DES ORGANES GÉNITAUX DE L'HOMME
181. Dans le petit nombre de cas où nous avons observé la verge des phthisiques , nous n’y avonsrien vu de remarquable. Mais, sur quarante sujets dont la prostate, les vésicules séminales et les conduits déférens ont été scrupuleusement examinés , trois offraient, une plus ou moins grande quantité de matière tuberculeuse dans la prostate ; et chez l’un d’eux (celui qui. fait l’objet de l'observation suivante ) , cette matière existait à la fois dans la prostate, les vésicules séminales et les conduits déférens.
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VIS. OBsERVATION. - }| }
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Ün tailleur allemand, âgé de vingt-quatre ans, d’une constitution peu forte, mais rarement malade, ayant ÿ la peau blanche, lès cheveux blonds, les formes ré-” gulières et peu d’embonpoint, fut admis à l’hôpital de la Charité le 27 octobre 1824. Il était malade de-
ORGANES GÉNITAUX. OA 4 puis quihze jours , avait été pris, dès le début ; milieu d'une santé parfaite, et sans cause dbphotl d'une hémoptysie assez forte, qui avait continué depuis, malgré deux saignées, le FCpos et la diète. La toux avait paru en même-temps. Il s’y été {t joint de la Chaleur et des sueurs Pense pendant nuit. L’ ap-
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pen avait diminué , la soif était devenue considérable. 11 n’y avaiteu ni ardeur ni douleur de poitrine. ;
Le 28, toute l'habitude du corps, les lèvres et la langue étaient décolorées, les forces abattues , la respiration un peu accélérée , la toux assez fréquente, une partie du crachoir occupée par un sang plus ou moins spumeux , liquideet noirâtre; la percussion de la poitrine sonore, la respiration claire , un peu moins forte sous les icutes immédiatement que partout ailleurs; le. pouls peu développé , légèrement accéléré (q tre-vingt-dix pulsations par minute }; la chaleur comme dans l’état naturel ; la soif assez considérable, l'appétit très-déprimé ; le ventre indolent, les selles rares. (Saignée de 3 vi * émulsion légèré Di pédiluves synap. ) L'hémoptysie cessa Loutrs-tat le 50; et ne reparut pas ensuite.’ , 4
Dans les trois mois suivans ,.c’est-à-dire jusqu’au 9 février 1825, jour de sa mort, la toux fut ordinairement très-forte la nuit; les crachats abondans formés par un fluide clair, unis vers la fin de novembre et dans le mois suivant à quelques autres un peu opaques ét par fois peletonnés. Ils furent légèrement grisâtres, comme demni-vitrés et peu abondans presque tout le mois de janvier, — Le 3 décembre, la respiration était dure , mais sans râle , sous les clavicules.
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À 5 ANATOMIR PATHOLOGIQUE.
Le 9 janvier, ce car actèré était encore plus remarqué ble; et du côté, gauche, dans da moitié antérieure inférieure de la, poitrine, et en arrière; dans'touteisn: een gp bln respiratoire était mblé d’ aie crépià lation: a assé Aline ; mais da: pércussion Y: était toujours
Les V son était très - obséur sous laclavie cule gariche. dans-lahäuteur de trois poucés, et Ta pee toriloquie : manifeste :duis le: point éotieipondantt
La dyspnée fut considérable à compter dù milieu de
Janvier, I n’y eut dédouleurs ni au larynx} ni el
la région de a trachée-artère 3 Ja voix x fat ahérée les huit dérniers j jours seulement. 2 21 0h nee |, 745
Le pouls; très-peu accéléré dans les mois ds noéveme bre et de décembre’, le devint dévantagé ensuité ; 5 ‘et du 15 äu 20 janvier, 1} battait dé quatre-vingt jüinze à cent dix fois par minute! La chaleur suivitiles prog rèS de l'accélération da pouls ; il y eut. constamment ( bs sueurs nocturnes, présque toujours bétiéedl Ha} partie
supérieure du corps, et OM E frissons irrégulières
dans le dernier mois. 4 (ut À. ALI Gé DORE LX
Peu après l'entrée du malade à l'hôpital, on PEN pétit se releva , et ses alimens furent graduél ement augmentés ; ; ‘&e mänière qu à la fin de novembre et dak le mois suivant ,ül mangeait le quart ou la moitié de Ja portion, Les selles furent rares et sollicitées pr des lavem'ens.de graine* de lin, pendant Jés deux preiniers nos ; puis fréquentes et liquides. Il n yreut ni coliques , ni nausées, ni vomissemens ; la soif fut tou-
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jours assez considérable. F* LE Te LE
À. partir. du début de la diarrhée , h faiblesse fit des progrès rapides; et, dans les rhgt derniers jours, le malade garda estiment lé lit, Il yeut un
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| ORGANES GÉNITAUX. 199 peu de délire quelques heures avant la mort ; qui arrivale soir à quatre heures.
