CAUSES
bientôt suivie de toux et de crachats ::elle mourut au trente-cinquième jour de sa maladie, au viogtcinquième de la toux; et à l'ouverture Fc cadavre ,
on trouva une grande masse de matière tuberculeuse à la base de l’un des poumons, ramollie, vidée en partie, des granulations grises, etc., etc. Ici, évidemment les granulations, la matière tuberculeusé , n’étaient pas l'effet Een inflammation des tree
pour le soutenir, il faudrait avoir. prouvé qu’une bronchite d’unjour peut donner lieu à laformation d’un
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* Este plus ou moins grand nombre de tubercules, etcMais
nous respectons trop le lecteur pour lui prèter.cette manière de voir, ou faire d’autres suppositions également invraisemblables, et nous considérons comme
aussi bien démontré que chose puisse l'être , que dans le cas dontil s’agit, le développementde PS |
était indépendant de toute espèce d’inflammation:….: 475. Les autresobservations dephthisieaiguë parlent
tout aussi clairement ; nous citerons en particulierla 34°., quia pour objet un homme habituellement bien
portant, pris tout-à-coup, sans cause connue, au Milieu d’un état de santé très-satisfaisant, de: fièvre, puis de toux, et qui mourut au trentième jour, de:sa maladie. Ses poumons étaient remplis d’une immense quantité de granulations grises demi-transparentes ,
et la membrane muqueuse des bronches parfaitement saine, sauf une légère couleur violacée, qu'on ne pouvait Mes 6 qu'à la stase du sang dans les der-
niers momens delavie, et qu'on observe fréquemment
dans beaucoup de:cas de mort subite. Nous rappellerons encore la 35°. observation, relative à un jeune: homme de dix-neuf ans, très-bien portant au moment:
DE LA PHTHISIE . 329 “où il fut pris, sans cause connue, de toux avec fièvre, et chez lequel il y avait déjà tant de matière tuber- -culeuse dans les poumons au vingtième jour de l'affection, qu’elle obscurcissait le son de la poitrine à cette époque. Nous poutrions en dite atitant des 36°.
et 37°. observations , et surtout de la 10°. bis, dans laquelle le son de la poitrine était obscur sous là clavicule droite au dix-septième jour de la maladie, bien que dans cedernier cas l'affection n’ait pas marché d’une manière si rapide vers le terme fatal : en sorte que, sur cent vingt-trois sujets, six, c’est-à-dire la vingtième partie, offraient la preuve directe que la phthisie peut se développer indépendamment de toute affection inflammatoire du parenchyme pulmonaire où de la Mrs mujueuse des bronches.
476. Ce fait résulte encore de presque toutes nos ob- -servations dé phthisie latente. Les individus qui sont Vobjet de trois d’entre elles ( Obs. 27, 28, 29. ), avaient une phthisie simple ; : chez eux la toux et les crachats avaient été devancés, pendant six mois ou un an, par une fièvre continue, plus ou moins exactement rémittente ; et, à raison du défaut de compli-cations, nous avons vu que cette fièvre ne pouvait être que le résultat de l’action d’un certain nombre de tubercules, développés indépendamment d'une | péripneumonie ou d'un catarrhe pulmonaire, “qi n’existaient pas alors. À l’appui de notre assertion, vient encore la 4°. observation, dans laquelle la toux et les’ érachats n’ont débuté qu'au qüatrième mois d’une diarrhée intense, et n’ont préeédé la mort que de six semaines. Ici, en effet, la grandeur et la structure des excavations pulmonaires montraient , à n’en
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pas douter , que le. développement de la matière tuberculeuse était antérieur à la toux. Celle - ci en était donc le résultat et non la cause. .
477: Ainsi, non- seulement l'influence de la éri- AE Re de la pleurésieet du catarhe PAUSE trée, mais nOS sein portent à croire que cette influence est HRaginaine. ou que, si elle existe, elle.se trouve resserrée dans deslimites très-étroites ; et nous venons de prouver, ce nous semble, que dans la douzième partie des cas offerts à nos recherches, les tubercules pulmonaires s étaient. développés indépen- "
damment de toute espèce d’inflammation du parenchyme pulmonaire, des plèvres ou des bronches.
Toutefois il faut convenir qu’à raison de la lenteur de la marche de la phthisie dans la plupart des cas , ce la ressemblance de ses symptômes avec ceux du catarrhe pulmonaire simple à son début, et de l'état plus ou moins inflammatoire d’une partie des bronches chez les phthisiques ; il faut convenir, disons-nous., qu'il n’est pas étonnant que beaucoup de médecins pensent que l’inflammation , surtout. celle de lamembrane muqueuse des Riouc tes soit la cause des tubercules; mais cette opinion, du moins pour la plus srande partie des cas, ne nous semble plus pouvoir exister. . 7 | say be ti LR
478. Il est d’ AMAR un fait non moins certain que les pr écédens, qui les confirme, et pourrait jusqu’à un certain point les remplacer tous, c’est que, ainsi que nous l'avons dit plus haut (36) , les bronches sont ordinairement saines prèsdes tubercules crus oudes masses de matière grise demi-transparente, (Obs 29, etc:) 5
DE LA PHTHISIE. 331 que la rougeur et l'épaississement.de:celles! qui com muniquent avec les cavités tuberculeuses semblent, par cela mème, l'effet du passage: continuel:-de la matière. contenue dans les exCavations, et que chez les ‘sujets qui succombent à une “achat différente dela phthisie ; mais avec des tübercules crus: ou: des granulations grises dans les poumons (Obs. 50. }, on trouve: présque toujours les bronches parfaitement saines, sous le rapport, de’la couleur et de l'épaisseur. Les faits de ceigenre ne sont pas rares : dérnièrement encore nous en avons observé plusieurs , et il suffit d'avoir été témoin d’un seul d’entre eux, pour être convaincu de l'indépendance où sont, dits bien des cas, les tubercules pulmonairés, de Étifithiadu#)
Tnjluence des Fétemens.
479. L'influence des vêtemens, et en particulier celle des corsets, sur la phthisie ,n ‘est peut-être qu'une assertion sans preuves. Plusieurs des fémmeés sotinises à notre observation avaient la respiration gènée longtemps avant d’être phthisiques ; mais le htime d'hommes qui se trouvaient dans le mêmé cas n’était pas moins considérable ; én sorte que quand on admettrait une liaison entre cet état et le développement de la phthisie , on ne sérait pas autorisé, dans le cas où les femmes auraient porté des corsets dès leur plus tendre jeunesse , à la leur attribuer. D’ ailleurs la plupart de celles que nous avons observées x dit été élevées à la CARE s'étaient livrées aux travaux champêtres, et n'avaient porté de corsets qu après leur arrivée à Paris, quand déjà elles avaient pris tout