‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 24 sur 141 · partie. des duels · texte numérisé non relu

partie. des duels

101. Les lésions qui viennent d'être décrites ne sont pas propres à la phthisie ; nous les avons observées à la suite des autres maladies chroniques, mais dans des proportions différentes. Sur quatre-vingtquatorze sujets morts de quelqu’une de ces affections,

la membrane muqueuse de l’estomac était

Amincie et ramolhie::.. . . ..

Rouge et un peu ue à sa face anté- PPDA ASSIS STE ni DIMINUE

Ramollie et d un rouge Na dans le er

BOeLSo. CD PM AE nris FUN

6 fois.

7 4 ANATOMIE; RATHOLOGIQUE.

Plus ou! meiñs rouge dans.toute.son étentonusit due, sans ramollissement, . .. à Sands | i Mamelonnéesgrisâtre vquelqueoi ee us 4 sie ow ulcerée.. de AN Li. ge ANSE ee CT ENST À

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C'ést-à-dire qu elle était plus: ou moins prérd ment lésée dans la ihoitié dés e cas', tandis-qu’à là suite de la hthisié c'était chez les Sen er dès sujets. Et remarquons encore que’si chez les’ phthisiques Ja lésion la plus proféride (le ratiolissenient" âvec amincissement, quelquefois li destruction defamiembrane muqueuse de l'estomac ).était aussi une des plus fréquentes, c'étaitlecontraire pour les sujets qui: avaient succombé Y d’autres affections ; de manière qu'il ré sulte de ‘e cé rpprochement dés faits, que ‘la’ phthisi ie est tout à la fois une prés ON aux Stade!

tions de la membrane muqueuse dei ‘estomac et ‘aux plus graves d’entre elles.

Scie DE CCE TEE DU DUODÉNUM., . …

102. Ilétait presque constamment dans l’état naturel. Dans quelques cas samembrane muqueuse était rosée ; d’autres fois'elle avait une couleur grisâtre, ce qui était dû à une infinité de petits points noirs dont elle était semée pour ainsi dire. Assez souvent/ses follicules muqueux étaient fort développés , doublés,

4 2 PUODÉNUM | 75.

triplés de volume , mais sans altération de structure. Trois fois (sur soixante sujets) nous y avons observé des ulcérations. Elles avaient une ligne et une ligne et demie de diamètre , étaient au ab de trois à dix, et d’une couleur pâle dans deux cas. ( Obs. 9.) Dans le troisième ,-on en comptait deux de trois à quatre lignes de diamètre ; leur fond était noirâtre , et formé, comme dans les cas précédens, par le qu a: et sous-muqueux légèrement épaissi. À leur pourtour, la membrane muqueuse n'offrait rien de remarquable. j:

Dans les deux cas où les ulcérations étaient les

plus petites , il y avait danse foie des kystes non moins petits, contenant une matière verdâtre et pulpeuse ; mais il n'y avait aucun rapport entre la couleur grise ou rose de la membrane muqueuse du duodénum , l'augmentation du volume des follicules muqueux, ‘el le passage du foie à état gras.

- Une seule fois nous avons trouvé une tumeur fibreuse , pareille à celles de l'utérus, de la, grosseur d’une noïsette, dans la tunique musculaire du duodénum: ( ‘ |

À la suite des autres maladies chroniques, l'état de cet intestin était : à-peu-près le même que chez les phthysiques; et sur soixante-cinq sujets, nous 0 avons observé un cas d’ulcération.

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Li ANATOMIE; PATHOLOGIQUE.

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NS DE L'INTESTIN GRÈLE (1)... 11180 Le #

103. Avant pe décrire les différentes iédons” de l'intestin .grêle, nous Croyons utile d’ arrêter un, instant l'attention sur Ja membrane muqueuse qui le tapisse , et d ‘indiquer une particularité de structure , généralement négligée , da ‘elle présente toujours dans l'é état s sain. |

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.. Eh De la membrane muqueuse de Lintestin grêle | dans l'état naturel.

