XLVI. OBsERvATION
AS Un domestique , , âgé de; trente-deux ans , malade depuis seize mois , vint à l’hôpital de la Charité le 15. avril 822. Il était étroit, d’une petite taille, très-sujet au rhume avant et Setv une pleurésie qu'il avait eue à l’âge de vingt-cinq ans, attribuait sa maladie 2 à des refroidissémens auxquels il avait
été exposé dansun voyage fait pendant l'hiver de fes à 1821. Depuis lors il toussait et avail la respiration sènce; l'expectoration n'avait commencé que sept. moïs après le début-de la toux, l’ ataigrissement s'était montré à la même époque, et quelque ARE après, trois mois environ , des sueurs nocturnes s'étaient tas blies poarrevenirtousles jours ensuite ; Pre ily avait. eu, dans les trois dernières semaines, dés douleurs de gorge"et de la diarrhée : d’ailleurs jamais d'hémoptysie.
Le 16 avril, physionomie assez naturelle ; toux peu fréquente le jour , incommode pendant là nuit, cra-. chats verdâtres, opaques et sans stries. Poitrine so. note dans toute son étendue , retentissement considérable sous les clavicules, pectoriloquie imparfaite | entre lacolonne vertébrale et lomoplate du côté droît: voix altérée, voilée, #peu-près comme depuis deux. anois , sans douleur au larynx. Pouls fréquent , large : et développés ; chaleur peu considérable, nuls frissons depuis huit jours. Anorexie , douleur & gorge , rou—. geur au bord libre du voile du palais et au pharynx ; déglutition facile, épigastre indolent, quatre selles liquides dansles dernières pagt-quaie HecRe (Lich. ; pot. g. ; quart de portion. VUE se
Le 26 , aphonie complète, ardeur , picotemens au | larynx, rougeur au bord libre du torts du palais etau pharynx, non gênée, trois selles très-molles, | suéur copieuse. (Douze sangsues à l'anus; vésic. au, cou ; viol. avec le sirop de g. ; pot. gomm. }
Le 10 mai, l'aphonie continuait, | ru les douleurs du larynx étaient moindres qu'à l'ordinaire ; les boïs- \ Sons” revenaient quelquefois ‘par le nez, il n’y avait point de douleur le long du cou; on entendait sous
la clavicule droite, et en arrière dans le point corres- | pondant , un gros râle sec, et à chaque parole prononcée par le malade, la semblait entrér dans le stéthoscope ; il y avait quelques crachats rouillés , le - pouls était peufréquent, la chaleur modérée, la langue dans l’état naturel, l'appétit peu prononcé , le ventre indolent , la diarrhée peu considérable.
DPRE 1Éndétifée etlesurlendemain pas M RE du moins sensible : il n’y en avait pas non plus le 13; et ce même jour, deux heures après la visite , le malade fat trouvé mort. On lui avait ordonné une potion gommeuse avec du sirop diacode et trois crêmes de riz.
Ouverture du cadavre, vingt-trois heures apres. la pins St mort.
État extérieur. Rien de remarquable.
Tête. Un peu de sérosité dans la partie supérieure de l’arachnoïde ; une cuillerée du même liquide dans chaque ventricule latéral; cerveau légèrement injecté.
Cou. OŒEdème des bords de la glotte, un peu plus considérable à droite qu’à gauche , d’une ligne et demie d'épaisseur dans ce dernier sens; membrane muqueuse du larynx pâle et dans l’état naturel. Immédiatement au-dessous des cordes vocales, deux ulcérations de trois lignes de diamètre; et deux pouces au-dessus de la bifurcation de la trachée-artère, sur sa portion charnue, autre ulcération de quatre lignes de largeur ‘sur huit de hauteur : la membrane mie inter-' médiaire parfaitement saine. :
Poitrine. Adhérences celluleuses du poumon droit à fa plèvre costale ; excavation vaste à son sommet ,
5oo SYMPTÔMES. 4 tapissée par une double fausse membrane , dont l'ex terne reposait sur le parenchyme pulmonaire sain ou sur des granulations blanches, jaunâtres ou grises ; assez nombreuses dans le reste del organe. Adhérences partielles au sommet du poumon gauche, où se trou=. vaient aussi quelques excavations tuberculeuses : dans le reste de son étendue on voyait trois zones de ma=. tière grise, demi-transparente, d’un pouce d’épaisseur, séparées par des tranches de tissu pulmonaire, de même dimension, un peu engoué. Cette matière grise était semée d’üne très-grande quantité de granulations miliaires un peu blanches ou jaunâtres. — Cœur »
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et aorte sains.
