‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 49 sur 141 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

s Fa

On voit assez, par ce, qui RAT que. les. poumons n'étaient GE les seuls organes devenus, inba-

biles à remplir leurs fonetions; que d’autres: encore étaient le siége de lésions si profondes, qu'elles auraient suffi pour amener la mort, et que presque tous contribuaient, d’une manière plus ou moins évidente, à accélérer le terme fatal. Mais un résumé rapide de tous ces désordres en fera mieux ressortir l’ensemble. Aux tubercules et aux excavations pulmonaires se trouvaient réunis, dans le dixième des cas, l’inflammation récente d'une partie plus ou moins considérable de l’un ou des deux poumons, celle de la plèvre, ou l’épanchement d’une quantité ie de sérosité | limpide. | | 12 Cr as La trachée-artère offrait des silos et'souvent très-vastes, chez un peu moins du tiers des individus. $a membrane muqueuse était seulement d'un rouge ps ou moins vif, ose a un peu ranollie et épaissie , dans le cinquième de: FOR des cas. | | 55 06 el ÉeN Les ulcérations du larynx existaient chez un peu plus du ninquiémé des sujets. Celles de Ne n'étaient guère moins fréquentes. | | oirén

‘Le péricarde contenait une quantité notable de sérosité bien claire chez la dixième partie des individus; offrait des traces d'inflammation ancienne où récente chez plusieurs autres. Le cœur était assez souvent ramolli ; l'aorte ronge chez ‘la plupart des jeunes sujets; sa structuré plus où ‘moins profondé= ment altérée au-delà de quarante ans.

‘Chez le douzième des individus , l'estomac était très-distendu et au-dessous de la position qui lui est naturelle. Sa inembrane muqueuse était rouge , quelquefois mamelénnée , un peu ramollie , et épaissié

+ RÉSUMÉ. 0007072 . 175 àisa face antérieure, ipev-près dans la imêmé proportion. Dans la cinquième partie des cas, elle était ramollie et amincie dans une étendue ses ou moins considérable. On la trouvait très-rouge, très-ramollie, et parfois épaissie, au niveau du grand cul-de-sae ; chez le même nombre de sujets ; ulcérée, plus ou

moins grisâtre et mamelonnée, sur beaucoup d’au-

tres, ete. ; en sorte qu'elle n'était parfaitement saine que dans la cinquième pärtie des cas.

« Il y avait des ulcérations plus ou moins nombreuses et larges ; dans l'intestin grêle, chez les cinq sixièmes des individus. Elles étaient presque aussi fréquentes dans le gros intestin, dont la membrane muqueuse , souvent rouge et augmentée d'épaisseur , était molle comme du mucus dans la totalité ou une grande partie de son étendue, dans la moitié des cas : de maaière que nous ne l’avons trouvée parfaitement saine dans toute sa longueur que trois fois. PORN

La transformation des glandes iymphatiques en matière tuberculeuse était moins fréquente au cou, aux lombes, aux méso-colons et aux aisselles, que dans le mésentère, où elle existait à divers degoéi sur le quart des individus. ils dau SC Et

» Le foie avait subi la dégénérescence graisseuse dane la troisième partie des cas. Les parois de la vésicule biliaire étaient quelquefois é épaissies.et ulcérées. Alors, et dans d’autres circonstances manne, elle contenait des ealeuls.

La vate était sarl à dus ou EU solums qui lui est naturel, chez un grand nombre d'individus. Elle offrait des tubercules élans la se mème partie: des ens. DB: 50 DÉNNTI TE

«Ilen'était:à-peu-près dé même';tsous ce dernier point de vue, relativement aux reins, dans lesquels: nous avons quelquefois trouvé: des kystes. a silex .* Chez plusieurs sujéts la prostate était tränsformée ;: en plus'ou moins grande partie, en‘matière Rae leuse ; l’un d'eux offrait l'exemple, de l’exhalation de: lamême matière à l'intérieur des vésicules! séminales. et des conduits déférens. Une fois nous avons vusda couche la plus superficielle de l'utérus ei: à intérieur ; en matière tuberculeuse: 2 4: « “l'y avait un épanchement de sérosité claire: déue à six pintes, dans l'abdomen , chez la: quatrièmé en des individus; et une: petite quantité de pus épais; ou quelque fausse membrane, dansila cavité du petit bassin, chez quatre autres: sujets Nous avons observé plusieurs cas de péritonite tuberculeuse. Dans un autre; le grand épiploon et les méso-colons offraient un trucs de matièregrise bleuâtre ; demi= transparente el do nature tuberculeuse.…. : 21 Bien souvent l’arachnoïde cérébrébetéthitiépeiéaie partiellement, offrait des granulations plus ou moins nombreuses dans sa partie supérieure, prèsde là faux surtout. Chez deux sujets nous l'avons vue tapissée par une fausse membrane jaunâtre:et molle: Le:tissu qui Junit à la pie-mère était: infiltré les: ventricules latéraux distendus par une quantité :notable-de-séro= sité, dans les‘trois quarts des cas: On trouvait le: ditbote Cet dans les fosses occipitales inférieures,;:-maisuh peu moins fréquemment. et en moindre quantité. — Chez le septième des sujets le: cerveau était plustou moins injecté « chez le vingtième , sa consistance avait diminué dans toute sa masse, et:dans: ua cas. ER

