‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 46 sur 141 · L. Evene · texte numérisé non relu

L. Evene

ils étaient plus. nombreux près d'elle qu’à une cer-

.. taine distance. Leur volume variait entre celui d'un "é :

hé

eh, 24. Z

DE

grain de millet et d’un petit pois. Assez souvent rapprochés sous forme de plaques plus ou moins arrondies ou irrégulières, ils n'étaient pas moins fréquemment ini Leur union‘avec l’arachnoïde était intime ; et partout où ils existaient, cette membrane était. plus. ou moins épaissie ou opaque. Cette circonstance, et le défaut des. prétendues glandes de Parchioni chez un certain nombre de sujets, doivent les

faire considérer comme des productions morbides.

Nous les désignerons désormais sous le nom ge granulations ner

199. Dans quelques autres cas, l’arachnoïtié était épaissie et opaque, sans aÿoir de granulations à sa surface. Deux fois elle offrait cette double lésion dans toute’ sa moitié supérieure. Sur deux autres sujets , nous avons trouvé des lambeaux d’une fausse membrane jaunâtre et extrêmement molle à sa surface. Cette dernière lésion était évidemment très-récente, et indiquait que l’arachnoïde ; comme les autres membranes séreuses, est susceptible d’inflammation aiguë dans les derniers jours de la vie, quand le marasme

el la faiblesse sont arrivés à leur dernier terme.

200... Cinq ! fois, sur quatre-vingt-dix-neuf sujels . il y avait. dans la partie supérieure de la cavité de l’arachnoide,, un peu de sérosité limpide ou roussâtre. de la valeur de rois à cinq petites cuillerées. (Obs. 7.

154 ANATOMIE PATHOLOGIQUE. SAT 12,16, 22, 28.) Bien plus souvent , ‘sur la moitié des sujets environ , nôus trouvions. abs les fosses occipitales inférieures ‘une à deux cuillerées du même liquide ; ét toutes les fois que nous avons ouvert”le canal rachidien, il y en avait une Fa plus c considérable éncore SEM EL 7RRS

oi. [Il y avait aussi, dans les trois quarts dust cas, au-dessous de Partéinetaé supérieure, une th fHoas tion plus ou moins considérable de sérosité, que nous nommerons, à cause de cela, sous- RL RTS Dans son Ha degré, elle n’occupait qu’ ‘une païtie, ordinairement la moitié postérieure de espace indie, qué. Plus considérable , elle existait dans toute son étendue, dans les at Een , au-dessus des circonvolutions cérébrales, et avait dans &on mäximum trois quarts dé ligne d’é Le Ga au niveau de ces dérnières. Plus ic était épaisse, plus l’arachnoïde et he | pieinère se détachaient avec facilité. RE

202. Nous avons trouvé la fie-mère plus pe moins rouge, épaissie et injectée, sur douze sujets, où environ la huitième partie des cas. Six d'entre | eux offraient une injection plus ou moins 4 2 de Va substance médullaire du cerveau.

203. L’ épanchement de sérosité dans les veñtricules latéraux n'était pas inoins commun qué Pinfiltration (64) arachnoïdienne , et lui était presque toujours proportionné. Quelquefois d’une cuillerée dans chaque ventricule, il était, dans d’autres cas , de quatre à cinq, et variait entre ces limites. La sérosité était ordinairement limpide. Nous ne l'avons vué trouble que chez trois sujets ; et sur aucun d’eux iln y avait d’altération dans la structure de l’arachnoïde corres-

POOLGRYE AD HA 19 pondante , ou dans la substance cérébrale qu’elle recouvrait immédiatement. Il est à remarquer, d’ail-

leurs, que l’épanchement était presque nul dans les

Cas de mort subite ; ce qui doit porter à croire que,

chez la majeure partie des sujets, il a D

heu pendant l'agonie.

