‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 121 sur 141 · La douleur offrait quelques variétés qu lim · texte numérisé non relu

La douleur offrait quelques variétés qu lim

porte de rappeler. Vive chez les malades qui font Er des 38°, 39°, bite {2° observations , elle était

ff. 7 MNT SYMPTÔME. :\ | ASS beaucoup moindre chez d’ autres, sans perdre toute. fois de son importance relativement. au diagnostic " soit à raison de sa subite apparition; soit à cause, de l’étouffement dont elle a été. accompagnée et suivie ñ soit, et surtout 1 À cause de la modification. qui sy est jointe. No iOu vu en effet , chez la femme qui. fait l'objet En + 4° observation. , qu'au moment de l'apparition de la douleur et même un peu ayant, la malade croyait avoir senti un gaz quiaurait circulé dans le côté gauche de Ja poitrine , sensation qui se prolongea pendant un certain temps, et qui avait sans doute pour cause le passage de l’air du poumon dans Jaiçavité correspondante: D'ailleurs, loin de nous étonner des faibles différences qu'a présentées la dotleur , nous devons être surpris qua elles aient pas été plus considérables ; ainsi, elle n’a pas été moins forte. chez les malades qui sont l’objet des 39° et42° observations. que chez les autres, bien que la cause matérielle n’ait été, dans ces deux cas, qu'un fort petit abcès tuber= culeux, sans communication avec les bronches, vidé dans la cavité des plèvres; tandis que chez les autres, l’excayvation tuberculeuse était considérable et çommuniquait avec les bronches. Enfin , elle. a manqué dans un cas où la perforation était large (Obs. 44), la cavité tuberculeuse étendue, et la quantité de matière | irritante, versée dans la plèvre, sans doute très-grande. | 440. L ’étouflement et l'anxiété étaient très-considérables, sice n’est dans la 41° observation:, et néanmoins la malade qui en est l'objet ne pouvait essayer le plus petit mouvement sans être menacée de lipo= thymie, Cette malade présentait! encore de Fasérét |

sous le rapport de son décubitus à droite, la tête “basse, tandis que la plupart des autres malades XEStaient à leur séant.

.44x. I est encore digne. d 7 que, die la gène extrême et subite apportée dans la circulation , Ja figure conservait, dans beaucoup. de cas, sa pâleur are ; fait qui, cependant, n'offre rien d extraordinaire, puisque tous les jours on voit des malades rester très-pâles au milieu d’une dyspnée très-forte, dans, la dilatation du cœur la plus prononcée ; par exemple, et même dans quelques cas où 1 y a çommunication des cavités droites ayec les cavités gauches. 442, L intervalle qui s’estécoulé entre le moment où ke perforation a eu lieu et l’e époque de la mort, doit encore.être remarqué. En effet, la terminaison fatale a eulieu en seize,wingt-quatre, trente- six, soixante-douze “heures, six, vingt et trentessix Jours après le début des premiers symptômes de la perforation : : et certes, il n'est pas facile de se rendre compte des circonstances qui ent amené de si notablesdifférences, Vainement en chercheraiït-on la cause dans le plus ou moins de force des malades, au moment où l'accident a eu lieu ; car la femme qui fait l’objet de la 59° observation. et qui a succombé après soixante-douze heures, était, suivant toutes les apparences , aussi forte que. le, sujet de Ja 58, qui n’a succombé qu’au trente-sixième Jour. On ne saurait. non pl us s’en prendre à la différence de traitement, le dernier des malades dontil vient d’être question , étant resté, les trois premiers. Jours qui ont suivi la. perforation , chez lui, sans secours, dans les plus vives douleurs, Resterait pour expliquer le fait qui nous occupe, , la différence observée dans la gr an-

