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Le VIT cOBSERVATION.
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POP , NUfs 1 us garçon. bonuetier, Agé de vingt-sept ans, d'une constitution peu Toute L , arrivé à Paris depuis un mois, fut admis à l'hôpital de la Charité lé > avril 1824, accusant cinq semaines de maladie, Au débat, après avoir été mouillé.en route , toux, crachats , Fr di perte incomplète de l'appétit. Ces symptômes continuèrent, lasoif devint considé rable etl'anorexie complète. Les frissonsse répétaient par la moindre cause ; latoux avait beaucoup augmenté dans les huit derniers jours, et depuis, le malade avait eu de la dyspnée. L’affaiblissement s'était prononcé dès le début, bientôt suivi d’enflûre aux jambes: Toutefois le malade n’avait pas:été alité; il prenait un peu d'exercice tous les jours, et n'avait pas eu de douleurs de ventre.
Le 8'avril, figure faiblement colorée, infiltration légère au bas des jambes , diminütion considérable des/férces, Crachats verdâtres, jaunâtres, incomplètement opaques, quelques autres grisâtres , demi transparens , comme, vitrés. Toux peu fréquente, opHsne son forte, parole brève, râle muqueux en arrière et principalement du côté gauche, dans toute la hauteur de la poitrine ; percussion sonore. Pouls médiocrement accéléré , chaleur peu considérable, Langue sèche , un peu rouge , bouche pâteuse, soif vive, anoréxie; vehtré. tendu, bombé ; légèrement sonore : dans tous les points, ‘indolent :. parfois:
néanmoins le malade y éprouvait un léger. malaise. Selles rares. ( Chiendent oximel. nitré ; lavement de pariétaire , Hs potion gom. ; deux crèmes de riz , trois bouillons. ) PEN
Les mêmes symptômes persistérenk, etprirent plus ou moins de développementjusqu'à la mort qui arriva
le29 août. Leur augmentation fut graduée ; presque :
insensible; la toux généralement très -faible , les
crachats peu abondans, pareils à ceux qui ont été .
‘décrits. Quelquefois même, le malade passait tout
une journée sans tousser ni cracher. Danses trois derniers mois, les deux tiers inférieurs du eôté droit de la poitrine ne rendirent aucun son; la respiration y était extrêmement obscure et lointaine; il y’ avait parfois des craquemens sous la clavicule
correspondante. À gauche , la respiration était un peu
plus faible dans le même point que dans la partie inférieure de la poitrine , ét le bruit respiratoire quelquefois mêlé de râle muqueux, plus rarement d’une crépitation faible et imparfaite, CA | Le poulsfut un peu accéléré dansles quinze premiers jours; après quoï il devint calme, et ne reprit de fréquence que dans les derniers temps, toujours faible êt régulier. La chaleur suivit l’état da la circulation , etcessa quand le pouls perdit sa fréquence. Il y en eut
rarement la nuit. Plus rarement encore le malade eut
des sueurs. CA La langue fut presque constamment rouge et sèbhe
pendant les quatre mois dont il s’agit; et, vers les
derniers jours, il s'y développa une petite ulcération J ; y'a PP P près de la pointe, du côté droit. La soif diminua en
proportion de la fièvre, et se prononcça, quoïqu'à un
PÉRITOINE. © 7/0 . 145 faible 10 avec elle. Après quelques jours de diète l'appétit reparut, et dans là suite ; le malade ne cessa de demander des alimens ; mais on ne lui accordait que quelques crêmes de riz, et un peu de lait. Les nausées furent rares ;'etil n'y eut pas de vomissemens.
Le ventre était plus ou moins volumineux; le malade
y: produit quelquefois du mal-aise. Il n’eut de coliques àlaucune époque. La diarrhée se manifesta vers la fin! du mois de mai, continua dans le commenceinent de juin, cessa ensuite, reparut encore: à différentes reprises, et fut très-abondante les vingt derniers jours. |
“La figure perdit proptemient la faible coloration que nous y'avions remarquée, devint pâle et un peu jaunâtre. Le malade s’ennuyait de la longueur de sa maladie, sans en témoigner beaucoup d'inquiétude ; ne parlait que de la grosseur de son ventre, qui l'incommodait , et des’ vents auxquels il Pattribuait, Il maigrit rapidement; mais ses forces tombèrent d’une manière lente, et jusqu’au dérnier jour il se promena plus ou moins dans les salles de lhôpital. La tendance au sommeil augiñnentait avec la fäiblessé. Lé'29 août, à neuf heures du soir, il $e leva pour'allér à la'selle , | ct à peine placé sur le bassin , il tomba contre le mur. On le reinit dans son lit. Un quart-d’heure après il'se leva de nouveau, se recoucha soutenu par ‘un infirmier ; et, à neuf heures et ani il US sans agonie! |
Lédtiaementrcomsiste dei) l'usage des aus des légers diurétiques ; et des astringens faibles. :
