‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 118 sur 141 · CA * S · texte numérisé non relu

CA * S

Débat du aEonS vingi-frots tr “RUE le mort.

État extérieur Formes bien conservées , | muscles!

épais , fermes et d’une belle couleur ; age degré

de marasme.

Tête. Une petite cuillerée de sérosité a chacun.

des ventricules latéraux ; uneé cuillerée du même liquide à la base du crâne: le reste sain.

Cou” L'épiglotte et le larynx dans l’état naturel. LA inembrane muqueuse de la trachée-artèré était rouge,"

d’une consistance et d’ une épaisseur « ‘convenables, Of

frait immédiatement au-dessus de sa bifurcation, sur’ sa partie: membraneuse, deux PAT ulcérations iré-

gulières, d’an tiers à un cinquième de pouce en sur-. face ; le tissu sous-muqueux était épaissi à leur niveau.

Poitrine. Un gaz, sans odeur, sortit en sifflant du côté gauche de la poitrine , par une petite incision. que nous j pratiquâmes. Le poumon correspondant, était séparé des parôis thorachiques par un +espace de deux à trois pouces, qui allait en augmentant du éommet à la base ; il était maintenu dans cette position par quatre brides blanchâtres , minces et fermes, qui unissaient les plèvres pulmonaire et cOs=

PERFORATION DU POUMON. de.

tale. Sabäseetla partie correspondante du diaphragme étaient tapissées par une fausse membrane peu consistante, réticulée en quelque sorte , épaisse ; et baignée par un liquide rougilrs., assez HA évalué à à douze onces. Son lobe supérieur était comme enveloppé par une autre fausse membrane, d’une demi-ligne d’é épaisseur,. semi-cartilagineuse ; $ et à ,$on extrémité inférieure, on trouvait une tache } jaune, arrondie, d’une. ligne de diamètre , Correspondant à un Mievcile ra— DO, incomplètement vidé , ouvert dans la cayité de la plèvre. L’ ouverture he en partie bouchée par une petite quantité de matière tuberculeuse , et. l'excavation. tapissée Par une fausse membrane molle, blanchâtre , peu épaisse : lle ne communiquait pas. avec les bronches. On trouvait, encore à la partie moyenne du même lobe trois. excavations pareilles à celles que. nous, venons de décrire, a au milieu d’ un tissu sain , et à son sommet, deux autres cavités un peu plus petites, du volume d’une aveline, entourées d’un tissu gpsûtre fort dur, où aboutissaient les bronches, rouges et épaissies. Le lobe inférieur était ua peu engoué,contenait quelques granulations « demitransparentes. — Le poumon droit adhéraitpar un tissu cellulaire serré à la plèvre. costale, dans toute.son étendue , était dur à son sommet dans la hauteur de tr is pouces, et offrait, dans cette partie, quatre excavations l du volume d une cerise, remplies d'un pus verdâtre , entourées d'un tissu grisâtre et ferme : celui-ci était entrecoupé par beaucoup de oons blanches, semi- “cartilagineuses ou celluleuses, dirigées dans tous les sens, et donnait , au moyen dibne forte pression, une très-petite quantité de liquide grisâtre. Plusieurs ra-

476 | PASS ARRETE RM CE ES Ç meaux bronchiques, dot les paris étais épaisses! et la menbrané muqueuse d’un rouge vif, s ouvraient | dans ces cavités. Lelobe inférieurétait un peu engoué, . contenait deux ou trois tubercules et quelques noyaux “ de M 3 pulmonaire “hépatisé , de la grosseur d’une”

noix, — Les glandes bronchiques volumineuses et | grises , sans uñé parcelle’ de matière tuberculeuse. — - Le cœur et l'aorte Sains. EE

A AT à Estomäc doublé de volumé , destendu 2 un peu au-dessous dé l’ombilic , contenant une assez grahde quantité de muüucus visqueux ; sa membrane | muqueuse ün peu violacée sur la face postérieure, et MOINS ferme que dé coutume au niveau de l’antériéuré où elle avait sa blancheur ordinaire, — Les. plaques elliptiques de l'intestin grèlé étaient plus où moins ulcérées dans son dernier sixième , :offrdient : plusieurs granulations tuberculeuses , Iaènt hi fonte paraissait avoir dopné lieu aux’ ulcérations ; ailleurs, ha etibiike muqueuse 6 était parfaitement saine. = il Ha, jé dans 1e es ascendant" six Alcérations |

