‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 126 sur 141 · AAA AA QU LUE EVE L · texte numérisé non relu

AAA AA QU LUE EVE L

du XLIX°. OBSERVATION.

Un. marchand “fripier , âgé de cinquante-quatre ans, d’un Pipe pan NE du et sanguin, ayant la respiration gênée dès l'enfance, toussait et crachait depuis deux ans, quand il fut admis à l’hôpital de la Charité, le 9 avril 1825. Dès le début, loppression. habituelle était devenue beaucoup plus considérable, le malade s'était plaint de douleurs entre les épaules, qui avaient continué d’être plus ou moins vives depuis; d’autres douleurs s'étaient manifestées à l’épigastre et sous les fausses côtes; la jaunisse s’y était jointe, huit à neuf fois, dans les premiers onze mois: depuis, elle n'avait pas reparu, et le malade n'avait éprouvé de douleurs à l’épigastre que par intervalles; avec celles-ci, son appétit avait diminué. Il racontait encore qu'avant le début de la toux et des crachats il était sujet, depuis trente ans ; ME des coups de Sang, indiqués par une faiblesse subite dans les membres , des rougeurs à la face, et des étourdissemens qui disparaissaient promptement. Jamais il n'avait perdu connaissance , et les accès qui, dans,les premiers temps, ne se montraient que de loin en loin, s'élaient répétés plus fréquemment dans la suite, toutes les deux ou trois semaines, suivis, dans les six mois qui précédèrent la phthisie; de faiblesse et d’engourdissement dans Jun ou l'autre: des côtés du corps, pendant une demi-heure ou une

heure , après quoi les mouvemens reprenaient toute leur liberté. | 4 ; Le 10 avril, figure maigre et pâle ; ni céphalalgie, ni douleurs dans les membres ; parole un peu brève, mouvement du thorax peu accéléré , toux rare , Crachats aplatis, verts et opaques ; du côté gauche, et antérieurement, la poitrine ne rendait aucun son, le : bruit respiratoire était presque nul , il y avait un râle sec , Ou une grosse crépitation sans pectoriloquie : à droite, la respiration semblait se faire comme dans l'état naturel. Le pouls était petit et faible, battait quatre-vingt-buit fois par minute: les frissons, qui depuis trois semaines revenaient régulièrement tous les jours à dix heures du matin, suivis de chaleur ‘et de sueurs, avaient manqué la veille. La langue était humide , sans rougeur; la bouche un peu pâteuse , l'anorexie presque complète, la’ soif nulle , tout le ventre indolent; il n’y avait pas eu de diarrhée! (Riz; sir, de g. ; vésic. à g. de la poitrine; trois riz: deux bouill. ) PARENT Les jours suivans, l'état de la circulation et dé la respiration ne changèrent pas d’une manière sensible: il y eut de la chaleur dans la soirée, sans frissons préalables , sans chaleur consécutive , et quelques selles liquides. 7 Gris Dans la journée du 19, le malade éprouva du malaise , Sans pouvoir en déterminer la cause ; la nuit suivante il y eut un peu de désordre dans l'exercice des facultés intellectuelles. Le 20, à l'heure de la visite , l'assoupissement était considérable, les facultés intel lectuelles presque ‘abolies , les pupilles très-étroites la parole extrêmement embarrassée, les mouvemens

| MORTS SUITES. 513 libres à droite et à gauche, da lingaë humide et non déviée ; le pouls à à cent trente pulsations par minute, la respiration très-lente. Les mêmes symptômes cOn-

tinuèrent ]j LL re di DÉS du soir (is le dpi à à toi

k , : DU

éuii) mort.

F | Ou verture du hate trente-quatre heures après lé #Æ

État extérieur. Rien de remarquable. | Tête. Plusieurs éraillures de la dure-mère donnaient passage à des granulations nées dans l’écartement de ses feuillets. Le tissu sous-arachnoïdien était fort légèrement infiltré ; ‘le cerxgau pâle’ humide , très-mou dans toute sa masse >à-peu-près comme bit d'un enfant de six à huit mois; il y avait une cuillerée et demiedesérositélimpide dans chacun desventricules latéraux, et beaucoup moins dans les fosses occipitales inférieures. La protubérance annuläire et le cervelét étaient presque aussi mous que le cerveau. Cou. Larynx dans l’état naturel. La membrane muqueuse de la trachée-artère d’un rouge vif sur sa portion membraneuse seulement.

:Poitrine. Ad} hérences intimes au sommet du poumon droit, au moyen d’une calotte semi-Cartilagi- ‘neuse d'une à deux lignes d'épaisseur. Vaste excavation. dans cette partie ; entourée de tubercules et de matière -grise demi-transparente ; le reste du lobe supérieur presque entièrement transformé en cette dernière. Entre les masses principales de substance grise se trouvait une matière homogène, assez ferme, semblable en quelque sorte , pour la couleur et 1

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