AFP exception d’un des cas où il étaittrouble , nous n'avons observé aucun HOUR go qui püt lui être AHPTU MATE 6 A 1 ride ER 1904. Trois fois nous avons vu dans le ventriculé'de la cloison ; un épanchement de sérosité limpide, dé la valeur d’une cuillerée et demie; ‘et ‘dans ces ‘trois cas, linfiltration sous-arachnoïdienne et l'épanchement de sérosité dans les ventricules laté- Faux, étaient proportionnéllement : aussi considérables, avaient atteint! és limites que nous avons indiquées. Les’ parois de la cloison étaient plus consistantes ue dans l’état ordinaire, et l'arachnôide qui les tapisse semblait épaissie. Bt 13051 La Substance cérébrale présentait plusieurs altérations. Quatorze fois, sur cent un sujets , nous l'avons trouvée plus ‘où moins injectée. — Dans cinq cas'elle avait une consistance bien inférieure à celle qui lui est naturelle ; ét, dansl un d'eux, cette consistance était ‘à-peu-près' Ja nee que on l'enfant nouveauné. Chez un sixième individu le ramollissement n’affectait que l'hémisphère duché ‘Dans ces différéns cas, l& durée de la phthisie avait été de sept mois à cinq ans. — Six fois nous avons observé le ramollissemént comme pulpéux de la voûte à trois piliers ; ou de la cloison demi-transparénte, où des corps striés { Obs! 2, 7,13, 55,26), sans altération de la couleur

du ‘tissu ‘ramolli, excepté dans le cas où la lésion occupait les corps Sstriés. :: ki sn Le

206: Les lésions qui viennent d’être exposées, n’étaient pas propres aux phthisiques; nous les avons encore rencontrées à la suite des affections les plus variées. Les granulations de l’arachnoïde et les éraillures de la dure - mère. existaient à-peu-près dans la même proportion. qu'à la suite de la phthisie, Sur cent. Œuinze cas, dans lesquels nous ne comprenons ni les apoplexies, ni les ramollissemens du cerveau, ni les: fièvres graves, il y avait seize exemples d’un léger épanchement de sérosité claire ou louche, dans la partie supérieure de la cavité de l’arachnoïde. Cet épanchement était un peu plus fréquent. à la suite des maladies chroniques : qu'après les affections aiguës: — Neuf fois, sur le mème nombre de sujets, nous avons observé l’épaississement et l'opacité de l’arachnoide à sa partie supérieure, dans une plus ou moins grande étendue, — Quatre fois, des lambeaux plus ou moins larges d’une fausse membrane mince, molle ét jaunâtre à sa surface. — L'infiltration sous-arachnoïdienne existait dans les deux cinquièmes des.cas, au moins aussi considérable chez les individus morts à la suite de maladies aiguës prelongées, que chez ceux qui avaient succombé à des maladies essentiellement chroniques, comme le cancer. — La pie-mère était plus ou moins épaissie , rouge et engorgée sur. quatorzé sujets, à-peu-près dans la même proportion que chez les phthisiques ; et beaucoup moins fréquem:ment que chez les personnes mortes de maladiesicé-

LR BERVEATATITN EE 157 rébrales ou de fièvres graves, dans le rapport de 2 à =.

Dans ces différens cas, 1l y avait presque toujours injection plus ou moins marquée du cerveau. — L’épanchement de sérosité dans les ventricuüles latéraux était très-fréquent. Nous l'avons observé quatrevingt-douze fois à divers degrés, dans les limites indiquées pour les phthisiques ; et presque toujours il était proportionné à l’infiltration sous-arachnoïidienne. Dans les cas de mort subite, il équivalait à peine à . deux 'ou trois petites cuillerées à café ; ce qui semble confirmer ce que nous avons dit sur l’époque de laquelle cet épanchement paraît avoir lieu dans le plus grand nombre de cas. ( 20/4) -— Chez quinze sujets, la consistance de la masse encéphalique était diminuée dans un degré plus ou moins remarquable, quoique moindre que chez ceux des phthisiques dont il à été question. De ces quinze cas, deux seulement apparten aient à des individus morts de maladies aiguës ; et comme le nombre de cés dernières était à celui des affections chroniques comme 45 à 70, on peut croire que la diminution de consistance du cerveau appartient plus particulièrement aux maladies

de long cours. Enfin, nous avons observé six exemples de ramollissement partiel comme pulpeux du cerveau, et tous à la suite des affections chroniques.

