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“ Ci AE { À ; ‘ . : . } EL ” , D 000 RAXVYI. OBSERVEMON
411. Une blanchisseuse, âgée de: vingt-trois ans, d'une constitution médiocrement forte, née de pa-
rens- sains, non sujette au rhume , vint à l'hôpital de + la Charité le 11 novembre 1821. Ses règles n'avaient
pas reparu depuis onze MOIS ; mais si l'on en excepte
quelques mal-aises qui revenaient de loin en loin , et # une légère diminution des forces, sa santé n’en avait
pas été troublée. Elle accusait quinze jours de maladie. L'affection avait débuté par une | oppression
forte , à laquelle s'étaient: joints, au huitième jour, uné douleur vive au côté gauche de la poitrine ,‘dé:
la toux, des crachats, une chaleur intense, 1a/nuit
surtout, l’anorexie et la soif. La AT fs avait devancés de quelques j Jours. 1: HT NON Le 15 novembre, douleur assez vive au ‘côté gau-
che, augmentant par là toux, l'inspiration, le‘décubitus sur cette partie ; toux fréquente ‘et ‘souvent
sèche , crachats mousseux, blanchâtres ; pouls‘édioz
crement accéléré, chaleur forte la nuits langue hu:
L] : e A : . F e l da :à 56 4 { d 2x £ mide, grisâtre au centre ; soif, ‘anorexie, Mines
liquides sans coliques. ( Viol. édulc. ; viol, "oxyim! PE sa ; douze satigsues "à à la ie NA LES ‘eo
Péu après la chute des sangsues; la malade éprouva | une légère amélioration, la douleur’ diminua ; ; puis disparut éshipiuibimentu! le décubitus devint ane ment facile des deux côtés. Le 14, la chaleur était
moins élevée, les crachats muqueux, jaunâtres , assez
visqueux; la toux fut forte dans la soirée ; elle-con-
tinua de la même manière le lendemain ; la douleur de côté ne revenait. pas, il y avait un peu d’appétit. Le 16, figure moins animée qu’à l’ordinaire, crachats plus liquides ; le 17, respiration peu fréquente ; ; pouls encore un peu accéléré, chaleur douce, , presque
naturelle, süeurs nocturnes ; “pd - selles RSS
(Saignée de dix onces. )
Du 17 au 24, le mouvement fébiite fut trèspeu marqué , le pouls presque calme, Ja toux moin& | fréquente, les crachats rares, peu épais les sueurs
quotidiennes , la diarrhée moindre qu’à l’ordinairé :
J'appétit se prononca , les alimens furent portés ! suce
PHTHISIE AIGUE. 433 cessivement au quart de portion ; la malade ne se plaignait que de ne pas recouvrer ses forces. |
Dans la nuit du :26 au 27 elle vomit sa tisane : ds la matinée sa bouche était amère, l'appétit déprimé, l’épigastre indolent, le pouls accéléré, la chaeur médiocre : on supprima une partie des alimens.
Les mêmes symptômes persistèrent les j cuits suians ,. et dans la nuit du 1*.'au 2 décembre, à la suite d'une sueur copieuse, il y eut un frisson “or beaucoup de toux et de dyspnée, puis une douleur profonde à la région du :sternum. Dans la matinée du 2, les crachats étaient blancs et aérés , la figure enatre, l’affaissemnt considérable. ( Vésicat: au per }: pda
; Les äccidens frent de continuels' peogres jusqu'au EE æembre, Jour de la mort. Le 7, on entendait sous la clavicule gauche un râle muqueux, mêlé d’une espèce de gargouillement. Le 11,lesmèmes bruits exis-
ient encore, et la poitrine ne rendait aucun son dans Le correspondant. L’aphonie survint tout-à à-coup, et persista. dans la suite , sans qu'il y«eût de sensaüon pénible au larynx. Fi douleüÿ sternale se fit : quelquefois sentir pendant la toux. Le 4, les crachats étaient grisâtres , arrondis et IR PAUSE : ils consér= fèrent les mêmes caractères Jusqu' à la mort...
» La diarrhée fut plus ou moins: forte .les dix derniers jours. : an ty ce dés dd
L La malade ne Eve rien , ne sévplaignait de. rien, semblait absorbée. par le sentiment de l'oppression ;, elle Fa habituellement couchée à et Be AY ET Ms cit Dose soin CA rit al + + ù % - : ist Lo de NT ee D T0 en Bit
kr SYMPTÔMES, Ouverture du cadavre , quarante heures aprés le mort. à
État extérieur. Commencement à deuxième dés gré de marasme. AO CNE SERIES Le cerveau ne fut pas éxaminé. | D.