Abdomen. Membrane muqueuse de l'estomac un.
peu violacée ‘dans le grand cul-de-sac, dans l’état naturel ailleurs. — Celle de l'intestin grêle offrait | quelques taches rougeâtres et brunâtres , et dans son dernier cinquième, plusieurs ulcérations qui reposaient, pour la plupart , sur la membrane musculaire: — Lamembrane muqueuse du grosintestin était rouge dans le colon descendant, offrait trois ulcérations peu considérables dans le colon droit et le transverse. — Foie un peu gorgé de sang : le reste des viscères de, l'abdomen dans Létat naturel... : :: 004
453. Sinous parcourons les principaux.viscères qui viennent d’être décrits, nous:voyons, du côté du, cerveau, un épanchement de sérosité dans les ventricules latéraux, bien moindre que dans nombre de cas où la mort n’a présenté aucune circonstance re-,
MORTS SUBITES. 5Ot marquable, en sorte que nous ne pouvons pas y cher- . cher la cause de celle du sujet ; ; l'état des poumons . n’était pas tel qu'ils ne pussent encore remplir leurs fonctions pendant un espace de temps considérable. On peut en dire autant des viscères de l'abdomen; de manière ‘que jusqu'ici rien n ‘explique la mort subite. Réste l'édème de la glotte. On croira peut-être que cet œdème n'était pas assez considérable pour produire la suffocation , et en preuve de cette manière de voir , on dira que nous n'avons pas décrit les accès de dyspnée qui caractérisent cette affection. À cela nous répondrons par un fait que nous avons observé il y a quelques mois : il s’agit d’un jeune homme atteint de fièvre grave et qui mourut au milieu d’une suflocation effrayante ; accompagnée d'inspiration sifflante ; ces symptômes avaient paru deux heures avant la mort seulement , et à l’ouverture du cadavre nous trou- | vâmes la glotte œdémateuse et l’æœdème de la même épaisseur que dans le cas dont. il s’agit. Il se pourrait donc que dans les deux heures écoulées entre le moment de la visite et celui de la mort du sujet, il se fût passé quelque chose d’analogue, ce qu'il ne nous a pas été possible de vérifier.
Sans plusinsistersurunesupposition fort contestable, nous rappellerons, relativement au sujet qui nous occupe ® que nous n'avons recueilli que deux autres exemples de l’œdème de la glotte chez les phthisiques, encore moins prononcés que celui dont il vient d’être question, et que cela peut paraître assez singulier, vu la fréquence des ulcérations de l’épiglotte et du larynx. Toutefois, nous observerons que l’œdème n'est pas une chose ordinaire autour des ulcérations
5o> -SYMPTÔMES, qui ont jen dans Le intestins ; l'estomac. où ailleurs , de chezles phthisiques, et que éci semble indiquer que le trayail organique qui. amène ces ulcérations , est ordinairement tout-à-fait local, nes’étend pas au-delà de leur pourtour. 7:
Nous remarquerons encore, comme fait anatomique | assez rare, la disposition de la matière: BEsP s PA zones, “pa, le poumon gauche. send it cr SRE
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MORTS INATTENDUES QU'ON NE PEUT mn PAR | L'ÉTAT DES ORGANES APRÈS LA MORT: :
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XLVIL, Ossenvarton.
454. Une couturiére , âgée de ingt-trois à ans, d une constitution assez forte, habituellement bién Portante, non sujette au rhume ct n ‘ayant jamais. eu de maladie grave, vint à l'hôpital de la Charité le 23] juin 1825. Elle toussait sans interruption depuis cinq mois; la toux avait été sèche pendant les deux premiers, »raprès quoi les Crächats s'étaient établis : l oppression avait débuté en même temps , il n’y avait eu ni hémoptysie, ni douleur thorachique, ni frissons ; mais la malade avait été très-sensible au froid dès les premiers temps, ct avait des sueurs nocturnes depuis deux mois. Depuis
NORTS, SUBITES. (54 la même époque son appétit était très-déprimé, elle éprouvait du malraise à l'épigastre dès qu’elle mangeait autre chose ‘que de. la soupe ; il Y avait de la diarrhée ; ; l'amaigrissement. faisait des progres rapides. |
Le 24, figure. médiocrement animée, ana peu Ë abattues ; toux fréquente la nuit, crachats verdâtres, opaques, plus ou moins déchiquetés , couverts, de salive et de mucosités claires; oppression médiocre, son obscur , gargouillement , respiration trachéale sous la AE gauche ; en arrière, dans le point correspondant, pectoriloquie hf Pouls médiocre- .
