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516 SYMPIÔMES.
461. L'état du cerveau n était pas la seule circons» tance remarquable du fait qui nous occupe : celui de la membrane muqueuse de |’ estomac, mamelonnée dans la plus grande partie de son étendue , épaissié dans les mêmes points, amincie près du pylore , est encore digne d’attention, surtout si on le rapproche des symptômes gsriques éprouvés par le malade pendant les deux années qui ont précédé la mort; © 'està-dire, des douleurs à l’épigastre plus ou moins fortes, | et de la diminution de LappéHts Ces symptômes conviennent effectivement à la gastrite chronique , et pourraient. avoir été l'effet de celle qui a déterminé l'état mamelonné dont il s’agit, bien que les complications doivent nécessairement laisser des doutes sur cette manière de voir. Il faut aussi remarquer l'accord qui existe entre les calculs de la vésicule biliaire, et l’é FAMSAUIENT, l’ulcération de ses parois, les. douleurs éprouvées au niveau du bord des fausses côtes, et enfin la jaunisse pau fois renouvelée dans le cours d’une même année. AT à
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L°. OBSERvVATION.
462. Une cuisinière, âgée de quaranté-huit ans, d'une taille moyenne, d’un embonpoint modéré, d’une sensibilité très-vive, avait toujours été bien | portante avant la maladie que nous allons rappeler: Ses règles, établies à l'âge de dix-huit ans, avaient cessé à trente ,n avaient jamais paru que toutes les six
| MORTS SUBITES. 517 semainés, peu abondantes, ét pour quelques heures seulement. Trois années avant son admission à l’hôpital, à la suite de chagrins profonds, causés par la perte de ses économies, elle perdit tout-à-coup' le sentiment et le mouvement; mais ses facultés intellectuelles ne subirent aucune altération. Résolue à mourir, elle abandonna la maladie à elle-même, et fut à-peu-près dans la même situation pendant deux mois. Après cette époque, elle eut pendant assez | long-temps des douleurs dans les membres, et bientôt les pieds et les mains commencèrent à opérer quelques mouvemens. Les progrès en furent lents, de , manière que la malade ne put reprendre ses occupations qu’au huitième mois de la maladie. Elle était assez bien portante depuis six mois, quand elle fut prise, sans cause connue , d'un érysipèle à la jambe gauche; un charlatan lui donna des inquiétudes sur les suites de cette affection, et aussitôt se supprimèrent les mucosités nasales , des fleurs blanches établies depuis l'enfance et un crachement de sang , qui existait depuis la même époque, revenait soir et matin, et était attribué par la malade au mauvais état deses gencives. L'épistaxis à laquelle elle était fort sujette ne revint plus; elle éprouva de la pesanteur dans les sinus frontaux, perdit l’odorat et le goût, mais conserva l’appétit : lesévacuations supprimées ne se rétablirent pas, et la malade ne recouvra plus sa gaîté.
Trois semaines avant son admission à l'hôpital, elle avait été prise d’une céphalalgie assez intense pour garder le lit cinq jours de suite, de éhaleur et de soif, sans autres symptômes. Elle n était point sujette au rhume , et ne toussait pas. |
Le 16 février 1822, lendemain de.son entrée à l'hôpital de la Charité, les facultés intellectuelles
étaient dans un état parfait d’intégrité , la céphalalgie péu considérable, le. goût et l’odorat entièrement abolis, le nez très-élargi à sa base et sur ses parties
latérales. ‘La malade attribuait cet ‘élargissement à
l'habitude prise, depuis qu’elle ne se mouchait plus,
d'extraire, avec ses doigts, le mucus desséché des fosses nasales; ses forces avaient peu diminué. Lalangue était dans l’état naturel, la soif assez vive, l'appétit faible,
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les selles naturelles ; le pouls calme, la chaleur douce,
la respiration libre, l’embonpoint modéré. ( Douce-
amère; bains plans vésicat. au pied Aenuroiet
de portion ). | | has La po se dissipa tout-à-fait, puis reparut ,
quoique à un faible degré, le 20 du même mois, à h
suite de l'impression d’un air froid. Le 22, elle avait sensiblement diminué, l'appétit se prononçait , et la soif était dans l’état naturel. Le 23, rien de remarquable. Le 24, à dix heures du soir, la malade se
plaignit d’éprouver de la chaleur, du mal-aïise, un
sentiment de gonflement à la face, et à minuit elle
était morte.
Ouverture du cadavre , trente-deux heures après la
mort.
État extérieur. Quelques ecchymoses à la surface du corps, roïdeur:cadavérique très-prononcée, À
Tête. Cerveau pâle sans la plus légère trace d’injection , d’une mollesse extrême , pareille à celle du cerveau de l’enfant nouveau-né, dans toute sa masse ;
les nerfs. olfactifs.dans l’état naturel. La membrane muqueuse des fosses nasalés saine : celle des sinus frontaux et maxillaires avait une ligne et demié d'épaisseur, était comme infiltrée ; demi-ttansparenté ferme , et d’uné couleur de gelée de pomme. Il n’y avait point de mucus désséché dans ces parties. | ” Cou. La glotte , l’épiglotte -et le Ve dans l’état naturel.
Poitrine. Quelques sdhéreadte au sommet du poumon gauche; cinq tubercules, non ramollis, dé la grosseur d'une noisette; à son sommet, entourés d’un peu de matière grise demi-transparente ; dans leurs interstices,, quatre noÿaux d’une mâtière osséo-terreuse. Un-peu d’engéuement au bord postérieur dés “deux poumons. Les bronches pâles et minces.
* A bdomen. La face convexe du foie était inégale ,
-sillonnée plus ou moins profondément en divers $ens,
‘de manière à ppeler les circonvolutions cérébrales : le tissu de ce viscère était sain et un peu gorgé de sang, vers sagrosse extrémité surtout. — Lamembrané muqueuse de l'estomac était d’un gris ardoisé , nuancé de rose dañs quelques points. — Celle de l'intestin grêle dans l'état naturel. — Les reins Contenäient beaucoup de sang. = La rate était ferme, volumineuse et un peu pâle. = Le reste parfaitement sain.
463; Sans vouloir assigner la cause de la mort subite du sujet qui nous occupe, nous remarqueron$ que si cette observation offré avec la précédente beaucoup d’analogie relativement à l'état du cerveau ;