était ra” w Entré ces NAPPES ES s’en OUVTEE | R d’ autres ‘fort petites. Dans toûte la longueur : du gros | intéstin, Ja Hémbrane muqueuse était uñ PE épaissie et” ‘ramollie. Les glandes mésentériques étaient. rougeâtres ét voluimineuses, sans tubetcules.—La raté pâle et presque doublée de volümé les autrès rviséères, k sains Le HTDEC Lt |

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D) Rs ! Ÿ | | W'irià Hi VE pores j 7 : RAA SAS AIR LAS LR S ts: s4 “ ! ft de + L +” F | SEMELLE | À ! 14) Di, XLIIL. OBsERvATION.

: Log: Un ébéniste ; âgé de quarante-deux ans, d’une: | petitéltaille ; d’une constitution peu forte ; mais habi= tuellement bien portant et je “repas enrhumé disait n'avoir éprouvé aucune affection de poitrine avant celle qui l’amenait à l'hôpital. Il était malade: depuis cinq”mois et avait cessé de travailler depuis: 'déux, sans néanmoins garder le lit. Sa maladie avait débuté sans cause connue, par une toux médiocrement forte, accompagnée de crachats clairs : il s'y était joint, au commencement du quatrième mois , de l'oppression et des douleurs assez vives ‘au côté droit, pour nécessiter l'application d’un certain nombre dé sangsues et d’un vésicatoire sur le point douloureux : les crachats étaient devenus très-épais dans les trois dernières semaines , et depuis dix jours la toux avait beaucoup augmenté, la soif était devenue vive , lachaleur brûlante pendant la nuit; il s’était établi des sueurs très-copieuses. L'appétit avait diminué dès le début , l’anorexie était complète depuis vingt jours, l'amaigrissement marqué depuis deux mois: d’ailleurs, jamais de frissons , d’hémoptysie ou de diarrhée. Le 4 janvier 1825 , le lendemain de l’admission du malade à l'hôpital ; figure pâle , maigreur considérable , diminution des forcés ;: toux peu fréquente, ôppression médiocre, décubitus varié; crachats verdâtres, opaques, et sans siries. Poitrine

72 ( LH ON MPTOÔMES, |

moins sonore à droite qu’à gauche, surtout dans s sä moitié inférieure , en arrière et ‘latéralement où il y

avait absence presque complète de son: bruit respira-

toire faible , mêlé de râle muqueux dans presque tout

ce côté ; respiration trachéale, pectoriloquie autour

du sommet du poumon droit, moins évidentes à gau-

che , entre l'épaule.et la colonne vertébrale. Aphonie 4

presque complète depuis deux mois, sans douléur ni. sécheresse, ni ardeur au larynx ou à la trachée-ar- |

tère. Moule petit, faible , accéléré. Langue humide ;.

blanchâtre au centre sich pâteuse ét amère, ano+ rexie sans sOif, épigastre sensible à la pression ; par-. fois des nausées au milieu de la toux; trois selles

d’une bonne consistance la veille , et sans roi ques

Calme, nulle espèce de douleur.

. Iln'y eut pas de changement sensible dansles Sym

done les jours Suivans ; le larynx et la trachée-artère furent toujours indolens et insensibles à la pres-. :

sion extérieure. Be 10, le malade se plaignait de souffrir un peu du côté décf de la poitrine; dans la nuit du 13 au 14. il füt pris, subitement, d’une douleur

très-vive au côté gauche , accompagnée de beaucoup |

de mal-aiseset d'oppression. Le lendemain matin,

figure pâle, traits affaissés, douleur un peu moins

vive, Oppression considérable, décubitus peu élevé,

percussion très-sonore du côté gauche, dans toute son étendue.Nous remîmes l’auscultation après la visite,

mais des -sangsues ayant été immédiatement appliquées sur le point douloureux , nous ne pûmes achever notre examêén:Le malade mourutle même jour, 31 quatre heures du soir, ayant conservé jusqu’ à la fin. +b

le libre exercice de ses facultés intellectuelles,

PERFORATION DU POUMON. 473 “Ouverture du cadavre ; quarante heures apres la: bi mort.