ment accéléré, sueur la nuit : langue un peu villeuse et blanchâtre, bouche amère, anorexie presque com | plète, ventre. souple et indolent , trois selles liquides et brûlantes. +
Le sv juillet, € on entendait la pectoriloquie de clus. que côté entre les deux épaules ; le teint était frais , médiocrement animé , le pouls accéléré, petit et EUIS les. sueurs et les fonctions digestiv es dans le même état que le premier Jour.
Le 5, la malade se promena dans le jardin, où elle montra beaucoup de gaîté : le lendemain , à quatre heures du soir, après ayoir été à la selle et s'être remise au lit, elle mourut subitement, à la grande surprise de ses camarades, qui venaient de causer avec elle. | |
Ouverture du pos » trente - sept heures après L, mort.
Etat extérieur, Commencement du deuxième degré
| PE ù | # \ bo SYMPTÔOMES. | rod dde Pie HO Sur tt 0 de marasine ; Vergélures nombreuses éur toute la sur= + | ? © | FT à ra 1
face du corps. Ç FA | Tête. Infiltration”sous-arachnoïdienne tréslégère ; \ cerveau un peu säblé de Sang; trois petites cuillerées de sérosité limpide dans les ventricules latéraux , À à-peu-près autant à la bäse du crâne. | 19 Pr Cou. Larynx dans l’état naturel: réuguie vive à la partie inférieure de la trachée-artère Plusieurs glandes cervicälés tuberculeuses du côté gauche, Poitrine. Adhérences celluleuses au sommet des poumons; quelqués excavations tubérculeuses dans cette partie, un peu plus amples à gauche qu'à droite, du volume d’une petite noix environ “ tapissées par une fausse membrane épaisse et ferme , | environnées d’une matière grisé demi-transparente et parsemée de tubercules plus ou moins jaunâtres, en sorte que le sommet des deux poumons était dur dans la hauteur de deux pouces ét’ dei. Il y avait dans le réste de son étendue beaucoup de granulations grises, démi-transparentes. Les bronches étaient dilatées sans être épaissies, dans toute ‘la moitié supérieure du poumon gauche. Les ganglions lymphatiques placés autour de leurs principales divisions et de la trachée-artère , étaient en partie tubérculeux. — Cœur un péu mou et vide de sang ; aorte rouge dans
toute son étendue, : gts | Abdomen. Estomac d’un médiocre volume, entièrement dépourvu de bile; sa membrane muqueuse d’un rouge un peu livide autour du cardia et dans une partie du grand cul-de-sac, où elle était légèrement ramollie , parfaitement saine ailleurs. — La membrane muqueuse de l'intestin grêle rouge dans
la Hd placée dans le petit bassin, d’une épaisseur et d'une consistance convenables dans toute son étendue, sans ulcération : près du cœcum, elle recouvrait quelques granulations tuberculeusesnon ramollies, de la grosseur d’un grain de chenevis. — La membrane muqueuse du gros intestin était légèrement épaissie et ramollie, offrait quelques petites ’ ulcérations dans lé colon transvérse, — Le foie était: roûgé et'un pee gorgé de'sang à sa grosse extrémité; la he de la vésicule médiocrement M HE EANE d’une couleur rouge acajou : les autres’ viscères de l'abdomen sains.
2455. Sans doute la lésion du ‘parenchyme pulmofidire était rave; mais les poumons étaient encore perméables à l'air dans une grande partie de leur étendue, et quelques minutes avant la mort la res-
piration s'exércait: avec régularité. Entre ce moment et celui où la vie a été sbitéthènt éteinte, aucun a TE appréciable du moins, në bafait s'être opéré dans ces organes, et alors coment se rendre compte de’ cette ” mort inattendue? Pourrait - on comparer les viscères aux muscles locomoteurs ; ‘ét croire que, dans cértaines circonstances , ils deviennent tout-à-coup inhabiles à remplir leurs fonctions , ue l'effet d’une sorte de fatigue?
