‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 32 sur 141 · SAR TA · texte numérisé non relu

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solution de ce problème , nous allons indiquer les principales circonstances au milieu desquélles's’ opère. la transformation qui nous occupe. ® AAC

La première à remarquer, c'est que cette lésion. existe présque uniquement chez les individus atteints de phthisie; en sorte :qu'on peût, jusqu’à un certain point, la considérer comme une dépendance de cette affection. Sur deux cent trente sujets morts de maladies aiguës ou chroniques, à-peu-près. en nombre égal, nous n’avons trouvé que neuf exemples de foie: gras; et, de ces neuf exemples, sept sont relatifs à desindividus qui avaient un certain nombre de tubercules pulmonaires. En réunissant les neuf cas dont il s'agit aux quarante précédemment -indiqués, nous: avons guarante-neuf exemples de foie gras, les:seuls que nous ayons recueillis dans l’espace de‘troisvannées , parmi lesquels quarante -sept.chez:les-phthisiques. Assurément il est peu de phénomènes dont 4x dépendance est incontestable, pour lesquels les faits parlent d’une manière plus unanime... : :* | éigiatn

: Lésexe est encore une des causes: qui: favorisent la transformation:-graisseuse du foie ; car ; des quarante neuf cas dont il vient d’être question , dix seulement sont relatifs aux hommes ; de manière que la proportion desfoies gras chez eux etchezles femmes était, à très -peu de chose près, comme 1 à 4. À la vérité,

les exemplés de phthisie étaient un peu plusfréquens

chez ces dernières que chez les hommes, dans la proportion de 66 à 57; mais cette différence n'est pas assez. considérable pour altérer bien sensiblement le rapport indiqué , et notre assertion n’en reste pas moins exacle, d } LP

FOIE. 7 17 Lälorce ou là faiblesse de la constitution n'avait aucune influence sur la lésion qui nous occupe. IT en a été de même relativement à l’âge. Des quarante hé dont nous avons parlé, dix-huit avaient de vingt à trente ans ; treize, de trente à quarante; cinq, de quarante à cinquante ; trois, de cinquante à soixante ; etun, desoixante à soixante-dix ; proportion qui est à peu près la même que celle de la LATE aux différens âges de la vie.

Nous ne mettons point non plus au nombre dés causes qui favorisent lé développement de l'état gras du foie , lesinaladies du duodénum , vu qu’elles étaient rares et tout aussi peu communes ÊTr les sujets dont le foie”avait subi la transformation qui nous occupe , que chez ceux où il était parfaitement sain (102).

162. La transformation graisseuse du foie peut être très-prompte. Nous l'avons observée dans des cas où la phthisie avait parcouru toutes ses périodes en cinquante jours. (Obs. 36.) La marche plus ou moins rapide de l'affection tuberculeuse n’a pas même apporté de différence sensible dans la propor- | tion des foies gras. Elle était la même dans les cas où la maladie avait duré quelques mois seulement , et dans ceux où elle existait depuis plusieurs années.

165. Toutefois , si nous admettons que le passage du foie à l'état gras peut être aigu ou chronique , c’est seulement à cause de la dépendance'qui existe entre eëtte lésion ét la phthisie ; car nous manquons de signes capables de la faire reconnaître à une époque quetéonque de sa durée. En vain nous avons été au-devant des symptômes qui pourraient lui DOS nous n'en avons recueilli aucun, Les malades n’éprouvaient

118 ANATOMIE PATHOLOGIQUE. ” pas de douleurs dans lhy pochondre droit : la pression sur le foie, quand il dépassait le bord des côtes, n'en produisait pas davantage ; et si elle était dla à l’épigastre ; dans.les cas où le foie l’occupait,, on en trouvait la raison dans l’état de la membrane | mu-

queuse de l'estomac. Une seule fois nous. avons vu la

couleur de la peau altérée. Le sujet de l'observation

étaitune femme de trente ans (Obs. 30), chez laquelle la phthisie eut, tout à la fois june marche très-obscure et très-lente, Elle avait habité l'Angleterre pendant

quelques années; et aumilieu du cours de l'affection!