185 … SYMPTOMES, | URSS deur des exéavalions, ou-dans la quantité plüs 66° moins considérable de liquide, qui à fait irruption dans la plèvre : mais cette différence ne fait qu'aügmenter la difficulté, vu que, chez les malades dont'la mort est. arrivée de trente-six à soixante-douze heures après la perforation, la cavité tuberculeüse qui l’établissait} était (2 fort petite, sans communication avec les bronches ,! et n'avait pu verser dans la plèvre qu’une petite quan: tité de fluide, ce qu’on ne pouvait supposer dans lé premier cas. Nous insistons sur ces détails, parce qu'il importe au médecin de savoir que tel accident, mor-. tel de sa nature , peut le devenir après quelques heures ou quelques semaines seulement, sans qu’on puisse ni prévoir ni expliquer ces différences. RER 443. La perforation a eu lieu dans le même point sur cinq des sujets dont nous avons donné l’histoire, . c'est-à-dire, vis-àvis l’angle de la troisième ou de la quatrième côte. Ce fait mérite d’être remarqué, soità raison du siége de la douleur qui a été le même à son « début, soit parce qu’il tient sans doute au dévelop- . pement progressif des tubercules du somméêt à la base des poumons. Il n’est pas moins remarquable que sur . huit cas de perforation, sept ont été observés à gauche, où, d'après ce qui a été dit plushaut, affection : tuberculeuse est un peu plus fréquente, et assez souvent plus avancée que du côté droit. Ang Nous n'avons trouvé sur le même poumon qu’une seule perforation; mais il convient de remarquer que dans plusieurs cas { Obs. 41 }, il y avait à la face externe du même viscère tan grand nombre de taches jaunes et blanches, qui répondaient à autant de dur bercules fondus ; qüe ces tubercules étaient séparés |

dela plèvre par moins d’un millimètre d'épaisseur , et qu ‘ils étaient en quelque sorte sur le point de faire irruption “dans sa cavité. Si maintenant on réfléchit que cette disposition est très-fréquente , on sera peutêtre étonné que l'accident qui nous occupe ne soit pas beaucoup plus commun, et l’on sera convaincu que dans un grand nombre de cas les adhérences des plèvres entre elles en’sont la cause. Cela est évident pour le sommet des poumons, où les fausses membranes semi- cartilagineuses forment ‘assez fréquéemment la paroi immédiate des cavités tuberculeuses, dans un certain nombre de points : quelque fois aussi on voit la matière tuberculeuse pulmonaire appliquée sur les côtes immédiatement, se faire jour, chez certains sujets, à travers les muscles in- ‘tercostaux , et alors il'est bien clair que sans l’adhérence des plèvres entre elles, les tubercules , au lieu de se porter au-dehors, auraient fait irruption dans Ja plèvre. |

444. Nous ne passerons pas non plus sous tete la promptitude avec laquelle s'est formé J'épanchement de: sérosité plus ou moins trouble ou sanguinolente, dans certains cas; ainsi, nous l'avons trouvé éredbabte chez la femme qui fait l’objet de la 40° observation, et qui succomba vingt-quatre heures après la perforation , bien que douze heures. avant sa inort la percussion de sa poitrine rendit un son fort clair dans tout le côté affecté ; en sorte qu'ici, l'épanchement se sera formé en moins de douze heures. Il en a encore été ‘de même pour une autre malade (Obs. 41), chez laquelle l’exhalation desétosité, pour 5 être faite (en. quantité appréciable ‘du

Ag® a +: SYMBTÔMES,

moins } long. - Lemps après la perforation , n'en a pad |

été moins rapide. Toutefois ces faits, loin d’avoir.

quelque chose d'extraordinaire , ne font que rappeler

la prompütude avec laquelle se fait l'épanchement.

dans beauçoup de cas de pleurésie simples ils FR,

sont une prauxe plus nette encore que celle qu on peut acquérir pendant la vie au moyen de l'anscul- … tation et de la percussion, ils sont parfaitement |

d'accord avec ce qui a lieu dans la cure radicale, de l'hydrocèle par injection , après laquelle se forme, : dans l'espace de quelques heures, un épanchement considérable de sérosité purulente dans la sis Mets du testicule.

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