État extérieur. Commencement du dernier degré

de marasme. Rien autre chose de remarquable.

L. Tête. Une petite cuillerée de sérosité dans les ventri- cules latéraux du cerveau ; le reste parfaitement sain.

Cou. Épig lotte dans l’état naturel. Plusieurs ulcérations superficielles sur les cordes vocales du larynx, ‘etun peu au-dessous, dans la hauteur de trois lignes. | Trachée-artère d’un rouge vif dans toute son étendue ;

| samémbrane muqueuse, détruite dans toute la hauteur de sa portion charnue, offrait ailleurs beaucoup d’ulcérations arrondies et superficielles, d’une à deux

lignes de diamètre ; il y«en avait aussi dans les bronches, dont elles occupaient la portion molle. Le tissu sous-muqueux correspondant à la grande ulcération de la trachée-artère était généralement épaissi : dans . quelques points il était détruit, ce qui donnait à cette partie un aspect très-inégal. yGlandes bronchiques

: volumineuses et grisâtres ; quelques-unes d’entre elles parsemées de points tuberculeux : celles du cou parfaitement saines.

‘Poitrine. Le côté gauche étaittr ès-sonore à sa partie antérieure, en partie vide, et en partie OCCUPÉ par le poumon qui adhérait, à son somme}, dans la hauteur de trois pouces, et par une pinte de sérosité roussâtre, qui contenait beaucoup de flocons albumineux jaunâtres. Une fausse membrane très-molle recouvrait le lobe inférieur , au-sommet duquel il y avait an trou de deux lignes de largeur, orifice d'une excava-

454 À PSM TOMES.!

tion du volume d'une noix, tapissée par un détritus tuberculeux, sans fausse membrane, communiquant avec les bio hell Ce lobe contenait beaucoup de granulations grises demi-transparentes : le sommet du supérieur était dur, offrait/une: ‘grande quantité de matière grise et noirâtre, ‘au milieu dela. quelle on voyait un tubercule de la grosseur d’une noisette ; dans le resté de son étendue ; il n'y avait

que Tort peu de matière grisâtre, elle était irrégulière

mént tuberéuleuse. Le poumon droit adhérait à la plèvre costale au moyen d’une fausse membrane, |

ferme; ‘épaisse de deux Jignes à à sa base : son: + supérieur était presque cntitremenit transformé en une matière grise , brillante, un peu élastique , au milieu

de laquelle setrouvaient hetifeoup de granulations d'un gris laiteux; iloffrait, à son sommet, deux excavations !

äa volume d’une noix , replies d’un fluide troublecet

rougeâtre , garnies ‘d’un détritus tuberculeux, : sans }

fausse bic : le’ lobe inférieur contenait: uné

éxcavation sémblable , un certain nombre de granu— lations grises , était engoué dans quelques points. = Cœur parfaitement sain ; aorte irrégulièrement sé: à |

dans toute son bas il 14 4 | Abdomen. Membrane muqueuse de l'estomaii)

nüancée de rose dans le grand cul-de-sac cbéel était extrêmement ramoilie par intervalles parfai=

tement saine près du pylore, un peu méint: . COnSis:

tante ailleurs què dans l’état naturel: , incomplètement |

ulcérée dans plusiéurs points de sa moitié inférieure...

— Âu tiers moyen de l'intestin grêle se trouvaient

plusieurs ulcérations transversales, dont trois foi: maient l'anneau complet ; au-delà les plaques"ellip-

tiques étaient plus où moins complètement ulcérées, lamembrane muqueuse détruite à leur niveau, et le tissu cellulaire Sous-müuqueux, inégal, épaissi, offrait beaucoup de petites excavations dans les mêmes points : ailleurs, lamembrane muqueuse était parfaitement saine. 1] y avait une large ulcération dans lé g' colon ascendant, et d’autres fort petites, en ‘trèsigrand . nombrejidans dé rectum, le cæcum et son appéndiée: La membrane muqueuse était un pe ramollie dans | la seconde oitié du gros intestin. — Les autres vis= | pores de l'abdomen dans Fe Hatireël MONDE 1459! " ML