‘Ainsi , quee ramollissement du cerveau fût général et peu marqué, ou partiel et comme pulpeux dl exIStait, pour ainsi dire, exclusivement chez des sujets qui avaient shécotHe à des maladies chroniques. Cette coïncidence pourrait faire soupconner qu'il y a peut-être, dans Horn cas, une sorte d’ analogie eñtre l’une’et l’autre espèce de ramollissement:

158 ANATOMIE PATHOLOGIQUE. | TN Les lésions observées dans le cerveau etses annexés, étaient donc les mêmes à la suite de la phthisie et des autres affections chroniques : plusieurs: d’entre elles se retrouvaient encore à la suite des maladies aiguës prolongées : il n Y avait de différence pris dans les proportions. | | AT l; BOT: Les seules altérations. qué nous iryèms éheis vées exclusivement dans le cérveau des phthisiques ; sont des hydatides et des tubercules. Nous ne considérons pas les hydatides comme une: lésion propre à la phthisie; mais ce qui a été dit jusqu'ici, doit porter à croire qué ce caractère appartient aux tubercules: Nous avons déjà vu un exemple de cette lésion dans la nioelle allongée (Obs. 6); nous en exposerons un autre du même genre, relatif au cérveau et au cer-

velet, après avoir ET l'histoire du seul cas care datides que nous ayons observé. on

VILLE. OBsERvATION.

Un tailleur de pierres, âgé de cinquante-quatre : ans, d’une constitution sèche, sobre, laborieux, et xarept malade, était sujet, depuis “He de trois années ,

à des maux de gorge qui duraient de ‘vingt-quatre à trente-six heures ; et, depuis plus de temps, encore, à une diarrhée peu PA ne , qui revenait w mois en mois, pour un jour ou deux seulement, et sans AL Six mois avant d’être admis à l ‘hôpital, il avait été pris. tout-ä-coup ,; Sans Cause connue, sans

My; :

Ho CENVEAU: 159

toux, préalable, d’ qu vomissement de sang qu'il éva-

luait à. deux. pintes; et, quélques jours après, il en avait rendu assez abondamment par les selles. A la suite Me ces. énormes pertes de sang il avait gardé le lit plusieurs, Jours, et n'avait pu travailler pendant trois mois. La toux et les crachats avaient débuté avec l'hémorrhagie:, ou peu après; des frissons, suivis de: chaleurs et de Sueurs, s'étaient établis dans les deux derniers mois, et depuis le même temps là respiration: était très-gênée. L'appétit avait diminué, le malade n'avait Le manger . de viande dès le début; la soif avait été très-peu considérable ; il n'y avait eu ni douleurs de poitrine , ni diarrhée... ti

Le 26, novembre 1822, le lendemain de lois

sion du malade à l'hôpital; faiblesse médiocre, cépha-

lalgie nulle; intelligence assez développée. Respiration tranquille , peu élevée ; pectoriloquie imparfaite entre la colonne vertébrale et la fosse sus-épineuse ;.

. respiration dure et forte dans les mêmes points, na-

türelle ailleurs; toux peu fréquente; crachats pelotonnés, opaques, unis par une pituité visqueuse ; quélques picotemens sur les parties latérales de la poitrine. Voix rauque et déchirée, comme depuis un mois ; sentiment d’écorchure au larynx pendant la déglutition ou la toux. Chaleur naturelle ; poulscalme,

régulier , au-dessous de soixante-dix pulsations par minute. Appétit, langué naturelle, peu de soif; déglutition gênée , bien que le pharynx et les amygdales soient parfaitement sains; tout le ventre indolent; une. selle de médiocre consistance la veille: ({nfus. dedich: ; infus. pect.; pot. gom. ; un quart de port. guné tasse de-vin.)