104. Dans cet état les parois de l'intestin sont trèsminces , demi-transparentes ; + et sion en applique une partie sur l'extrémité des doigts, on peut ordinaire- | ment distinguér à travers lès petits sillons sg y sont - tracés” ” 3 . 11% j

Dans cette épaisseur si peu considérablée sônt néanmoins comprises les membranes muqueuse , inus-

culaire’ et périténéale unies pe à ete M qéAutas 4 de

(2) On trouvera beaucoup d’analogie entre plusieurs remarques faites dans cet article, et cellesde M. Billard, dans son ouvrage sur la membrane muqueuse gastro-intestinale, Sans attacher trop d'importance à cette portion de notre travail, qui n’est en partie que la confirmation de ce qu'on savait déjà, nous bebe qu’elle avait été communiquée, depuis plusieurs mois, à M. Chomel, quand l’ouvrage en question parut, et que, loin de supprimer une partie de nos remarques, nous avons cru devoir les laisser intactes, comme une nouvelle preuve que la même attention à vbserver conduit nécessairement aux mêmes résultats,

INTESTIN. GRÊLE! Un 97 tissu cellulaire. Dès qu'un de ces tissus est altéré d'une manière quelconque , la demi-transparence disparaît. AA cf CHR 79 :

La 1membrane muqueuse est naturellement blanche, son épaisseur un peu plus considérable dans le ; JéjJunum que dans l’iléum, où on peut la comparer à célle d’une feuille de papier Joseph.

105. Si après y avoir fait une incision, on en soulève un côté avec le scalpel, et qu’on le saisisse ensuite avec l'extrémité des doigts ou des pinces , on peut en enlever des lambeaux de cinq à dix lignes de longueur. Cette expérience suffit pour indiquer la consistance de la membrane muqueuse dans l’état naturel; et quand on ne peut plus en obtenir de la même manière des lambeaux de la grandeur indiquée, il faut en conclure qu'elle est plus ou moins profondément lésée. x |

106. Mais l’uniformité de cette membrane est interrompue à des distances plus ou moins considérables par des plaques ovalaires de dimensions trèsvariées. On les observe dans les trois derniers quarts, quelquefois dans toute l’étenduerde l'intestin. On en compte .dewingt à trente, et souvent plus. Placées à l'opposite du mésentère, elles ont d'un à quatre pouces de long , sur huit à dix lignes de large; devieñnentgénéralement plusnombreuses et plus grandes en approchant du cœcum, forment une saillie peu considérable, sensible néanmoins à la vue et au toucher ; ont une épaisseur double, triple, quadruple, de celle de la membrane muqueuse environnante ; sont complètement opaques, d'une couleur blanche: où arisâtre, et quelquefois piquées de bleu. Elles n'ont

76 ANATOMIE PATHOLOGIQUE. Su \ pas l'aspect velouté: du reste de l'intestin. Léur sur face offre.un grand:nômbre de:graïns plus petits: qué . ceux de millet , d'un blanc un peu jaunâtre. Si ondes sourève derlarm'aniène que nous avons: indiquée-plus 1 baut pour; la anembrane: muqueuses; :on:0bservecà | leur. face, adhérente les mêmes; petits grainsz etssi l’on met une de cés plaquesainsi détachéesentre d'œil etla lumière; les interstices desvpetits grains parais-

sent aninces et demi-transparens; à-peu-près comme

la membrane muqueuse dans le reste de son étendue: 107. Cette structure ; quin'est pas toujourstégalement facilé x constater, est de la dernière ‘évidence dans quelques: cas pathologiques ;:quandlamembrane muqueuse ést d’un rouge foncé, à la:suité :debmala+ dies du cœur , par exemple. ‘Alors,en ‘effet, lespetrts

grains dont nous avons parléconservent là couleur

blanche et jaunâtre qui leur est naturelle; !leursäini= terstices, dont: lawrougeur éstpresque aussi foncée que celle de Ha ro êtes la tilc à muqueuse ‘environnante, les fontressortir d’une manière très-tranchée; cet les

plaques paraissent cé qu'elles sont réellement ;une

agglomération: deïpetits grains: sans doute -glanduleux ; dans l'épaisseur de la membrane muqueüses 108. Les points bleus qu'on:vbserve si fréquemment sur les plaques, indiquent les orifices des grains glanduleux. Du moins , la chose: nous :sémble: inise hors de doutepar ce qui arrive dans certains cas pa thologiques! où les plaques étant ‘fort développées, les points bleus’sont remplacés:par des 6rifices béans, presque ‘aussi larges D les . eux-mêmes ‘dans l'état naturel. UD, 898040, Fe SR 109. Souvent lés plaquesin'ont: tp tôut-à-fait Vas-

VS ENTESTEN 2 GRÊLES TA 39 pectiquisvient d'être indiqué, et: qui tient’à la dispositiün: des cryptes. Celles-ci sont cônfluentes, les in: térstives qui les-rendaientsensiblés ont disparu ; maïs’ les plaques ne:sont pas moins faciles à réconnaîtreet distinctes de la membrane muqueuse environnante ;| par léur couleur, leur: opacité et une saillie ab ou rt EAN foudre él: LRAGAS st nsc

