Trois des malades étaient fort jeunes , ävaient
Éschnit, dix-neuf et vingt ans; un quatrième, celui dont les poumons n’offraient que des granulations grises demi-transparentes, était dans $a quarante-
sixième année : ainsi la forme aiguë n'élait pas propre aux Jeunes sujets exclusivement , et peut-être de nouvelles. observations prouveron gi illes que cette forme peut exister à toutes les époques de la vie.
: 420. Nous finirons cet article par l'observation
AR que nous aurions mise la première, si elle me laissait plusieurs choses à désirer sous le rapport
des détails anatomiques.
4 Lo î Fe é ; < ai ; æ Ven À se ANSE 2 4 6 CINE LE XXXVIT. OBsERvATION.
bure fille de vingt ans , ee ét depuis dix-sept ‘jours, d’une: constitution: assez forte, habituellémient Eten portanté, fut admise à l'hôpital de Ja Charité le
13 let 1822 ; elle avait joui d’une patio santé tout le temps de sa grossesse , et jusqu'au sixième j jour. qui suivit ses couché ; elle fut dans un état très-sa— tisfaisant, Alors, survint tout-à-coup et sans cause connue, une toux forte, accompagnée de: crachats ; d'onbcetainl , de fièvre, d’anorexie et-d'üne: cf intense. Les lochies se supprimèrent, il y eut quelques douleurs de ventre. On ‘appliqua dix sangsues al épigastre dès le début; on'fit une: saignée du bras, mais sans amélioration sensible ; les symptômes firent tous les jours des progrès , et parfoisil y eut des nau= sées. Le 14 juillet le côté gauche de la poitrine devint douloureux , et le 13, Ja malade était dans l'état, suivant: sÈ AA CPC ES OU ra Céphalalgie modérée, bourdomnéati d'oreitiegl par intervalles, figure pâle, faiblesse très:marquée’, au point que ñ malade ne pouvait: ‘satisfaire: le’plus” léger ‘besoin! Sans'aide; air de préoccupation’; 10et néaninoins réponses justes, mémoire sûre ; décubitus élévé, respiration haute ; très-fréqueñitet (répétée) Hraientsé trois fois par. nitrate) “douleur à la ‘par= tie latérale et: inférieure, gauche du ‘thorax san peu. moindre que la veille ® toux smédibureiieié fre quente, poitrine sonore dans toute $on étendue; pouls très-accéléré ( cent quarante pulsations par minute); chaleur peu élevée, sans sueur ; langue humide, un peul pâle , soif vive, anorexie, ventre souple, douleur à la r ré=. gion HAE. huit à dix selles liquides en D quatre heures. (Viol. miellée nit. M vu gom. +5 1 la partie ant. de: la poit. je 5 :por:69 01e :"Dès-lors jusqu’au 1" "août, jour de la mort, voici. ce Qui arriva : l'oppression fat considérable , fi res
; | PHTIHSÉE AIGUE. AA piration. fréquente, en sorte qu’elle se répétait cin- quante fois par minute le 25 juillet, la toux. modérée : : " retiens étaient légèrement brunâtres.et sans-vis— . cositéle 19, visqueux., rouges ou verdâtres, et striés - de jaunele 23;:ils furent plus ou moins exactement . | les mêmes dans la suite. Le bruit respiratoire n'offrit rien de remarquable à droite ; à gauche il était faible i le 17, confus les 18 et 19 antérieurement ; le dernier . jour:il y avait du même côté de la poitrine un. peu 1 de râle sec et sonore ; le 23, on y entendait du gar- - gouillement ; le 30 , la HpUR EDR était trachéale sous la clavicule.. Li: | het: pouls fut momentanément irrégulier. che 16 ; Fe «26 , il offrait un peu de pédituden, et. battait L cent treize. fois par. ainute : 1l conserva le même degré de fréquence par la suite. La chaleur fut toujours plus ou moins élevée, CGonstamment pâle « et humide, . Jalangue.fut jaunâtre au centre dans les. premiers jours qui D lianirés de la malade à J'hôpital, puis . mette,,et d’une couleur pique naturelle ; l’anorexie | fut complète, -la soif assez vive, le flanc gauche plus . oumoins douloureux; les. Le rares, si ce n’ests danses dix derniers jours, qu'il. y eut un-peu de diare . rhée:.L'abdomen. fut. un peu météorisé à la même | <peque. | fre «eLa-malade paraissait éprouver. beaucoup de malise , ne parlait que pour: répondre aux questions À qui lui étaient adressées. Le 23, elle disait ne souffrirnulle part; du 22 au.25, elle € éprouva de l’engour- * dissémaent dans le -bras 2. le 26. elle accusait | une vive: douleur. dans, l'épaule de ce côté par. le moindre mouvement, com muniqué ; elle remuait.dif-
Aka | 3 SYMPTÔMÉS.