Ms 2. “« "à 4 L ) LA \ - i 7, S Ù ; 4 LA

100 ANATOMIE PAYHOLOGIQUE.

Le mois suivant , l'état du malade parut s’amélioi il se sentait mieux, n'avait point de frissons ; pe

néanmoins, | 'aphonie était complète. L’ appétit devint

plus considérable ; on donna la demi-portion.

À compter du 24 décembre jusqu'au 31 janvier

suivant, veille de la mort, voici ce qui arriva. Le malade conserva le libre usage de ses facultés intellectuelles, dormit peu , n’eut point dé mal de tête, perdit -très-lentement ses forces.

L’aphonie fut variable, la douleur constante audessus du cartilage chyroïde immédiatement} accompagnée de:chaleur, la nuit surtout; la déglutition de Ja salive incommode; le pharynx et les amygdales dans l’état naturel. — La toux et l'oppression augmentèrent dans les dix premiers jours du‘nois de janvier, furent un peu moins considérables après lé15, et les crachats devinrent plus épais. Dans le même temps, il y eut une douleur assez vive au niveau de la mamelle gauche, sans altération sensible de -la sonoréité de la poitrine dans cette partie. La respiration était trachéale ,; accompagnée de gargouillemens)sous la clavicule gauche dans la hauteur de cinq pouces: Il en était de même en arrière dans le point correspondant , mais dans une étendue moins COnsidérable. | Il y avait un peu de râle muqueux à droite.

Le pouls conserva la même lenteur ; les frissons reparurent de nouveau dans la soirée, suivis de chaleur et de sueur. : |

Du 26 au 28 décembre, il y eut atvaoliques trèsfortes; puis la diarrhée survint, considérable du:2 au

10 janvier, suspendue les'16 et 17, et réduite à deux

ou trois selles par jour dans la suite. La langue fut

| ICERVEAU.! ‘7° 16i toujoursidans l'état naturel, l'épigastre indolent ; l'ap- pétittomba dès le début de la diarrhée." wdie 314 la faiblessedevint tout-à-coup considérable, la figure très-pâle ; s 1e inalade accusait un sentiment de faiblesse très-pénible à Pépigastre ; la poitrine ne réndait aucunson-sous la clavicule gauche, dans là hauteur {de trois pouces ; les crachäts réssemblaiént à-une puréeïverdâtre et grisâtre, étaient nuancés de rose: à leur pourtour; le pouls: calme et régulier, I y eut,un' peu de déliré ‘dans la nuit; et le lendemain matin; à trois heures, le malade mourut.

On proportionna tés alimens à l’appétit et à l’état dés voies digestives on ordonna une tisane de riz édulcorée: avec le sirop de coing au début dé la diarrhée; puis du diascordium avec un grain d'opium et deux tasses de cachou, du moment où elle devint plus considérable. A | Se ES RTE édésios du cadavre , vingt-neuf heures après la mort: État extérieur. Rien de reinarquable.

«Tête. La dure-mère adhérait d’une manière trèsforte à la suture sagittale; il n’y avait point d’infiltration au-dessous de l'arachnoïde. A la partie supérieure etsur les côtés du cerveau, on voyait au-dessous’ de laïpie-mère: une vingtaine dé vésiculés qui dépassaient les circonvolutions d'une ligne ôu d’une ligne et deniié environ: Le reste était : ‘enfoncé dans la substancé cérébrale: demeurée parfaitement saine à leur pourtour. Ces'vésicules avaient une forme arrondie et des dimensionswariées. Trois d’entre elles étaient du vo: | 11

