‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 11 sur 141 · POUMONS. PR · texte numérisé non relu

POUMONS. PR

de l'hypocondre g sauche, et descendait jusqu'à l’ombilic. Sa membrane muqueuse avait une couleur bistre et jaunâtre dans toute son étendue, à part une zône d'un pouce de largeur contre le int une médiocre consistance et moitié moins d’é épaisseur que dans l'état ordinaire. Cette: épaisseur était moindre encore au niveau d’une infinité de taches blanchâtres, arrondies , d'uné à deux lignes de largeur, à-peu-près uniformément distribuées sur toute la surface de l’organe. La membrane muqueuse de l'intestin grêle était dans l’état naturel; celle du cœcum et du ‘colon un peu ramollie. Dans le reste de la longueur du gros intestin elle était molle comme du mucus ;, et rouge dans le rectum seulement. Il n’y avait pas d’ulcération. Les glandes mésentériques et méso-colites saines. La matrice était presque doublée de volume, sa cavité très-élargie ; sa surface intérieure: noirâtre , son tissu plus ou moins rouge, spongieux en quelque sorte , et très-facile à diviser; ses parois sans épaississement, excepté à sa face antérieure , où elles faisaient saillie d’une ligne en dedans. Les ovaires étaient un peu mous et plus gros que dans l’état naturel. Le reste des viscères de l’abdomen en bon état,

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31. L'existence d'un fragment de tissu pulmonaire au milieu d’une excavation , est, sans doute , un fait fort extraordinaire , et que Are on n'avait pas observé jusqu'ici. Toutefois, on ne. saurait avoir de doute sur la nature de celui qui vient d'être décrit ; car, couleur, consistance, tissu, déchirure, tout, dans

le fr igrnent dont il s agit, était semblable aux wbinds objetsconsidérés dans les poumons. L'absence d’odéur putride prouvé que sa dt ie complète n'était pas fort ancienne; et l’on peut présumer qu'il n’atenu pendant un certain temps au reste de l'organe que par les deux saillies des bronches que nous avons indiquées. Ces deuxpointsétaienteffectivement lesseuls de l’excavation où il n’y eût pas de fausse membrane ; ailleurs, elle existait semblable à elle-même dans toute son étendue ; ce qui indiquait que depuis assez de temps sans doute, la séparation, du fragment était opérée , à part les deux points en question. | La cavité dont il s’agit est encore remarquable , en ce que la fausse membrane qui la tapissait était par tout ppiquéée sur le tissu pulmonaire sain, ou légèrement engoué ; ce quieest fort rare.

32. Mais ne pourrait-on pas sé destinés avec quelque fondement , si cette excavation était tuberz | culeuse, si le sujet était phthisique : car il n’y avait ni tubercules, ni granulations grises danslés poumons, point d’alcérations.au larynx, à la trachée-artèré, où dans les intestins; lésions si ordinaires dans la phthisie. À cela nous répondrons que la matière purulente de l’excavation était parfaitement semblable à celle qu’on trouve ordinairement dans les cavités tuberculeuses ; que la fausse membrane qui la recouvrait ne différait pas non plus de celles qui existent | dans les dernières ; enfin, et éé fait est peut-être un. dés plus concluans, une des glandes cervicales était en partie ibeteuleuse, et nous verrons plus tard qué nous n'avons obsérvé la transformation tuberculeuse | des glandes lymphatiques que chez les phthisiques.

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| POUMONS. 355 Pari les circonstances de cette observation ; que nous ne ferons qu'indiquer, nous rappellerons la -pleurésie du côté gauche, dont le début a été marqué par des douleurs assez vives ; l’amincissement partiel'et général de la membrane muqueuse de l’estomac , sans ramollissement bien marqué ; le défaut de consistance, l’altération de couleur de l'utérus, suites de l’inflammation ; enfin, l’œdème des nabtiliee inférieurs, dont la cause doit être rapportée à l’obstruction des veines crurales. | 33. Pour terminer ce que nous avions à dire sur les excavations tuberculeuses , nous observerons que “dans aucun cas nous n'avons rencontré, au milieu du tissu pulmonaire sain, des cavités communiquant avec les bronches , et tapissées, comme les excavations tuberculeuses anciennes , par une fausse membrane légèrement grisâtre , semi-cartilagineuse et incomplètement opaque. Cependant elles ont été observées pat M. Laennec sur le cadavre de personnes qui avaient éprouvé pendant un espace de temps plus ou moins considérable les symptômes de la phthisie; et, à raison de leur structure, il serait difficile de ne pas croire qu'elles aient succédé à des tubercules fondus. L'observation qui précède est , d’ailleurs , bien propre àconfirmer ce fait. Car, dans cetté observation comme dans celles dont il s’agit, l’excavation était unique, le parenchyme pulmonaire sain, et l’on peut croire que &i le sujet eût vécu quelques semaines ou quelques mois de plus, la fausse membrane qui tapissait la catité laurait offert les caractères qui viennent d’être PE | | Dee «Nous n'avons pas non plus tnbuvié ‘au sommet des 3°

poumons, ces masses de tissu cellulaire condensé ; ‘auxquelles aboutissent. des rameaux bronchiques Hi ou moins dilatés , etque M. Laennec considère comme des cicatrices d'éoiratidie tuberculeuses. +. 34. Les enfoncemens observés à la partie supérieure .des poumons , et autour desquels le tissu de ces viscères est comme froncé, ne nous ont paru correspondre à aucune lésion déterminée. Fréquemment nous les avons vüs quand le parenchyme pulmonaire était sain, ou seulement un peu endurci dans une “petite épaisseur, au-dessous de la plèvre immédiate ment : quelquefois aussi, quand il y avait au soimmet

du lobe supérieur des PA EN non ramollis, des

excayations tuberculeuses peu considérables , ou des concrétions osseuses. GAL

35. Dans aucun cas nous n’avons rencontré x ramifications bronchiques à l'intérieur des cavités tuberculeuses , ou dans les masses de substance grise demitransparente ; en sorte que le premier effet du déve-

loppement de cette matière paraît être, comme l'a remarqué M. Laennec, la destruction des bronches

4 . 1 . . 0 . + dans la partie où il'a lieu. On pourrait croire que

cette destruction s'opère par la transformation des

bronches en matière grise ou tuberculeuse ; mais cela nous semble fort douteux, vu que nous n’avons ja-

mais rencontré cette transformation, soit dans le.

voisinage des cavités ou des masses tuberculeuses , soit dans une partie quelconque des poumons, là

même où les bronches offraient déjà quelqu’autre :

altération. IL est donc très-probable que cette des- :

truction a lieu par absorption. juil

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