ficilement, ét non sans douleur, tout le membre 4bs dominal correspondant. Le 50, cette partie était infiltrée, le mouvement y était plus pénible et plus douloureux que les autres jours, la maladé commen: çait à se croire en danger, se disait poitrinaire ;. le T3 À sa figuré était un peu sus animée: qu'à l'ordinaire | elle mourut le léndemain matin à RU beures à is ! & : ! d'A, tra Ouverture du cadavre, vingt-sepe heures no ei * mort. | RTE VE, QE Etat extérieur. Amaigrissement peu considérable , léger œdème des membres inférieurs sans vergetures. + Tête. Infiltration sous-arachnoiïidiéenne beaucoup plus prononcée à gauche qu’à droite. Le cerveaü , les ventricules latéraux , etc: , dans l’état naturel. + Poitrine. Une demi-pinte de sérosité danslaæ plèvre. du côté droit ; le poumon correspondant un peusengoué ; sans tubercules. Le.gauche était recouvert dans toute son étendue par * ne fausse membrane, au | moyen de laquelle il adhérait à la plèvre costale d’une manière intime àson sommet, et beaucoup moinsforte * au niveau du! diaphragme. Entre ces deux extrémités … les deux feuillets de la fausse membrane étaient sé- u parés, et contenaient, dans leur écartemerit, ‘ue pinte et demie environ d’un pus épais. Le ponton était mou, un peu plus pesant que le droits cont naït urie foule de petits abcès communiquant les uns | avec. les autres , et dont nous ne ‘pûmes constater d’une manière bie évidente la communication avec. les bronches. Ils avaient le volume: d’une aveline: ou à-peu-près , étaient séparés les uns desautre# par unes
PHTRISIE AIGUE. 443
te
» lame plus ou moins épaisse de tissu pulmonaire sain,
et remplis d'un pus légèrement grisâtre au centre, . très-épais à la NES Hier à D'ailleurs , pas la moindre quantité de:matière tuberculeuse et grisâtre ou demi-
. transparente. — Les bronches minces et d’un rose à très-tendre. Le cœur était flasque: : son ventricule
À droïtun peu plus ample que le gauche , et ses paroïs
» épaisses d’une ligne seulement. L'aorte et ses princi- . pales divisions d'une rougeur vive qui se prolongeait
gt
. en diminuant ah dans ses principales divi- 5) sions. Les. veines: crurales étaient remplies de sang caillé: :
Abdomen. Une demispiate de sérosité dans le petit
» bassime— Foie médiocrement volumineux , fauve ,
un peuigras: «— Rate doubiée de volume , d’un rouge obscur, très-ramollie, = La né btine muqueuse
de: l'estomac roge et ramollie dans une pertion du
. grand cul-de-sac, parfaitement saine dans le reste de
- son-étendue. Celle de l'intestin grêle dans l’état naturel; celle du: gros intestin très-rouge et très-ramollie. — La matrice était volumineuse ; son tissu
mollasse ; sa surface intérieure d’un rouge brun , en
» contact'avec un fluide sanguinolent | comine réticulée : » on pouvait en enlever l'épaisseur d’une ligne parle * siplergrattage , dans une partie de son étendue qui
ävaitsans doute servi à l'implantation du placenta, et
qui faisait saillie l’intérieur. Lesparoiïs du vagin étaient
. fort rouges , et offraient du côté gauché une perfo-
ration d’un demi-pouce de diamètre, orifice d'un dut
tek oh adossé à l'os des îles.
An. | 1] y
| FE 421. Au moment où la malade fut admise à l'hôpis tal, sa maigreur n’était pas sensible, ses chairs étaient en.bon.état, tout indiquait une affection récente ; les ! questions les plus réitérées sur sa santé pendant’sa grossesse , n’ayaient rien appris , sinon qu’elle se por-. tait parfaitementbien à cette époque, qu’elle ne toussait pas , que la toux et les autres symptômes n'avaient
débuté que si jours après l'accouchement ;én sorte qu'il faut admettre que le poumon gauche aura subi l’alération indiquée dans l’espace d’un mois. : | .-422. Cette:altération a été incomplètement dé: crite; nous avons omis d'indiquer! la structure des petits abcès qui se partageaient presque: entièré-= nent tout le “Poumon gauche ; et l'on peut se idemander. s'ils, étaient le résultat de la fonte dela matière tuberculeuse , où d’une lésion: différente. SE 1 la dilatation. des bronches (et il nous semble qu'on | ne peut choisir qu'entre cette dilatation et les cavités tuberculeuses) eût donné lieu à l'aspect indiqué, l’af- | fection pulmonaire eût certainement été ancienne, IE Communication des principales divisions des bronches. à avec.les parties plus ou moins dilatées , facile à constater, la matière des excavations peu épaisse. Mais au 4 lieu de cela, .la maladie était récente, nous n'avons pu nous assurer: de la communication des bronches à avec-les,abcès: et la matière dont ils étaient remplis était fort épaisse à leur pourtour, circonstances plus: w ou moins ordinaires dans l'affection tuberculeuse des poumons, Ajoutons que, bien que la communication -
he PHTHISIE AIGUE. 445
ds bronches avec les cavités pulmonaires n'ait pas été constatée après la mort, elle semble avoir été pod, à une certaine époque de la maladie, par le
prsrpouillement, et que. le foie était gras, lésion qui F
. comme nous avons vu (161), existe presque age dr ; ment chez les phthisiques. | Nous pouvons donc regarder cette observation ? comme un exemple de phthisie aiguë , qui aura par- » couru ses périodes en trente jours. Il estremarquable | » que sur cinq cas de cette espèce , deux sont des
| exemples de l'affection bornée : à l’un des côtés de la
no