‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 29 sur 141 · Mais quélle est la cause de la lésion qui nous · texte numérisé non relu

Mais quélle est la cause de la lésion qui nous

GLANDES MÉSENTÉRIQUES. 109 occupe ? Les glandes mésentériques , devenues tuberculeuses, avaient, cornmeil a été dit (147), un volume plus considérable que dans l’état ordinaire : quand elles ne présentaient qu'un petit nombré de points tuberculeux ; leur tissu était d’un rouge plus ou moins vif, et souvent un peu ramolli. Mais aussi, dans quelques cas, les glandes pour avoir un très-léger excès de volume, n’avaient pas sensiblement changé de couleur et de consistance ; ; en sorte que si, d’un côté, l'inflammation paraît avoir eu quelqu félin bé sur le développement de la matière tuberculeuse, de l’autre , dans un moins grand nombre de cas, il est vrai, elle semble n'y avoir eu aucune part.

Maintenant, quelle que soit la cause immédiate de

ees tuberculés, tenaient-ils constamment à un état

inflammatoire de la membrane muqueuse à laquelle ils correspondaient? Dans tous les cas où les glandes méésentériques étaient tuberculeuses, nous avons trouvé des ulcérations dans l'intestin grêle, et ces ulcérations n'avaient pas eu lieu sans inflammation primitive, ou consécutive de lamembrane muqueuse correspondanteyelles-mêmesétaientune cause perpétuelle

d'irritation. Quand il n’y avait de tubercules que dans

une portion dumésentère, c'était dans la partie voisine du cœeum, celle à laquelle correspondaient le plus ordinairement les grandes ulcérations. Tout cela semble-indiquer une liaison étroite entre les tubereules mésentériques , la membrane muqueuse et les

ülcérations de l'intestin grêle. Mais dans plus de la

moitié des cas , les ulcérations étaient petites, et quand elles vtaiunblôrt larges, et par conséquent anciennés, la quantité@dée matière tuberculeuse n'en était pas

Le. ANATOMIE :PATHOLOGIQUE:

plus considérable. Le seul cas dans lequel nous ayons” vu toutes les glandes , mésentériques’ entièrement” transformées en matière tuberculeusesrest celui d'un!

jeune homme dont TAN AE était encore ‘récente, >

qui n'eut que fort peu de dévoiement, chez: letuel nous trouvâmes lamembrane muqueuse de l'intestin: grêle parfaitement saine sous le rapport dela couleur; de la consistance et de l’épaisseur. (Obs: 23.) 1e) seule lésion qu'elle présentât (et sans doute lon n'y attachera pas beaucoup d'importance relativement à

l'objet qui nous occupe) , était une, ulcération arrons die, d'uneligne de diamètre, à bords paies et plats, si-

tuée daris le voisinage du cœcum. D’où il faut conclure que si | ne des glandes lymphatiques, celle

de la membrane muqueuse et les ulcérations de l’in-

testin grêle qui y correspondent, doivent être regar:

dées comme cause occasionelle des tubercules mé-

sentériques dans certains.cas, il en est d’autres oùtces tubercules en sont cac édbnd ans

On dira peut-être, relativement à l'observation que

nous venons de signaler, que l'affection tuberculeuse étant chronique de sa nature, il est probable que celle du mésentère remontait à une époque antérieure: -au début de la maladie principale ; que dès-lors lin flammation de la membrane muqueuse à laquelle on devait J’attribuer , avait pu disparaître. Mais ce serait répondre à un fait par une: hypothèse, èt supposer comme constant ce qui ne l’est pas; puisque lama

tière tuberculeuse se développe quelquetois avec beaucoup de rapidité, comme nous le verrons, en

parlant de la marche de la phthisie..Ajoutons , pär

anticipation, que nous n’avons rencontgé, destuber-+

GLANDES MÉSENTÉRIQUES: LÉ cules mésentériques que chez les phthisiques; que par cela même nous ne saurions imaginer qu'ils aient devancé l’affection principale, et que depuis son début il n’y avait pas eu de signe d'irritation bien marquée de la membrane muqueuse de l'intestin grêle.

Mare 1 durée de la phthisie était sans influence sur le développement de l'affection qui nous occupe. Nous l’avons observée aussi fréquemment chez les sujets dont la maladie était récente, datait d’un mois et demi à cinq mois, que dans les cas où elle s'était prolongée d’un à die ans.

193. Quand elles n'étaient pas tuberculeuses , les glandes mésentériques avaient encore assez fréquemment un volume considérable , et une couleur rouge plus ou moinsvive, C’estune raison:de croire que, dans les cas où la matière tuberculeuse existait en même temps que l’inflammation , elle en avait été précédée, - 194. Nous n'avons recueilli aucun symptôme qui puisse être rapporté à l'affection qui nous occupe. Dans le cas déjà cité, où toutes les glandes mésentériques étaient complètement transformées en matière tuberculeuse , le malade n'avait point eu de douleur. à l’ombilic. La pression convenablement exercée n'y avait fait sentir aucune tumeur. Néanmoins, si.chez des phthisiques nous venions à én découvrir une dans la région du mésentère, nous croirions pouvoir la considérer comme tuberculeuse , vu que dans aucun cas de cette espèce. nous n’en avons trouvé d’une autre nature.» D À |

| F Article 1

DES GLANDES MÉSO-COLCALES , MÉSO- COLITES ET. : LOMBAIRES. |

‘if 155. Les glandes méso-cœcales étaient’ un peu moins fréquemment tuberculeuses qué celles du mésentère , et plus'souvent que celles du méso-colon lombaire droit. Dans cet état, elles étaient, commé les glandes mésentériques, plus où moins augmentées de volume , rarement transformées dans toute leur étendue en matière tuberculeuse ; et plus ou moins rouges là où cetteftransformation n'existait pas! : ê Cinq fois sur soixante sujets, nous avons rencontré Ixtransformation des glandes lombaires en tubercules, Dans trois cas elle était complète , les glandes du vo- - lume d’une noix, fermes et sans le moindre ramol- lissement. Dans l’un d'eux, la membrane muqueuse de l'intestin grêle et du colon était parfaitementsaine, et aucune lésion des organes contenus dans la cavité de l'abdomen , ne pouvait rendre compte de celle dont il s’agit. Le sujet de l'observation était une femme âgée de soixante-dix ans. j) SFA F1 Dans aucun des cas qui font l’ébjet de cet aiticlé ; nous n'avons vu de granulation grise à côté de la ma tière tuberculeuse, dont le déveléppement était par conséquent thème que dans les glandes du mésentère, — Une seule fois nous avons trouvéles glandes du méso-colon lombaire droit converties, en matière | tuberculeuse. | Ne 0

GLANDES CERVICALES, ele. 110 : — ; D, Article II.

Page 1