lume d'une noisette ordinäire, uniformes à leur sur face, offraient une espèce de pédicule d’où partait une membrane blanchâtre et opaqué, qui ne recouyrait pas l’hydatide dans toute son. étendue. Celle-ei était formée par une membrane molle et mince, CORtenant un fluide qui troublait un peu l’eau. Les autres hydatides avaient la même structure, étaient un peu plus considérables, plus opaques et plus ou moins bosselées; ce qui donnait à quelques-unes d'entre elles l'aspect d’une mûre. Le cerveau était très-injecté; . les ventricules latéraux, la el prete et le cervelet dans l’état naturel, Le Cou. Membrane muqueuse de la face bird de l'épiglotie détruite dans toute sa hautéur; les bords de dulcération un peu épaissis, durs, blanchâtres ; son fond inégal, coloré en rose. -— Deux petites uleérations superficielles au-dessus des cordes vocales supérieures du larynx; celle du côté gauche presque entièrement détruite; le pourtour de la destruction grisâtre , dur, comme lardacé. — La membrane muqueuse de la trachée-artère rouge et un peu épaïssie inférieurement ; celle des bronches plus. pat encore; une et l’autre sans ulcérations. +: à 4 10 Poitrine. Du côté gauche, un peu moins ds pinte de sérosité roussâtre , au milieu d’une fausse membrane qui tapissait le poumon , les plèvres dia+ phragmatique et costale, était d’un rouge wif à sa face interne, et avait une demi-ligne d'épaisseur: Au sommet du lobe supérieur se trouvait une grande excavation, tapissée par une fausse membrane semi+ cartilagineuse, appliquée sur le parenehyme pulmés-

EÉRYE AU : 45. OR 163 haire sain, des tubercules ou quelques petites masses de mélanose. Il y avait dans le reste de son étendue

À pi * petites cavités très-incomplètement a

vidées pour la plupart. Le lobe inférieùr contenait un av grand nombre de granulations grises, sans matière tuberculeuse ni excavations. Du côté di À

(sauf l’épanchement et la fausse membrane qui n’exis-

taient pas} les lésions étaient les mêmes, mais un peu moins considérables que du côté gauche: — Le cœur était parfaitement sain. L’aorte, au-dessous de la naissance du tronc cœliaque, offrait plusieurs plaques cartilagineuses et osseuses. Lesartères fémoralesétaient ossifiées suivant des lignes cireulaires plus ou moins exactement parallèles, et un peu saillantes.

Abdomen. La membrane muqueuse de l’estomae était rose dans quelques points, un peu ramollie dans le grand cul-de-sac, et partout d’une épaisseur convenable. Elle offrait à gauche du cardiaune ulcérationd’'un demi-pouce de diamètre , dont les bords étaient ‘un peu irréguliers , coupés en biseau , et le fond formé par le tissu cellulaire sous-muqueux, inégal et épañssi. La membrane muqueuse du duodénum était légè-

rement grisâtre , et d’ailleurs parfaitement saine. Geélle

de l'intestin grêle dans l’état naturel, à part deux pe-

tites ulcérations qui offraient quelques tubercules mi

liaires demi-transparens à leur surface. Celle du gros intestin molle comme du muücus, ét d’un rouge violet dans plusieurs points. Il y avait dans le rée-

tumdix petits abcès ‘sous - muqueux ‘du volume d'ün pois, ét huit ulcéraätions dé même srandeur, —

La rate était ramollie ; le reste dés viscères de: 'ab-

domen n'offrait fien de remarquable.

Ji

st PETER " cerveau sont un 1: d'anatomie | pathologique: très-rare , et tellement ‘qu’à l’époque où nous recueillimes cette observation, M. Chomel n’en avait pas encore: observé d'exemple. Ces hydatides n'étaient pas entièrement: enveloppées par’latsub= stance cérébrale. Unepartie de leurs corps faisait saillie sou$ la pie:mère ; qui aura sans doute été leur point de départ. ; L'intégrité du cerveau à leur pourtoursemble attester la léakerttde leur développement, et;l’absence de toute-espèce de symptômes cérébraux-confirme cette manière de voir. Le malade n’avait pas éprouvé k:plus.lévète-céphalalgies tree Een »r À: part nes hydatides:, toutes les lésions; quelque nombreuses qu'elles fussent ,: avaient donné; lieu-aux synptômes.qui leur sont propres. L’aphonie répondait aux ulcérations du larynx. La douleur.au-dessous-du cartilage thyroïde, la gêne dé la déglutition (lepharynx et les amygdales étant: parfaitement sains), annonçaient, comme nous le verrons (289) ,ou tout au moins devaient faire soupcônner une ulcération de lépiglotte: Le début de la pleurésie;avait été marqué;parune douleur assez forte du côté gauche de la poitrine.Des douleurs ñon moins vives s'étaient manifestées au début de la diarrhée : celle-ci ne comptait.que. dix-huit jours de durée, et ce peu de temps avait sufli pour amener le tamollissement pulpeux, peut-être,la désorganisation complète de la membrane muqueuse du.colon.! Néanmoins, au. milieu de. si. grands. désordres,, et au début de deux inflammations graves..qui mar-