Cou. Larynx dans l’état naturel : membrane mu-
queusèe de la trachée - artère el des bronches d’un
rouge plus où moins vif. ù do #4,
Poitrine. Le poumon droit était partit éont libre, sans tubercules, éngoué à sa base. Le gauche avait quelques adhérences celluleuses à son sommet, était libre ailleurs etsansla ri légère trace dé fausse Mmembrane. Son lobe supérieur était presque “entièrement converti en matière tuberculeuse , et offrait tfois excavations très - incomplètement vidées. La matière tuberculeuse était presque uniformément ramollie partout, et se présentait sous forme de masses plus ou moins considérables, entre. plusieurs desquelles se trouvait une certaine quantité de matière a demi - transparente. Le lobe inférieur n ‘offraït qu'un petit nombre de tubercules, était engoué à fa base, — Le cœur avait un volume convenable , et des parois un peu plus épaisses que dans Té tat ordi n'aire ÿ ; Faorte parfaitement saine. . |
Abdomen. La largeur de l'estomac était pes 5 ja‘mème que celle da colon : sa membrane muqueuse pâle. Il y'avait douze ulcérations, d'uné à deux lignet de diamètré, dans l'intestin grêle. + 2 Le foie ‘était volumineux et gras, d’une couleur fauve; les reins d’un rouge livide; l'utérus sain; les ovaires avaient le
PATHISIE AÎGUE. 455
volume qui leur est ordinaire, et’ contenaient une à pe de matière nr AR | ‘ | a LOT | és 2. és maintenänt un ‘COUp- -d'œil ‘sur ie Circonstances principales de cette observation. Au-dé: but dé lamaladie,'les règles Étaient suspendues depuis dix mois ; il y ‘avait eu de légers mal-aisés pendant le: même temps, mais d'aillbu ee! aucüne ap parence de fièvre, point d’amaigrissement ;; point d’oppressionmi de toux:; en un mot, aucuh symptôme qu'on pût rapporter à unè maladie quelconque des poumons. Le .développerhent des tubercules ne saurait done remonter à une époqué antérieure au début de la dyspnée\ en sorte que la malade aura saccombé au quarante-huitième jour de la phthisie, et très: probablemént à cette seule affection : car, malgté Ja description incomplète de la membrane nuqueuse de l'estomac ; où peut croire, à raison de sa pâleur , din défaut de nausées, de ‘vomissemmens et de douleurs à l'épigastre, qu'elle était parfaitement saine. Toutefois, la promptitude de la mort a quelque chose dé remarquable, en ce que le poumon drbit était sans tubercules, et que du côté gaiphé ils étaiént Pare entièrement bornés au lobe supérieur.
* 13. Mais ce qui donne à ‘cette observation béaucoup d'intérêt, et pour ainsi ! dire ne physionomie particulière, c’est là marche rémittente de la maladie. En «effet, après qüelqués jours d'oppression la ma-: kde estprise de fièvre, de toux; de crachats, d’une: douleur vite dans le côté gauche dé la poitriné 3 ces symptônres persistent avec plus ou ‘moins d'inst 28°
ñ Ta SYMPTÔMES.
tensité pendant huit à dix ; jours, et cèdent en partie à l'application de quelques sangsues à la vulve;d moins la douleur cesse , les autres accidens diinucai et après une £aignée dé dix onces la fièvre disparaît presque Rénii toner la toux est moins forte, les crachäts sont moins nombreux, les fonctions : digestives se rétablissent. Cette 26h or dure’ ont jours, et dans la nuit du 1*%.au 2 décembre, la. malade est prise d’un violent frisson , éco psnll de beaucoup d'oppression ‘et d’ anxiété ; la toux est fré; quente, et la mort arrive au treizième jour de l'exaspération subite et inattendue de tous ces symptômes. Ne dirait-on pas que la maladie est restée quelques temps stationnaire ? Mais il est à présumer qu'elle : a toujours fait quelques PORTES et que la violence des accidens de la seconde époque est, en. grande partie, le résultat du ramollissément TT d'un certain AE de tubercules ; et de leur évacuation dans les bronches. Ce qu'il y a de certain du mOÏns ; c’est que les crachats ont tout-à-fait changé d’aspect, du moment où les eee sont gr x qu formi-.
dables. FX TT int EPSON fr4 La douleur du côté gauche , éprouvée par la inalade au début de l'affection: rap bIOUS cette observation de la précédente, et montre que quand, la matière tuberculeuse se développe rapidement, elle peut occasioner des souffrances plus ou moins vives. Dans l’un et l’autre cas, en effet, il n y avait point de traces de pleurésie récente. Toutefois, il serait pos= sible que la matière tuberculeuse venant à se développer sous la plèvre immédiatement , a douleur füt encoreidue à l'affection de cette membrane.