456. Les lésions des autres viscères étaient trop peu considérables pour qu'il soit nécessaire de s’y arrêter. L'aorte était rouge dans toute son étendue ; mais cette rougeur est encore jusqu'ici une véritable . inconnue, et avant d'expliquer quelque ne da elle, il faudrait en connaître la valeur,
| Cale OBSERVATION. e R | DUR
Une RU | À FA de soixante ans, fou admise ,à l'hôpital, de la NME le 14 juillet 1823; elle était d'une constitution forte, ordinairement bien portante, peu-sujette au rhume, et malade depuis sept mois.
Dans les premières six semaines, mal-aise, sentiment de faiblesse , diminution marquée de l'appétit; puis, toux, DE plus ou moins copieux; dans les trois j'a mois; oppression , et peu après ; bouffées de chaleur incommode par tout le corps, douleur. ‘du côté droit.de la potsines ces symptômes avaient,persisté sAappétiée s ‘était un Vie relens dans les detnigrs
Did Ones RE M 0 oppression rapportée à l’appendice xyphoïde , toux:peu. fréquente; crachats déchiquetés, vérdâtres ; opaques; son mat, respiration trachéale ; NE Lo sous la clavicule droite, et'en. arrière , du même côté, dans le: point Corp pectoriloquie MS à gauche; ailleurs, bruit respiratoire assez fort, accompagné d'un Ms LE grave : douleur au côté droit de la poitrine par intervalles. Pouls très-fréquent langue nette et humide, un peu rouge, appétit déprimé, épigastre et tout le reste de l'abdomen indolens, à moins d'une forte pression ; selles quotidiennes, urine brûlante.
| MORTS SUBITES. 507 (Lich. ; pot. gom. ; quart de port. ; une tasse de vin. )
Les jours suivans l'appétit augmenta un peu; il n’y . eut nifrissons, ni diarrhée; la malade se promenait la plus grande partie du temps.
Le 25, à l'heure de la visite, elle ne nous parut pas plus mal qu’à Pordinaire : date li jour elle fit sapromenade accoutumée ; le soir, sa figure devint un peu violette , elle s’endormit paisiblement néanmoins ; à minuit elle se réveilla, se plaignit d'étouffer, et à une heure on la trouva morte.
Elle avait accusé, dans les deux das jours, du dépot et quelques, nausées.
Ouverture du-cadavre, trente heures aprés:la mort.
Etat extérieur. Léger œdème à là jambe et à la cuisse -droite; quelques vergetures à leur POUTIQUEs ; veines crurales parfaitement libres.
Tête. La dure-mère était ossifñiée dans l'étendue d'üni:pouce carré, en arrière et près.de la faux; le tissu. sous: arachnoïdien très-infiltré; les plexus cho-
roïdes transformés en vésicules hydatiformes qui contenaient unfluide séreux, dont il n’y avait pas de trace dans des ventricules : le cerveau un peu injecté.
