‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 133 sur 141 · CAUSES · texte numérisé non relu

CAUSES

leur développement, c'est-à-dire à une époqueoù Fins.

fluence des corsets sur les dimensions dela: poitrine me peutpas être considérable. En supposantnéanmoins que cette influence soit réelle, on sent combien ül serait dificile d'en donner la preuve , puisqu'il faudrait pour ceélacomparerentre elles un grand nombre de femmes de même condition , dont les unes auraientmis des corsets de très-bonne heure, les autres à la fin de l’accroissement, et voir si la proportion des phthisiques est plus considérable dans un des cas que dans l’autre. L’inflüence des corsets sur la phthisie ; et en général celledeschoses quinuisent au développement ducorps, est d'autant plus douteuse, que l'affection tubercu-

leuse se trouve à-peu-près également fréquente chez

les sujets. d’une constitution forte et chez ceux qui ont une constitution faible,

Influence de l’'Hérédité.

480. La dixième partie dessujets que nousavons observés étaient nés deparens, père ou mère, qui, suivant toutes les apparences avaient. succombé à la phthisie :

maiscomme cette maladiepouvait également bien leur

avoir été transmise ou s'être développée chez eux spontanément, et que nous n’avons pu savoir le genre de mort de leurs frères ou sœurs, il en résulte que nous

n'avons réellement recueilli aucun fait en faveur de

l’hérédité de la phthisie. Nous ne voulons pas dire par

là que l'influence de l'hérédité soit douteuse, ‘trop d'exemples paraissent justifier l'opinion des auteurs à 4 cet. égard ; nous observerons même que la proportion N des phthisiques, nés de parens morts de la même |

DE LA PHIHISIE. 533

affection, est probablement au - - dessous de la vérité dans nos notes, vu qu'il n’est pas toujours possible de ER des nalléés qui viennent dans les hôpitaux l'espèce d'affection à laquelle leurs parens ont succombé ; mais nous croyons que, pour mettre l'influence de l’hérédité dans tout son jour et connaître exactement le degré dans lequel elle a lieu ; il faudrait dresser des tableaux de mortalité dans lesquels on comparerait un égal nombre de sujets nés de phthisiques et de personnes qui ne l'étaient pas

Z nfluence de l'Age.

A81.Celle-ci est bien constatée. Lenombre desindi-

vidus morts phthisiques est plus considérable de vingt à quarante ans,que de quarante à soixante, bien que

la mortalité absolue soit moindre dans la première que

dans la seconde de ces périodes. Ce fait avait déjà été constaté par Bayle , et nos observations le confirment tout en donnant des résultats un peu différens de

ceux qu'il a exposés. “ Ainsi, dans nos observations, la phthisie s est partagée de la manière suivante : | à k Age. Nombre de pare Age: Nombre de morts. - De 15.420... . .: MARS ENDe Mer di 50it RUE NES 23 Dé 20. à 30... 0.2.2. 44189 diDe 50; 60.., fi. sis 422

De.30 à 40. : . :.". ee DT D DOI 70. se se #7 NE LU

Et d'après les observations de Bayle :

Age. Nombre de morts/ Age. Nombre de morts.

DaO OMR in Uri A 100 4De: fo: 50H TES ARaz

DORA... life . 23 . De 50 à Go. .. ....... 15

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89: Letr aitémerit était RUE et: varié Gites) les indications. Celles-ci étaienti‘déterminées paru l'état des fonctions et par les divers accidens qui venaient compliquer la marelie de affection principale. s)

485. Quand les malades arrivaieñt à l'hôpital ! sans lièvre, où presque sâns fièvre, qu'il. n'y”avait point de’ complication du côté de la poitrine. (-pleurésie ; péripneumonie, hémoptysie }, que les fonctions di gestivés étaiéhten asséz Bon état, on ordonnaît, ‘quelle que fût la péribdé’ de‘la maladie ; uné infusiôn delichen,une potion gommeuse; et sbarélt uné petite dese de sirop diacode , pour'éalmer ltouxét procurer un peu de sommeil. On accordait lé’ quart ou lé -dentiquart dé pértion!, suivant” l'appétit; it puis’ on aug- . mentait où l’on diminuaït Hdose’'des’ aliméns,;°à mesure que le besoin semblait l exiger.