146 ANATONIE PATHOLOGIQUE.
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Die #, cadavre , trente-quatre heures après. da
PR | eh mOn Se A Ac RE es US qu Th caca s 20e État extérieur. nait Re ; plus considérable au cou et sur les parties latérales -du-tronc que. partout ailleurs, accompagné de phlyotènes remplies d'un liquide violacé. Les bras étaient crépitans, et néanmoins très-petits, Sas de, rs magreur du sujet, : ; Hp PER A Tête. Deux petites cuillerées “ sérosité de Lu bte supérieure de l’arachnoïde; un peu-plus dans les fosses occipitales. inférieures. Très-légèré infiltration sous-arachnoïidienne. Cerveau:un peu, mou ;
ramollissement presque pulpeux dela cloison.et dé la partie inférieure de la! voûte. Environ.une dr |
de'sérosité dans chaque ventricule latéral. "E Cou. L'épiglotteetle larynx dans l'état Rp Le membrane muqueuse. de.la trachée-artère.d’un-rose livide., sans altération de consistance ou;d’épaisseur. Poitrine. Poumon gauche libre dans. toute sa surface, d’une couleur cendrée , interrompue par.:des taches blanchâtres qui correspondaïent-à.des masses plus ou moins considérables de matière grise ettuberculeuse,, plus farges et plus multipliées dans-le lobe supérieur, que dans l'inférieur. Iln’y;avaitipas d'excavation, et le parenchyme pulmonaire placé autour des tubercules était sain. Le poumon droit offrait la mème. lésion, et ses deux tiers inférieurs, étaient revôtus-par june fausse membrane, unie à celle qui lui correspondait sur la plèvre costale, au moyen de filamens entre lesquels se trouvait un épanchement de
PÉRITOINE. 145 sérosité claire, évalué à dix onces. Les bronches étaient minces et d'unroôse pelure d’oignon: -- Le cœur avait un
volume conyeniable ; contenait une petite: quantité de sang . pâle et spumeux: Ses chaïrs étaient éxtrèmement flasques ; les parois de l’un et l'autre Yenñtriculé mincés,;: deimanière que celles di côté gauche n ‘= vaiént que trois lignes épaisseur. Elles étaient & souples; ‘qu’il semblait au premier abord que les fibres charnues fussent séparées les unes des autres par une certaine quantité. dé gaz; mais iln en était pes ainsi sde
- Abdomen. Sa parur mlérieuté: adhéraït aux * parties achats aü moyen dé filamens celluleu* plus ou moins longs: Le grand épiploon recouvrait l’intestin grêle dans. la majeure partie de son Etendue , formait une espèce de gâteau äplati, de douze à quinze lignes d'épaisseur, plus ou: imbiris inégal , alternativement jaune et bleuâtre , coinposé de matière tuberculeuse et de matière grise violacée demi-transpgtente. La première faisait les quatré cihquièmes de Ta masse , eb n’était ramollie dans aucun point. Les méso-colon ettméso-rectum avaient Subi là même altération , mais * leurtépaisseur était moindre dé moitié qué celle de l'épiploon. — La plus grande partie des ie du
mésentère était tübérculeuse.
Lefoie adhérait au diaphragme au moyen d’uné fausse nembrane qu'on en séparait aisément, Il avait uné couleur bistre foncée , un volume très-médiocre , était fort mou , et sa ei spécifiqué si peu considérable qu'il flottait au - dessus de l’eau comme un poumon sain. À l’intérieur, il offrait un nombre infini de vacuoles.du volume d’un grain de millet à celui.
d'un petit pois, et plus de vide que de plein: La bile de la vésicule était claire et peu abondante. — La rate
coutume. Le péritoiné qui la recouvrer n était. séparé dans sa moitié inférieure, où il formait une poché contenant au moins deux onces d’un liquide noirâtre. Son tissu était extrêmement ramolli; et sa couleur pareille à celle du liquide dont il vient d’être question. — Les reins dans l’état naturel. — L’estomac était recouvert en partie par une: fausse. membrane: Quoique séparé avec les plus extrêmes ménagemens des parties environnantes, il offrait, à gauche durcar- : dia , une ouverture arrondie, à bords-pâles et minces. Mais, à raison du défaut d’épanchement; où doit-penser que la perforation était. le résultat:de ‘quelque légère traction , qu’elle n'existait pas durant la vie. À l’intérieur , l'estomac offrait deux aspects bien diffé- | rens. Près du pylore ; et dans une étendue assez considérable, il était grisâtre, sa membrane muqueuse mamé lonnée, et Merose consistance , incomplètement détruite dans vingt endroits, plus où MOINS rapprochés, dans la largeur de deux lignes; ailleurs, elle . était d’un blane bleuâtre ou bistre claire, extrêmement molle et mince , et.les tissus correspondans faciles à déchirer. — vis membrane muqueuse de l'intestin grêle était pâle et molle comine du mucus dans toute son étendue; celle du colon l'était un peu moins. Il n’y avait d’ulcération ni ï dans Jun ni | dans l'autre intestin.
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