Cou: Le larynx, vla trachée-artère et lépiglotte lai l'état naturel. TC __: Thorar. La moitié supérieure du pouron debit | adhérait à à la plèvre costale, offrait dans sa partie Îa plus élevée une large.excavation qui communiquait avec d’autres beaucoup moins considérables : toutes étaient enveloppées par une matière grise demi-transparente, au milieu de Jaquelle se trouvait une infinité
508 | SYMPTÔMES, de tubercules; il n'y avait pas une parcelle dei tissu pulmonaire sain dans cette partie. Le reste du poumon offrait un assez grand nombre de granulations grises et jaunâtres, et un peu d’engouement. Le gaucb n'avait que de légères adhérences ét quelques excavations tuberculeuses à‘son sommet: il était un peu engoué à sa base.—Cœur petit et sain jaorte lärge, ayant beaucoup de plaques jaunes à sa surface et dans l’é épaisseur de ses parois. à Verde Nr s Abdomen. Grand nombre de granulations miliaires demi -transparentes , développées au milieu d’une fausse membrane extrémement fine, comme celluleuse, qui recouvrait. l'intestin grêle et le mésentère. — Estomac un peu rétréci ; ÊE 1 membrane muqueuse rouge et légèrement ramollie dans la moitié du grand .cul-de-sac, grisâtre, et d’une: bonne consistance ailleurs. — M tr üulcérations d’une: médiocre étendue, dans les cinq derniers pieds de Finz testin grêle; Le surface, parsemée de tubercules, présentait dans plusieurs points la tunique ratios EE à nu; dans le reste de-sa longueur , la membrane muqueuse était intacte. — Celle du : gros intestin était ramollie dans le colon droit parfaite saine: ail leurs, si ce n’est au-dessus pe l'anus , où se trouvaient troispetites ulcérations. —Glandes mésentériques dans l'état naturel. — Foie d’un petit volume , rouge et friable; douze petits calculs, hérissés de pointes au milieu d’une petite quantité de bile! médiocrément foncée , qui remplissait la vésicule. — Rate excessivement nl d’un volume ordinaire, réduite en un tissu ri ES blanc, par une légère pression. — Reins rouges; membrane muqueuse de la vessie in-
MORTS SUBITES. bog jectée. — Petit corps fibreux au milieu du tissu de la matrice , qui était d’un rose tendre.
| sil
457. La cause de la mort subite ne nous semble pas plus facile à déterminer dans ce cas que dans celui qui précède, et les mêmes réflexions peuvent, en grande partie, s'appliquer à l’un et à l’autre. L’un des poumons était encore perméable à l'air dans la plus grande partie de son étendue, la lésion de l’estomac peu profonde et d’une médiocre étendue, les ulcérations de l’intestin grêle peu considérables : la membrane muqueuse du colon n’oflrait qu’un ramollissementtrès-borné; en un mot, le désordre était beaucoup moins étendu dans les poumons et dans les autres organes, que dans nombre de cas où la mort arrive lentement et est précédée d’une longue agOnie. Nous ne parlons pas du léger engorgement des poumons, des reins, du foie, de l'intestin , et de la membrane muqueuse de la vessie; car ces lésions étaient probablement l'effet, et non la cause, du ‘genre de mort qui nous occupe, et pouvaient re jusqu'à un certain point, comparées aux Ve reluies de la peau. Nous ne nous arrêterons pas davantage à a rougeur et au ramollissement léger d’une partie de la membrane muqueuse de l’estomac, lésion probablement récente, qui correspondait peut-être aux dégoûts éprouvés par la malade deux jours avant la mort, et trop peu considérable pour jouer un grand rôle dans l'explication de la mort du sujet.
458. Nous avons exposé plus haut un exemple de
91 0 : js SYMPTÔMES.
mort subite du même genre que ceux dont il est question dans cet article , chez un sujet dont presque tous les viscères étaient id ou moins profondément altérés (Obs. 7).Dans cette circonstance, on est à-la-fois surpris que le malade ait vécu si long-temps, et que la mort soit arrivée sans avoir été précédée des symptômes qui ont ordinairement lieu alors. Dans un quatrième cas, semblable aux précédens, et relatif à une femme de trente-six ans, dont la maladie avait marché rapidement et était arrivée au terme fatal dans l'espace de cinq mois, une grande partie des poumons était encore RENTE à l'air , les lésions de l” estomac et des intestins peu PRE A le cerveau sain, l'amaigrissement plus prononcé que dans les cas dont il vient d’être question. Il est TÉIMALQUARES en effet, que dans ces derniers les malades n'étaient parvenus qu'au deuxième degré de marasme,
Nous devons encore signaler deux circonstances communes à la php des observations qui nous occupent, et qu’on ne retrouve pas chez les phthisiques qui ont succombé dans une longue Home: nous voulons parler des ecchymoses et de la .médiocrité de l'épanchement observé dans les ven. tricules latéraux du cerveau. Ce double fait se retrouve encore dans d’autres cas de mort subite, quand elle a lieu dans le cours d’une convalescence , ou dans d’autres circonstances , sans aucune lésion remarquable des viscères ( 203 ). «4 4 |
459. Nous terminerons ce que nous avions à dire | au sujet des morts subites, par deux observations analogues, et qui offrent l'exemple d’un ramollissement très-marqué de toute la masse encéphaliqte.
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