- 484. Quand la fièvre était plus ou moins forte, sans symptômes inflammatoires néanmoins, comme ééla arrivait dans la seconde période, on ordonnait une infusion de fleurs péctorales une potion gomeuse , quelques bouillons avec une.ow.deux demi-crêmes de riz, dans la journée. Sous l’influence de ce régime le mouvement fébrile baissait un peu, toutes: les fonctions s’amélioraient dans une mesure quelconque ;

TRAITEMENT. | 555 la soif devenait moins considérable ; l'appétit se relevait , l'oppression diminuait, les crachats prenaient un railleites aspect, l’expectoration devenait plusfa: ile; on proportionnait les alimens à l’état générali du sujet et à celui de l'estomac , on ordonnait des légu: meset souvent du lait.:Cette amélioration pérsistait plus ou moins ; et ;au bout d’un certain temps. H survenait presque toujours quelqué accident auquel il fallait opposer de nouveaux moyens. Oct

- 485. Si les malades venaient à l hôpital peu to

début de l'affection , et qu’elle:se présentât sous 'URE forme plus ou moins aiguë; on prescrivait une infusion de violette, une potion gommeuse simple;:la diète, et ordinairement ‘uné saignée plus ou moins forte: On appliquait aussi des sangsues à la vulve chez les femmes dont les règles étaient supprimées , ou avaient ‘toujours été plus où moins irrégulières et ‘peu abondantes, si la maladie, sans être à son début, ni avoir une: marche trop rapide, n'était pas non plus très-ancienne, et était accompagnée d’une fièvre plus ou moins forte. Mais dans ces différens cas, les émissions sanguines n'avaient point d'influence, ou avaient seulement une influence très -momentanée sur l'affection , pi continuait à marcher Pre de la même manière qu'auparavant.

+ 489. Quandla toux était très-incommode néhektéiahs nuit, elle attirait d’une manière spéciale l'attention du Midocini) qui:ordonnait d’abord une once oùune demi-once de sirop diacode dans la soirée , et s'ilne réussissaitpas, unepotion gommeuse àlaquelleonajoutait, suivant les cas et par degrés, un, deux, ou même trois grains d'extrait gomieux d'opium. Dans quelques-

uns: des cas où ce. médicament fut sans succès , ON employa: l’acétate de morphine tout aussi: infructueusement, et il en:a été de même de l'extrait de belladone. Quatre malades auxquels on avait inutilement donné l’opium sous toutes les formes, en prirent à la dose d’un à deux grains dans laj Journée,

sans diminution sensible de:la toux; et chez trois

d'entre eux, on fut obligé de le supprimer après deux où trois jours d'usage, à raison des douleurs de gorge qu'il occasionait. Ces douleurs étaient: piquantes , accompagnées d'un sentiment de séchérésse , quelquefois d’un peu d’enrouement, et survenaient une demi-heure , une heure, quelquefois plus tôt, après la prise du Si diniierh qui était sdbibiieé sous forme pilulaïre : en même temps, la déglutition était gènée, sans qu'il y eût de rougéur: au pharynx où aux amygdales. Ces accidens se renouvelaient: toutes les fois que les malades prenaient de la belladone, et persistaient deux ou trois heures. : FR,

487. Les douleurs pleurétiques un peu intenses exigeaient, quelle que fût l'époque de Jeur apparition, des: soins particuliers. Si elles survenaient: à; une époque encore peu avancée de la maladie, et qu’elles donnassent lieuà un mouvement fébrile plus ou moins intense , on prescrivait une ou plusieurs saignées , Suivant la ar dusujet et la violence des symptômes ; on appliquait des sangsues, puis enfinun vésicatoire sur:le point douloureux. À l’aide de ces moyens -on voyait les accidens diminuer, mais non disparaître entièrement ; là résorption de l’épänchement n'était pae

copie! etles douleurs reparaissaient plus où moins {réquemment dans la suite. À une époque-plus avan

| TRAITEMENT. he 53% cée, quand la maigreur et l’affaiblissement étaient déjà considérables , on appliquait seulement quelques sangsues, ou Liban: un simple vésicatoire de peu “eES, au côté douloureux. | + On suivait, dans les mêmes circonstances, la iièvée

méthode de Mn quandil y avait complication de symptômés péripneumoniques plus ou moins intenses; et comme nous l'avons dit, avec succès. : *

488. On recourait encore à la saignée , quand il y avait une hémoptysie forte ; mais quoiqu’on l’ait prore en quelque sorte chez trois individus ( Obs. 16, 42) ; le :crachement de sang persista comme si on ñe lui eût opposé aucun moyen curatif, reparaissant après la saignée, au milieu du calme le plus parfait, comme si les malades eussent commis quelque faute de régime. Dans un cas (Obs. 10), on a fini par ji pa entre les épaules un large vésicatoire ‘qui n’a pas eu de succès évident; dans un autre (Obs. 42), l'hémorrhagie n’a cessé qu’aprèsl’administration d’un demi-gros de ratanhia dans une potion gommeuse, Au premier jour de l’usage de ce nouveau moyen, l’hémoptysie diminua “pu à , et aù troisième-elle avait entièrement cessé. — Si le crachement de sang était peu considérable, ého les crachats fussent seulement nuancés de rouge, et les forces très-dimi- | nuées, on se bornait ordinairement aux boissons émulsionnées , aux manuluves, aux pédiluves, aux la- vemens et à la diète. Dans quelques cas de:cegenre où on a pratiqué une saignée d’une palette ou deux palettes et demie , le succès a été évident, les crachats ont cessé d’ être teints de sang, PPS aussitôt te OU- -verture de la veine.