«On fit appliquer un pbsiodtéihé au bras use dès le. commencement du mois de TE nbre : et depuis lors , jusque: dans les dérniérs j jours de la vie, le inalade fit tous les matins des frictions d hydriodate de Pr sous ne aisselles. EL
CA Fe L . rw + » + M : À VAE. 7: 1 { L i 27 1 4
Ouversure 3 à adaire, ‘quarante heures après la mort.
Étui rte Commentement du dernier degré de marasme sans œdème.
| Tête Infiltration très-peu considérable au-dessous de l’arachnoïde ; queues” granulations blanches, opaques, miliaires, nées de cette membrane, le long de la scissure dédinè: —— une cuüillerée de sérosité claire dans le véatricule latéral gauche ; un peu moins dans le droit: deux autres cuillerées dans les fosses OCcipitales inférieures — Monédiatehient au-dessous de la protubérance et dans l'é épaisseur de la moelle allongée, se trouyait un tubercule de la grosseur d’un pois de moyenne dimension, ni enkysté , niramolli; autour duquel la substance médullaire était dans état naturel — Le reste de l’encéphale parfaitement sain.
Cou. L'épiglotte n’offrait rien de remarquable. Il y avait une ulcération profonde, arrondie ,. d’une ligne et demie de diamètre, à la réunion des cordes vocales. La: membrane muqueuse de la trachée- artère était un peu rouge à sa partie inférieure, d’une consistance ét d’une épaisseur convenables.
Poitrine. Quatre à cinq onces de sérosité claire dans chacune des plèvres. Une bride blanche, étroite,
1906 ANATOMIE P ATHOLOGIQUE. |
allait de la plèvre costale au sommet: du: pouuién gauche, où elle était fixée vis-à-vis une cavité tuberculeuse. Le lobe supérieur de ce poumon: était dur dans sa totalité, Offrait beaucoup de taches jaunes à sa surface , nb excavations peu considérables à sa partie supérieure , et dans le reste de son étendue” un nombre presque infini de tubercules de forme irrégulière, de la grosseur d’un pois ou d’unê n0i sette, parmi lesquels beaucoup étaient confluens, et PA career ramollis, ou même incomplètement vidés. Il y en avait bien pe dans le lobe inférieur, où aucun d’eux n’était ramolli. Presque tous y étaient entourés du tissu pulmonaire hépatisé.. À droite , le lobe inférieur était un peu engoué, ne contenait pas de tubercules. Ceux-ci étaient moins nombreux dans le lobe supérieur que du côté gauche dans le Na correspondant; tous y étaient à l’état de. crudité. n'y ë avait ni granulations ni matière grise. dans l’un ou | l'autre des poumons. Les bronches étaientd’un rose tendre uniforme, — Le cœur était peut. et:sain; l'aorte dans l’état naturel. HO Abdomen. L’estomac CODÉCNAE a de: ile verte et un peu de mucus épais €t tenace. Sa membrane muqueuse était jaune et très-molle dans une: petite partie du grand cul-de-sac. Au-dessous, le long de la 1 ue courbure, dans une surface allongée. de. cinq à six pouces carrés , elle était mamelonnée , rou- : geâtre et grisâtre , avait Hi d'un millimètre d’épaisseur, et formait une saillie évidente au-dessus des . parties qui l’environnaient. Ailleurs, elle était parfaitement saine. -— La membrane muqueuse de l'intestin grêle. était en bon état dans son premier tiers,
ORGANES GÉNITAUX. À 157 offrait des ulcérations transversales dans le tiers moyen, longitudinales et elliptiques, comme les plaques qu’elles occupaient, dans le dernier. Les ulcérations transversales! ne faisaient pas tout-à-fait le tour de l'intestin , avaient un pouce ou un pouce et demi de large à leur partie moyenne , étaient plus ou moïns rétrécies à leurs extrémités. La membrane muqueuse était complètement détruite à leur niveau, leur surface très-inégale ; ce qui provenait de l'épaississement et de la destruction partielle du tissu sous-muqueux correspondant. Leur pourtour faisait saillie , était rougeâtre et jaunâtre , par suite du Mél lent d'un assez grand nombre de tubercules ramollis, dans l’épaisseur du tissu sous-muqueux. À RRETRS la partie de l'intestin correspondante à ces ulcérätions , était plus où moins grisâtre et violacée, offrait des inégalités qui provenaient ‘des PAL À tuber- . culeuses, placées entre le péritoine et la tunique musculaire. Les ulcérations longitudinales n étaient pas complètes ; c’est-à-dire que la membrane muqueuse n'était pas détruite: dans toute leur étendue. Leur surface était inégale comme celles des précédentes . par la même raison , et aussi par l'effet d’un plus ou moiss grand nombre de brides formées par la membrane muqueuse. Celle-ci était saine dans l'intervalle des ulcérations.—— Dans touté lalongueur du grosintestin, elle était pâle, épaissie et molle comme du mucus. Le cœcum et le colon lombaire droit offraient cinq ulcérations tuberculeuses > irrégulières, peu considérables , au fond desquelles la tunique musculaire n’était point à nu. — Toutes les glandes du mésentère avaient un volume considérable, étaient presque entièrement