principale, il y eut des picotemens dans] ‘’hypochondre droit ,.et quelques autres symptômes qui. firent soupçonner une maladie. du foie. On lui opposa des pur= gatifs et du mercure doux ; la couleur de la peau sh téra insensiblement ,:et quand nous yimes la malade , elle était d’une bide nuance jaune. , à part, la. gure qui ayait une teinte bistre inégale. Les sclérotiques avaient couservé la couleur. nee qui. leur est: naturelle; et cette circonstance, comme nous le dirons plus. tard , doit nécessairement jeter des doutes sur Ja Cause présumée. de l’altération de la couleur. de la peau. qi | Dans cette abseïice de symptômes: propres ; une seule circonstance peut faire soupçonner l’état pathologique du foie ; nous voulons parlerde l'augmentation de son volume, puisqu'elle existe fréquemment etpresque

exclusivement chez les phthisiques, dans le cas dont

il s’agit. Li RAM 164. Chez tous les ste où ie était gras le foie ne

pr ésentait aucune autre espèce de lésions organiques,

Celles-ci, d’ailleurs, v étaient fort rares. Ainsi, deux

FOIE. :.; "e +0 iQ fois seulement nous y.avons observé une, plus ou moins grande quantité de matière tuberculeuse. (Obs. 9:) Chez deux jeunes gens de dixhpit à à dix-neuf ans, ce viscère offrait, à l’intérieur ; un assez grand. nombre de kystes d’un petit volume, d’une à trois lignes de diamètre, d’une consistance faible , detmanière à ne pouvoir être séparés des parties environnantes avec lesquelles ; ils felhéraient peu cependant, qu'avec beaucoup de précaütions. Ils avaient environ un,millimètre d’ épaisseur, et contenaient uñe matière, verdûâtre , comme pulpeuse. Nous n’avons rencontré cette. est de kyste que dans le 9 foie et.chez les phthisiques.. sat ” url |

-Chez un autre sujet a femme ja “mme ans), le moyen lobe était détruit, et remplacé par un, kyste fibreux irrégulièrement arrondi, d’un volume à-peuprès double de celui du lobe auquel il correspondait, d'un millimètre et: souvent bien moins d'épaisseur. Ce kyste, d’un blanc jaunâtre, contenait un fluide incolore, un peu louche, d’une médiocre densité au milieu duquel on voyait une centaine de petits corps libreset flottans, arrondis , du volume d’un grain de chenevis à celui d’une petite cerise. Ces petits corps étaient formés par une membrane mince contenant un fluide clair. Le, kyste lui-même était tapissé dans toute son, étendue. par.une membrane blanche. opaque, de laconsistance du blanc d'œuf cuit, d'une demi-ligne à trois-quarts de ligne d'épaisseur ,: très peu adhérente,, juxta-posée pour ainsi dire ; lisse. ét, polie comme une membrane séreuse par son côté; adhérent, d’un aspect mat à sa, face interne. Celle-ci présentait cinq renflemens allongés, d'in pouce a run

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pouce et demi de surface, d’une à deux lignes d’épaisseur , inégaux, bosselés, ayant l’aspect de l’albumine concrétée à la surface d’ un œuf ébréché. Le parenchyme sur lequel le kyste était appliqué n'offrait aucune espèce d'altération.

La consistänce du foie était rl Tantôt mou , tantôt plus ferme que dans l’état ordinaire, il unissait quelquefois à une certaine dureté une*friabilité remarquable, et, dans aucun cas, l’histoire la plus détaillée de la slädie n'offrait de ed Dane qui pussent être rapportés à cet état. TE

Un des sujets dont nous avons donné l'hidtéine. (Obs. 7), était l'exemple (unique pour nous), d’ unfoie emphysémateux, So léger que les poumons , ss à peine le ve dd qui lui est naturel,

£ | 4 Article LL, a"

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