par la malade pendant, les six premiers mois de sa longue maladie ; car personne , sans doute, ne croira que la fièvre dont il s’agit fût intermittente , une fièvre de cette nature n'Otant ni |’ appétit, ni les shui au point péplier les. malades à à garder le lit,

. Peut-être trouvera-t-on nos conclusions téméraires; mais que, l’on réfléchissé que la malade avait beaucoup d'intelligence et de mémoire, qu’elle a été interroge : avec soin, que les viscères ont été scrupuleusement examinés après la mort, et l’on conviendra que les faits étant bien constatés, nos conclusions ne sont que rigoureuses. Ne tirons aucune conséquence des faits douteux, mais ne craignons pas de conclure des faits certains, surtout quand ils sont simples , et que les complications n’en rendent pas l'interprétation difficile.

. 382. La rougeur unie à un léger ol nt de la membrane muqueuse qui revêt la face antérieure de l'estomac, était. avons-nous dit, une lésion récente ; 3. €et.des. légères + me à l'épigastre ; ; les nausées. qui n'ont eu lieu qu'après l'entrée de la malade à Lhôpital. confirment, cette manière de yoir : en sorte qu'ici, comme dans les deux premières

observations de ce chapitre, l'anorexie plus ou moins complète, éprouvée par la malade long-temps avant da mort, tenait non à une lésion appréciable de la membrane muqueuse de l'estomac, mais à des phé-

nomènes généraux, peut-être à la fièvre dont l'es- tomac subissait l'influence comme les autres organes. Sans nous arrêter à la distribution de LerEre pulmonaire, pour laquelle nous renvoyops à ce qui a été dit dans la première partie de cet ouvrage ( 11 }, nous remarquerons que le poumon gauche était presque entièrement converti en excayations, ou en matière grise louche ou demi - transparente ; qu’à peine les deux cinquièmes du parenchyme de celui du côté droit étaient perméables à l'air, et que c’est presque uniquement à cela qué étaient réduits les poumons sous le FApport de l'exercice de leurs fonctions.

383. L'observation suivante est encore l'exemple d’une phthisie latente, dont la marche a été si obscuré et si lente, qu'elle n’a pas été reconnue pendant la vie. ns Ed. à

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