1958 ANATOMIE PÂTHOLOGIQUE.
tuber culeuses, etplusieurs de celles: du méso-cœcum et duméso- colonascendant, avaientsubila mêmetransfor< matigns—+ | Le foie était pile et un peu gras labilede la vésieule, extrêmement, épaisse et d'une couleurtrès+ foncée... La rate contenait dix à douze granulations tuberculeuses de; la grosseur d’un: petittpois ;et:son | tissu était plus rouge, que daûs l'état naturel: "Les | reins el la vessieg parfaitement $ains.1,1,410200 mon ba. prostate avait ses dimensions: caline et se. trouvait presque entièrement transformée.en niatière | tuberculeuse. non ramollie. + Les vésicules séminales ; étaient dures x (Un peu, plus, volumineuses! que dans | l'état natur el, etremplies d’une! matière tuberculense | très-ferme, divisée par. des cloisons correspondantes à celles quiexistent ordinairement. Ceseloisons étaient dures,.grisâtres, “épaisses. de plus: d'un. millimètre, et semblables aux parois des vésicules. À partir du col: dé ces dernières. ,et dans la longueur de trois. pouces ;les conduits déférens avaient deux ligneé-et.demie deidiamètre enyiron,.et la: résistance. d” une corde. téndue. Leur largeur décroïissait.un peu en rAppror Ram: du terme indiqué, Leurs parois étaient doublées, d’épaisseur, d'un gris presque entièrement opaque:comme At des vésicules , et leur. canal rempli; dansl'espace indiqué, d’une matière tuberculeuse , fermeyet nulleméntramollie. Au-delà, tout était is étAEPR Ia cel
| 182. Sans nous arrêter actuellement sur. tous des points de cette obseryation qui sontdignes de quelque
intérêt , nous remarquerons que la forme et les dis- Done anatomiques intérieurés des vésicules sémi-
ORGANES GÉNITAUX. 159 nales subsistaient ; qu'il n’y à pas eu ‘transformation de tissu, mais développement, de matière tuberculeuse : que ce AésaRpémens était.le: résultat d’une sécrétion morbide dans, les vésicules et dans lès'conduits déférens come, dans l'urétère.:du: sujet dont nous avons dhpbe L'histoire dans le chapitre précédent; que,,ces. faits ont: ‘beaucoup d’analogie ‘avec certains. cas. de, péritonite, tuberculeuse: dont nous allons bientôt parler; .et.qu'ils sont bien’ contraires à l'opinion. de ceux, qui regardent: les: tubercules comme . le produit de. Pré des vaisseaux lymphatiques. (2178. te ÿ: D etmulor Hiou y!
183. Un autre fait Dites encore d’être remarqué : c’est que. la inatière tuberculeuse existante hors des ‘poumons, dans la moëlle allongée, les replis du ‘isentère , la rate , la prostate, eic. >. était. partout au même. degré « de about non encore ramollies ce qui semble, indiquer l’action d’une cause unique agissant à-la-fois sur tous ces points. K: LPO
Ala suite des affections aiguës où chroniques’ différentes. de la phthisie, nous n'avons ,: dans: aucun cas , observé dë tubercules dans la prostate ,: ill vésicules séminales ou les, conduits déférens.