141 Das les quatre observations qui viennent d'être rapportées, le début de la maladie a été plus! ou moins violent , et la mort est arrivée de trente à Pisinrtiore jours après, à travers des symptômes
éraux et locaux plus où moins inténses ; il n "y a pas eu d’hémopiysie, la toux et les érachats ont été quelquefois devancés par la dyspnée, et cette dernière circonstance rapproche ces cas de ceux où la phthisie’, suivant une marche beaucoup moins rapide; existe pendant un espace de temps plus ou moins ‘considérable d’une manière latente , ne produit d’abord que des phénomènes généraux.
+46. On conçoit d’ailleurs que le nombre de nos bbservations est trop limité pour qu'il nous soit pos- | sible de donner une description générale de la phthisie sous sa forme aiguë , et d’en exposer les fignes diagnostiques dans la première période. Néanmoins, il nous semble qu’on devrait redouter cette affectiqn!! “dans les cas où les malades auraient été pris Subité ment et sans cause connue de dyspnée , de toux avec crachats et fièvre , quelquefois de douleur de pi brie . (la patois étant fort accélérée) ; ‘si api ‘un certain temps ces à ac go prenaient es... te l'accroissement, bien qu’on leur opposât les moyens curatifs convenables, et qu'il n’y eût pas de signes de péripneumonie , de pleurésie avec épanchement, ou de catarrhe suffocant. La percussion et l’auscultation convenablement pratiquées, pourraient, comme dans
le cas où la maladie a une forme chronique, éclairer
s ra 3 LC} SYMPTÔOMES.
le diagnostic , en sorte que si la poitrine rendait. un. son obscur sous la clavicule exclusivement ,.et a le bruit respiratoire fût faible ou altéré d’une manière quelconque, dans. les circonstances indiquées ; on pourraib regarder comme. certaine. l'existence: des tubercules à l’état de crudité. —. Jaélainiéniorstté beat ne malgré la réunion de ces. symptômes el et ls résultats positifs de la percussion. et de. l’auscultas tion , il pourrait encore. y avoir des doutes sur la ne ture ee la maladiedans la première période, si, comm. dans la trente-cinquième observation:; la matière tu berculeuse venait à se développer dans: toute: l'étendue de l’un des poumons presque encmême temps: Alors, en effet, l’espace, dans lequel-la, poitrine ne “éndEnit aucun sOn : à. sa partie. postérieure: et. infée rieure:étant considérable, on pourrait. croire à. L'existence d'une péripneumonie, bien. qu ‘antérieurement I ’obscurité. du son fût bornée à une étendue: peu con sidérable au-dessous, dé la clavicule. -.;. »: sac : 0 Tous les doutes seraient levés au: commencemenb de la seconde période. par le changement:d’aspect des crachats, l'état de la respiration} devenue forte .eb Rob là où elle était obscure ‘auparavant, ete a résonnance de la voix danslé même poiñt. | 4 7: Dans les 55°, 55° et 36° observations , iky des; cayités D ei au sommet des: pous mons ; mais elles y étaient peu considérables, incom plètement vidées , sans fausses, membranes; ce! qui montre, comme nous l'avons déjà dit, que:ces mem= branes: n'existent que dans, les cas-où::la : phthisie : CO une marche beaucoup moins aigué. 191 Ac el fa8. Malgré son développement rapide ,: d'afle cts
avait
PHTHISLE AISUE. 459
- n'en-æpas ihoins donné liéu aux désordres secondaires que nous avons signalés dans les cas où sa marche était,plus ou moins Los Ainsi, nous avons obsérvé desulcérations delamembrane muqueuse de l'épiglotte -etde! la trachée-artère (Obs. 3/4, 35), de celle de l’œso- .
$ phage (Obs. 34) et de l’intestin grêle. La membrane
muqueuse dé l’estomiac était raxllié et amincie dans un cas ( Obs. 35); le foie avait subi la transformation graisséuse dans unVautre (Obs. 36) ; les glandes lyinphatiques du cou et du mésentère offraient un peu de matière tubéreuleuse chez un des sujets (Obs. 55).