| CERVEAU. nt 469 chent ayec “pars la pleurésie et us Tr

faits a même génre indiquent qubréesttéutiont à. li recherche des symptômes locaux que doit s’appliquer le médecin pour établir son diagnostic !

:+ Remarquons encore que la maladie a débuté par M biacic: abondante , «que la toux et les crachats ne sont venus qu'à sa suite. Malgré les expres-sions du malade, qui assurait avoir vomi du sang, bien qu'il ait éprouyé une hémorrhagie intestinale peu de jours après la première, il n’estguère possible de douter que les poumons ne fussent la source de l’une et de l’autre. D'abord, parce que l’hémoptysie est fréquemment le premier symptôme dela phthisie ; qu’elle est quelquefois.si abondante , que les malades croient avoir vomi du sang et l’aflirment, quoiqu'il n’en soit rien : secondement, parce que l'état de Festoinac n'était pas.un-de ceux qui donnent lieu à l’hématémèse , et que d’ailleurs tout semble annoncer qu'à l'époque de l’hémorrhagie ; et long-temps aprèsencore, ce viscère était dans l’état naturel : enfin, parce que le sang des selles peut fort bien! provenir des poumons, au moyen dela! déglutition qui en introduit une partie dans Lestomaciisesoié atanni | 4

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… [X° OBsSERVATION.

200: Unejeune fille , âgée de dix-neuf ans, douée Ÿ : e . + de beaucoup d'intelligence et de mémoire, née de e : 0] e ?

parens sains, d’une constitution peu forte, d’un tem-

166 ANATOMIE PATHOLOGIQUE, siérapsent Iymphätique et sanguin, rarement enrhü née, vint à l'hôpital de la Gharité pe 1, octobre 1839; Elle était malade dépuis sept mois. Sa maladie avait débuté par des frissons , de la dyspnée ; la perte dé l'appétit, la soif et une abdtéôr pulsative à l'épigastre: Les frissons étaient revenus tous les jours: perdant cinqanois sans interruption, puis plus où inoins'irrés gulièrement. La douleur épigastrique avait été one tinue , à très-peu de chose près; l’anorexié plus ou moins complète ; la soif plus ou moins vive. Il n’y avaiteu nindusées , ni vomissemens. La dyspnéeavait fait de continuels progrès ; lt toux et les crachats sy étaient joints dans les trois déernitres semaines $séulé-: went , et douze jours avant son entrée à l'hôpital, là malade avait éprouvé une légère hémoptysie. Sesrègles supprimées deux mois avant le début} né's'étaientpas rétablies depuis ; ét 'à chaque période ‘inenstruellé elle avait des maux de tête beaucoup plus forts qué d'ordinaire à la même époque. Les selles n’avaientpas cessé d'être’ régulières, ét l'amaigrissement avait com mencé avec koi premiers symptômes, °° 14?

Lea. octobre ; intégrité de l'intelligence sd de céphalalsie: Réspiration médiocrement accélérée, : toux rare, crachats déchiquetés, percussioh sonioré | dans toute l’étendue de la poitrine, pectoriloquie imparfaite entre les épaules, nulle Non co: thorachique. Pouls accéléré, à cent pu'sations pa minute. Appétit médiocre ; ti peu considérable ; langue un peu rouge; glandes cervicales développées, douloureuses; tumeur à l’ombilic , légèrement inclinée à droite, presque indofente , le la grosseur d'une poiine or-

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