431. Si niaintenant noôûs jetons uà coup- -d'œil sur les observations qui ‘précèdent , nous voyons qu'à üne époque plus ou moins avancée de la phthisie, lés - malades ont Sénti fout-à-coup , dans un des côtés dé là poitrine, une violente douleur jointe à une dyspnée ordinairement extrèmé, à ‘une anxiété inéxprimable ; ; puis tous les ‘Symptômes généraux de la pleurésie aiguë ; s que cés accidens ont persisté au même degré , où avec quelques rémissions , jusqu’à là mort

ést survente de vingt - quatre heures à ‘trente ER ours après leur première apparition (Obs. 38, PO ét qu'à l’ouvérture des corps on a trouvé une quantité plüs ou moins considérable d’air, de pus ou de Sé- rosité sanguinolenté, dans le’côté a la poitrine où la douleur s'était manifestée; puis une perforation du parenchyme du poumon correspondant , par suite de l'ouverture d’une excavation tuberculeuse dans Ta cavité des plèvres. je rot

us. Le rappôrt des symptômes à l’état: des poux mons après la mort ; est si frappant, qu'il suflit de l’exposition des faits pour montrer leur dépendance mutuelle, La douleur répond à Vrruption: de la matière tuberculeuse dans les plèvres. et est. causée par elle , tandis que l’étouffement et l'anxiété sont. l'effet dé l’épanchement non: moins rapide | d'une, certaine quantité d'air, puis, et plus ou moins promptement , d'un liquide de:nature variée : “en: sorte que toutes les fois que chez un phthisique MS il se manifestera, subitement, dans un des côtés de la … poitrine, une violente douleur accompagnée de beaucoup d'étouffement et d’anxiété, avec tous les symptômces de la pleurésie aiguë, on deyra penser qu'il y a perforation du parenchyme pulmonaire, suivant le mécanisme indiqué. Du moins, est-ce à l’aide de ces . symptômes que nous avons reconnu, au 1 abord, avec M. Chomel, l'accident dont il s agit , chez malades dont nous venons de donnerl Ph

45 Ces symptômes sont d’ailleurs si rationnels, 1 qu'on les croirait déterminés & priori,; fi et à raison de la similitude qui existe entre les: circonstances qui accompagnent la perforation de l'intestin grêle et celle des poumons, On aurait encore pu, ce nous semble , les soupçonner par voie d’analogie. Dans l’un et l’autre cas, en effet, il ya, au moment de la perforation, épanchement d’un fluide irritant sur une membrane séreuse ; et comme une douleur subite, et tous les symptômes d’une phlegmasie aiguë. intense LS manifestent dans un cas, on pouvait croire. qu ils se manifesteraient;aussi se l'autre. Mais si celte douleur subite dans un point de l'abdomen 1: AGÉ OR

À | PERFORÂTION DU POUMON. * "4 pagnée des syuiptômes d'une: péritonite intense, suffit au. diagnostic de la perforation de l'intestin , il était naturel de penser qu'il en serait de même oies ment à celle des poumons, et qu’une douleur égale-

ment subite et intense dans un des côtés de la poi-

pire , jointe à un étouflement extrême et aux autres | syinptômes de la pleurésie, sufhirait pour RUE | surtout chez les phthisiques.

4353. L’étouffement et l'anxiété survenus d’une manière subite, pourraient encore, indépendamment de la douleur, faire soMpEpnner l'accident qui nous

| occupe. L observation suivante en est ta preuve. æ à ” «its SEE Le AAA æ e

FE

XLIV° OBsERvATION.

Une femme, âgée de vingt-quatre ans, d’une cons- ” titution peu forte, fut admise à l'hôpital de la Charité le 28 septembre 1824. Elle avait la respiration courte depuis l'enfance, était rarement enrhumée, et ‘poùr quelques jours seulement , n’avait point eu de péripneumonie, était malade depuis trois mois et demi. Au début, sans cause appréciable , toux, cra- chats blancs, clairs, puis successivement plus épais et veMétrés: risous irréguliers, fréquens, plus rares dans la suite ; augmentation de la dyspnée habituelle, sueurs fcturnes, et au troisième mois, chaleur dans la soirée. L’ appétit avait peu diminué, assez souvent des secousses de toux avaient déterminé des Yomissemens : l’amaigrissement s'était prononcé dès les premiers jours , il n’y avait pas eu de diarrhée.