140.7Les pliques ont encore un |'aspéct Labo dans l'iléum et le jéjanum ; où.élles interrompent les valvules ‘conniventes ; ‘paraissent enfoncées ‘à “raison: dela saillie qué formentles valvules, etont une sur face aréolaire qui rappelle assez bien d' aspect d’une reprises: Mais comme dans l’iléum, elles sontblanches où 'grisâtres ,opatrues, ét par le fait de l'interruption des valvules à leur niveau, elles sont peut-être encore plus faciles à distinguer dans la première ‘partie de l'intestin qué dans la seconde. L'espèce de strücture aréolaire dont il s’agit est rare dans l'iléwm. + "1: 111. Les grains Hiatréhhires isolés qu'on rencontre presque toujours vers la fin de’ celui-ci, au-dessous de la membrane muqueuse, sont sujets aux mêmes altérâtions que les plaques, plus ou moïns faciles à reconnaître dans les circonstances indiquées pour les dernières ; et paraissent aussi de nature glanduleuse. ‘1194 Bien que ha: grandeur des plaques augmente à mesuré qu'on s approche du'cœcum ','il est cependant assez ordimairé d'en trouver de petites entre celles qui ont lés dimensions lés plus considérables: Alors leur forme n’est plus ovalaire ; elle est plus où moins irrégulièrement arrondie. Près du cæcum , elles sont très-multipliées et séchpent souvent tout le BOBror de l'intestin. d

FA

80 ANATOMIE: PATHÔLOGIQUE. À Se | 113. Les plaques nie partagent que bicaiper (il tement l’état pathologique de la membrane muqueuse” qui les environne. Déjà nous avons observé que quand+ elle était fort rouge à la suite des maladies du cœur, 2 les petits grains glanduleux conservaient. la.couleur, qui leur est propre. Quand on la trouvait épaissie, les\ plaques retenaient le plus ordinairement leurs a mensions naturelles , etleur saillie avait plus ou moins diminué ou disparu. Dans certains cas, dans les fièvres, graves, par exemple, tandis que la ide dual mu- . queuse est assez souvent intacte “et ne change pas. d'épaisseur, la leur augmente beaucoup; les grains. glanduleux s’élargissent, leurs orifices : deviennent béants. La structuré des plaques est. d’abord -plus évidente; bientôt elles se ramollissent, et tandis que | le tissu cellulaire sous-jacent; s'épaissit tous les j Jours davantage, elles s’ulcèrent et finissent par être complètement détruites. On conçoit dès-lors pourquoiles | plaques et les ulcérations observées dans les fièvres graves sont ovalaires ou elliptiques, situées à l'opposite du mésentère, et presque toujours dans la dernière : partie de l’iléum. C’est aussi sur ces plaques qu'ont le plus ordinairement lieu les ulcérations qui surviennent dans le cours de la phthisie. Souvent même elles, en sont le siége exclusif, et la membrane: qua reste parfaitement saine à leur pourtour.....:,,, 1 | Enfin c’est au milieu d'elles que. séoblhine ve perforations de l'intestin grêle dans les. maladies ai- |

guës (1). ?

(1) Voyez notre Mémoire sur la Perforation de l'intestin grêle ; Archives générales de Médecine, 1er volume, Ier cahier. Lt