12489. :Chez six individus qui: éprouvaient une . dyspnée considérable, sans avoir de symiptômeside mala- ‘die du cœur ou d’une affection aiguë des poumons, on a appliqué sur la partie’!moyenne ret antérieure de’ la ‘poitrine des vésicatoires , ‘qui n’ont ‘soulagé que dans dèux cas. Dans, peux où ! cette espèce d’exutoire:a été! appliquée aux chras, les: malades ne nous:ont:paru’ en retirer aucune ‘sorte d’ avantage , soit queile vésicatoire eût1été) misoavant -ouSaprès leur: admission à l'hôpital; Dans quatre. cas de: phthisie ? aiguë, des vésicatoires ‘ont-entore. été: »appli- ‘qués àcla: patiné à la suite d’unesou ‘plusieurs Sai- “8nées, sans diminution: de l’étouffement ; de:la-fièvre ou dela toux:;'en sorte que la saignéeetles dérivatifs n'ont: véritablement-eu aucun succès ; durmoins tap- ‘préciable ; dans 14 PRES des :cas soumis à nôtre: ob- »servation oil « jo esl 1e cit 490. Dans:itrois de ceux'où Yaitérätion ds Lis voix et pr douleurs aularynx indiquaient: Pexistence d'uñe

-ulcération dans cette’ partie: on 120) répété: -deux fois

él ‘application des'singsuesvis=à vis le pot douloureux, ‘puis on-y)a mis lun vésicatoires sans aucun’: avantage :pour les malades: On n’a-rien opposé aux ulcérätions de: la: trachééäitère ; °qu'aucun'symptôme n’annonce ordinarrément;) mais! à raison: dé leurfréquencesét - de-celles de l'épiglotte et du larynxi, ily aurait peut- -êtré quelque! avantage à employer des vapeurs inédi-

B rexenpetseb) ‘ä‘une certaine époque della phthisie. 4 | 491 Quelques malades souffrantbeaucoup de la Maine des ‘frissons ;! qui revenaientâheure à-peuprès fixé; prirent plusieurs doses detsulfate de-kinine ;

les frissons diminuërent ou disparurent complète

TRAITEMENT. | 539 ent à la suite de l'administration du fébrifuge ; mais la chaleür persista, étlés frissons revinrent' peu après la cessation du médicament. Dans un cas ( Obs. 4), on fut obligé de le/supprimer promptemént , à raison de l'anxiété qu'il causait à l'épigastre; ete. , LE CHU -#492. Dans: l'intention d'arrêter des sueurs très-co: | pieuses, ônlessaya sûr six sujets l’acétate; de plomb ; porté successivement à la dose de douze ou à NA grains par jour , et;àl exception d’un cas, sans succès. Chez un'des malades , il fut remplacé successivement par-une infusion de kina ou Re menthe "et tout aussi infructueusement. MIO DAMES SUR 40

‘4193: Assez souvent Véstomac était 1 ‘objbt spécial du traitement Dans quelques cas où il était lé siégéi de douleurs: plus ou moins vives, accompagnées de chaleur, quand lés malades n'étaient pas ‘énéôre réduits äu dévtiter degré dé marasmé et de faiblesse! on fit appliquér des sangsues à l'épigastre : les déuléurs en furent diminuées, mais De peu de temps, et bien: tôtilrs/y joignit. des nausées et dés vomissemens de bile: Quand'les forces étaient très- diminuées ; on s’en tenait; pour toûs ces symptômes, aux béRisehé et aux applications ‘émollientes; ‘on prescrivait Ha: solution de:sirop de gomme ou de sirop tartareux, si la soif était considérable ; mais presque toujours les malades sedégoûtaient promptément dé ces boissons qui, toutés même les plüs légères, comme l’eau sucrée ; leur paraissaient lourdes ét difficiles à digérer. L'eau de Seltz cou pée diminuaitles vomissemens pour quél: ques. jours, ‘puis avait lemême sort que les autres. boissons. L’opium, sous toutes les formes, ne cal: mait ni les douleurs ! m les vomissémens, qui prove-

54Âo TRAITEMENT. Le naient presque toujours , comme nous l'avons vu , du. ramollissement avec amincissement de la Rembrans muqueuse de l'estomac.