Le 29 septembre, figure un peu pâle, diniution assez considérable ‘des forces, premier degré de ma rasme, sommeil fréquemment interrompu; douleur à 1 épaule gauche existant depuis le début , plus forte la nuit que lejour, c’est-à-dire, quandles quintes de toux. étaient les plus considérables. Crachats verdâtres , : opaques, sans stries, entourés d’ un mucusléger très- pu L meux ; poitrine peu sonore, retentissement dela VOIX, respiration trachéale sous la clavicule gauche. Paul médiocrement accéléré. Enduit blanchâtre , peu épais sur. la langue, bouche aïnère , appétit peu déprimé, digestion facile, ventre sous etindolent, quelques coliques dote six semaines”, selles rares. (Lich. ; pot. gom. ; deux tasses de lait; quart "de port. }

Depuis cette époque jusqu'à la mort, qui arriva le 1°. Janvier, la toux fut constamment très-incom-. mode, la nuit surtout, et la malade obligée quelquefoisdese mettre àsonséant pour diminuer/l’oppression. - Les douleurs d'épaule n’augmentèrent pas ; il y en eut” d'assez vives au côté gauche du 25 au 28 novembre, mais sans augmentation de la dyspnée. À cetteé époque, la percussion était redevenue sonore sous la clavicule gauche; on ÿ entendait, comme en arrière, dans. le point correspondant , la DES imparfaite : : aûdessous , la respiration était dure et accompagnée d’an , râle crépitant ; large et sec, Le 24 décembreMla pectoriloquie était parfaite, le râle: crépitant remplacé : par du gargouillement , l'oppression commélà l'ordi- | ñaire , le décubitus horizontal. Le 26, la dyspnée dérss subitement très- considérable, ;sans avoir été précédée ou accompagnée de douleur de poitrine, Le 27, au matin, elle était très-forte, le décubitus élevé, la

LS

| chaleur vive , le pouls très-fréquent , la figure rouge

et animée, la patole brève; il y avait beaucoup

d’anxiété ; le côté gauche della poitrine rendait un son infiniment. plus clair que Je côté droit, la respiration » y était extrêmement confuse et AA D et à la fin de chaque mouvement respiratoire, on. Rap un bruit pareil à celui qui a lieu quand on souffle rapide-

ment dans une bouteille vide. Une saignée de cinq

: onces ne produisit qu'un soulagement momentané.

Le lendemain, l'oppression et l’anxiété avaient encore

augmenté ; la malade ne parlait que de son étouffement, disait qu’elle mourrait de suflocation ; les résultats de l’auscultation et de la percussion étaient les mêmes que la veille. Ils ne changèrent pas les jours suivans , et la malade mourut dans la nuit du 31 décembre au 1°”. janvier, après avoir éprouvé tous les degrés de la suffocation , sans aucune douleur au côté gauche de la poitrine.

Les crachats devinrent assez rapidement pelotonnés, furent sans odeur , bien qu'à dater du 26 décembre l’haleine de la malade en eût une très-fétide, semblable à celle des matières animales en macération depuis quelque temps.

La chaleur fut considérable à compter “e l'é époque de la perforation , les frissons rares, les sueurs nocturnes plus ou moins fortes. |

L'appétit se déprima successivement , et, Là Le premiers jours de décembre, l’anorexie fut complète. Les vomissemens, qui consistaient en une certaine quantité d’alimens mêlés de mucus,. cessèrent au milieu du mois de novembre , à la Mara de l adminis-

Afation de l’eau de Seltr. Il y eut un peu de sensibilité

à l'épigastre pendant. plusieurs ; Jours ; la soif ne ‘fat

pas considérable. — La diarrhée débuta en octobres:

faible et intermittente pendant les premiers vingt jours , ellé fut ensuite continue et forte. Les matières fécales étaient jäunes ét pultacées, dépourvues de: sang et de mucus,

La malade conserva jusque défis les dckpiers temps une certaine vivacité d'esprit, craignaït la mort et.

en parlait à à chaque instant, :

Elle füt presque toujours à l'üsaÿe du julep le soir. 10

et d’une PRÉOE gomimeuse avec un grain d’ Opiürn ;

dans la journée , prit pour boisson de l’eau de riz, ét la décoction blanche sans canelle ; : ses aliméns frite diminués dans la PAIE de la as de FERRER et de la diarrhée, :

Ouverture du cadavre , trente-deux heures dprès la |

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