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INTESTIN, GRÈLE:) | 81

A I. De. FL néestin n grêle. dans r état :ratholgique,

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o1a 4. th offrait. #4 : Her ln le nt l'épaississement:, la. rougeuür. de: ‘La imembranemuqueuse ; les petits abcès sous-muqueux, les: granulations senu-Cartilagineuses ou tuberculeuses iebdes'ulcérationsi-: : CT puy À ha orMË: “Le: ramollissemént des le An ae natrouie m'était pas plus commun. dans-le cours dela phthisie -que dans;celui des: autres afféctions chroniques. Sur quatre-vingt-quinze sujets nous l'avons rencontré huit dois seulement;etsur:tiois:d’entre eux, à un degré fort médiocie.:Ghéz: les cinq-auttres la membrane Inuqueuse n'avait. que ;la consistance du. mucus. Obs: 22,152.) Chez tous ;: lébramollissement. exisdait.dañs:toute l'étendue: de l'intestin, Au. ramollissement seoignaienti; dans trois cas ; un épaississement -issez considéfable:e: une:rougeur plus-ouc moins xives-ethien: évidemment alors il était le. résultat: de Jinflaïnmatién... Chez un quatrième: sujet il Lars ‘avait ge TES STE RES remigeur:oous9o8 Juofsib 8.20 Dans des cas où la membrane: muqueuse n'était mi rouge, ni ramollie, nousine l'avons trouvéermanifestement épäissie qu’une .seule fois. (Obs. 9: }paser .sIEkle était -plus:où moéins robge:, sans altération d'épaisseur: ou , de consistance! sûr treize ;sujéts: (Obsiu28;, 39.) Chez cinq d’entre éux, la rougeur existait dans toute l'étendue del l'intestin; (chezsiés autres, elle rétait bornée:à une petite portion déj:sa longueur , à ses deux derniers: pieds ,-dansda plupart des cas. (Obs. 41,1 47.) Dans aucun; les vaisseaux'dn

Il à À à é ÿ- { ; z 5 L x “

LES ANÂTOMIE PATHOLOGIQUE. | mésentère n'étaient gorgés de sang, en sorte que là, rougeur dépendait le’ plus souvent peut-être d’une cause différente de la simple stase de ce liquide.

116: Les granulations étaient, commetnous |’ avons ‘dit, de deux espèces. Tantôt elles sé présentaient avec , +ous les attributs de là matière tuberculeuse; tantôt | ebles étaient plus blanches et beaucoup plus dures, offraient en quelque sorte la résistance et l'aspect. ‘des. cartilages. Les unes et les autres avaient.un: Volume peu considérable , celui d'uncpois:! de: moyenne dimension; étaient ordinairement beaucoup plus petites; se développaient au-dessous de x membrane muqueuse, et ne se montraiént: presque Jamais: sans æ il existât en même-temps quelqu'ulcérations: 10:

Les granulations semi-cartilagineuses (Obs: 13; 29 ; 35). étaient ordinairement :très-multipliéesi: “6 beaucoup plus que les autres: ‘existaient quelquefois dans toute la longueur ‘de: l'intestin, distantes d'un, deuxiou'trois pouces, plus on noins{sAiñsi aiiverseblémient répandués , Meur'nombreret leur grosseur ak laïent en dugmentant vers le: cœcum. Dänstd'autres cas ellés étaient beaucoup plasimombreuses:près:du duvdénumiet-dans:lespremieritiers delintéstin(que dansicelui qui vient imnrédiatement ensuiter, etielles manquent dans le:dernier.° Petites,-elles avaient à pemelle-volume delaitète d’une petiteépingle, adhéraient péu à la tunique cellulaire , etla membrane muqueuse était parfaitement sainé Aoleur :nivéäh} Quand elles avaient le volume d’un:pois ou environs cette membrane était ordinairement:plus ou moins.

rouge , épaissie et ramollie, ou même détruite au | pointde contact. Bientôt elles éprouvaientelles-mêèmes

7 INTESTIN GRÊLE. : 88 -üne perié de substance. La destruction faisait tous les jours des progrès, et jusqu’à ce qu’elle fût complète, les bords de Vhloérafion étaient durs, blancs ;

opaques; conservaient , à très-peu de chose près les | caractères de la tumeur à laquelle ils succédaient ,

-et offraient ainsi là preuve de leur origine: Les granulations semi-cartilagineuses avaient queltquefois leur siége sur les plaques, et plus ordinaire- inent dans leur intervalle. Elles étaient également dis- | tribuées danstoute lacirconférence de l'intestin. Nous ne! les avons jamais observées qu’'au-dessous de la membrane muqueuse immédiatément. Dans aucun £as, elles n'occupaient les interstices des fibres musæulaires ; ce quinous porte à croire qu’elles n'étaient

autrechose que le développement morbide des glandes

mucipares , dont Ja je JM est celle qui vient d’être indiquée. rh 117. Dans aucun cas on ne rencontrait les granu- "A tuberculeuses en nombre comparable aux premières quand elles étaient très-multipliées. Elles occupaient le pourtour des ulcérations, leur centre, les. interstices des fibres charnues, étaient nladées entre le péritoine et la membrane musculaire correspondante (1); Se:trouvaient sur les plaques ou dans leur intervalle ; étaient presque constamment plus mbreuses près du cœeum que partout ailleurs.

(Ôbs. 6, 8, 12,15; 21,27 etc.) Nous n’en avons > ‘observé près du duodénum. |

1 ue succédaient de: pui ulcères dont à

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