494. Quand la diarrhée stat peu cobtéhblR on prescrivait l’eau de riz édulcorée avec le sirop: de gomme, et on diminuait la quantité des alimens. Dans un déses supérieur , on substituait au sirop de gomme, : celui : coing. Quelquefois à l’aide de ces moyens la diarrhée restait stationnaire ou même était suspendue pour quelque temps ; mais le plus ordinairement.elle augmentait, et si alors l’état de lamembrane muqueuse de l’estomacle permettait, on lui opposait la décoction blanche et le diascordium avec ou sans opium, et le plus ordinairement sans succès. — Vingt-cinq de nos malades ont été soumis à cette médication ;,de douze à quarante-huit jours avant le terme fatal. [ls se partageaient naturellement en trois classes : chez les uns, il y avait des ulcérations peu considérables Ep l’un ou l’autre intestin , ou dans les deux , avec un ramollissement ordinairement étant à de la membrane muqueuse du colon, souvent rouge et épaissie ; chez les autres, les ulcérations étaient. considérables , et le ramollissement de la membrane muqueuse du gros intestin à-peu-près au même degré que dans la première classe ; enfin , dans une troisième , cette membrane muqueuse était seulement un peu ramollie, sans ulcération et sans rougeur, Dans la première pr qui comprend quinze cas ,. la diminution de la diarrhée a suivi de près l’usage du diascordium chez trois sujets , et s'est maintenue jusqu’à la mort : le ramollissement était peu considérable dans un des cas,

| TRAITEMENT. 541 Dans la seconde, le même succès a été obtenu sur deux des huit sujets qui la composent, et chez Yun d'eux le ‘aéèlrdre était borné à une large ulcération du cœcum. Enfin, un des deux tes de la troisième classe, qui avait beaucoup de diarrhée avant l'administration du diascordium , en a eu fort peu du moment où illui fut prescrit , quarante jours avant la mort; de manière que sur vingt-cinq malades, six seulement paraissent avoir retiré quelque avantage de l'emploi du diascordium ; encore faut-il dire que dans trois cas où la membrane muqueuse du colon était plus ou moins ulcérée, ramollie et épaissie, l'augmentation du dévoiement a suivi de près l'usage du remède.

On a aussi essayé dans le même but la décoction de cachou , à la dose de deux tasses dans la Journée. Seize de nos malades en ont pris; cinq d’entre eux, dans le dernier degré de faiblesse, quatre à cinq jours avant la mort, à une époque à Hele l’action des médicamens est trop difficile à apprécier , pour que nous passions en tenir compte. Des onze autres ‘qui

ont commencé l'usage du cachou, deuxàtroissemaines ‘avant le terme fatal , cinq ont paru en retirer quelque avantage, Chez l un d'eux néanmoins, la diminution,

puis la cessation de la diarrhée , furent intiédiatdilènte suivies de malaise , d'antiété. de soif, d’ardeur au etser ; etc. ; en sorte que la nas: au lieu de se réjouir de la disparition dé son voice, s'en plai- à gnait. Nous trouvâmes, à l'ouverture de son COrPS , des traces évidentes d'une inflammation récente de la membrane muqueuse de l'estomac et de la trachée- artère ( lésions qui surviennent très - souvent d’une

manière spontanée, et qui pourraient fort bien ici rez

connaître une cause étrangère à l’action du. médi-

cament ) ;, puis un grand nombre d’ulcérations i intes-

tinales , avec ramollissement de la membrane muqueuse | du colon. Ces dernières lésions existaient dansles autres cas. — Le ratanhia fut employé dansles mêmes circonstances chez un des malades ; sans le

MODES succès. Enfin he pan seul ; à la dose d’un

à deux grains dans la journée., fut prescrit Chez cinq

sujets, et la diarrhée ne diminua, consécutivement à à son usage , que chez l’un d’eux. ’

Ainsi, le diascordium, le cachou, rte ont eu en apparence les mêmes effets sur la diarrhée. des phithisiques parvenus à une époque avancée de .la maladie ; et à raison de la différence qui existe entre la manière d’ agir du cachou et de l’opium, on pourrait soupçonner que les succès dont nous avons parlé,

sont plus apparens que réels. He

Nous remarquerons à ce sujet qu'il serait peut-être

convenable , dans la dernière période des. maladies

chroniques, et de la phthisie en particulier, de bannir

du traitement de la diarrhée toute espèce. de: stimulant, vu que, d’aprèslesfaits rapportés dansla prémière partie de cet ouvrage , cette fitchde tient en grande

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