RÉSUMÉ... We 177 à un degré très-remarquable. Son ramollissement partiel et comme pulpeux existait dans la même proportion. |

Toutes les ane séreuses, d'arc te Je péricarde , les plèvres, le péritoine, étaient ii chez un grand nombre de sujets, le siége d’un épanchement plus ou moins considérable ; et c’est dans les ventricules latéraux du cerveau qu'on l'observait le plus fréquemment, en quantité notable du moins. Les mêmes membranes étaient aussi le siége d'une inflammation aiguë aux derniers jours de la vie; les plèvres bien plus fréquemment que les autres.

Dans certains cas, plusieurs des lésions qui viennent d'être rappelées, le ramollissement avec amincissement de la membrane muqueuse. de l'estomac, les ulcérations de l’un et de l’autre intestin, auraient pu, comme nous l’avons déjà dit , abstraction faite de l’état des poumons, causer la mort des sujets. Néanmoins, il y avait encore avec elles d’autres lésions, et nous avons donné l’histoire d’un sujet dont tous les viscères, les reins exceptés, se trouvaient plus ou moins pro-

fondément altérés. (Obs. 7.) | L'époque à laquelle 6n pouvait fact le début.

ces différentes lésions était très-variable. Les unes, la péripneumonie , la pleurésie, le ramollissement et la rougeur du grand cul-de-sac de l'estomac, le ramollissement pulpeux de celle du colon , la péritonite., l'arachnitis., le ramollissement partiel et pulpeux du cerveau, avaient débuté dans les derniers jours de l'existence. La plupart étaient le produit de l'inflam-

mation, et indiquaient, dans la faiblesse ; Moins un

obstacle qu'une cause favorable à son développement. Les autres remontaient à une époque plus où moins éloignée du terme fatal, quelquefois même au début de la phthisie : tels étaient le ramollissémént avec aniincissement de la membrane muqueuse de l'estomac , et les vastes ulcérations MESA dans quelde Cas. (Obs. Sgen GA? sise * Ces lésions Re ün double caractère : les unes semblaient propres à la phthisie, Le autres en étaient indépendantes, ét existaient à différens degrés x la: ‘suite des affections chroniques les” plus variées. Parmi lés premières se trouvent les” üulcérations ‘du larynx , ét surtout celles de la t'achée- artère ‘ét de l'épiglotte ; les ulcérations de l’un et de l autre intesün ; de l'intestin Ab principalement ; l'état gras dû foieli ‘de’ manière qu'en voyant une uléeratton ‘dans Yan des organes qui viennent d’être indiüés , ét" u on pourrait en quelque sorte affirmer , “abstraction faite de toute recherche ATCMENPEE que le” sue êt ‘est inort pHthisique. dinlse, du EE Dr été “0Cés akcérations,, quelqu’ en or lé siége | “avaient dans leur mécanisme plusieurs points” dé éontact: Quaärid: la membrane à muqueuse était détruite, le tissu celltfäiré sous-muqueux s'épaississait plus © ou moins et'devenait inégale après ün Certain temps, il $ ulcéraît et c'était l'époque à laquelle la tunique muscu ldire à son ‘tour, commençait à s'épaissir : "cette 1 tu diqué fin issait aussi par être ‘détruite e. , mais partielle ment, C'et'il était bierf rare de voir “sd” destruction entièré dans ün point ; 'en'sorté” qu'à inesur érne

dés membranes du'éonduit ulcérE disparait, Taû au

RÉSUMÉS Lou 199 s'épaississait résistait pendant un temps plus ou moins considérable à la ES MEUON et retardait ainsi le terme fatal. | ‘

Une dernière lésion: était propre aux phthisiques ; C "était les tubércules , quelque part qu'ils se trouvassent. Nous, n'en avons | effectivement. observé dans aucun cas ét dans aucun viscère , qu'iln’y en eût dans les poumons ; de manière que Fe existence dans ces derniers organes , semble ane condition nécéssaire dé léur développement dans les autres parties. Un aütre*fait semble encore attester cetté dépendance ; : c’ 'est, qu’ à J'éxcéption d'un cas, nous avons toujours vu la matière tuberculéuse Beaucoup plus avancée dans les poumons que partout ailléurs; que ‘déand il ÿ avait des tubercules dans différentes parties ‘du corps, ils y étaient äu iñêine degré de développement: ét qu'il serait difficile de concevoir cette uhiformité dans les pürties les plus éloignées et les plus diffé rentes par leur organisation , sans ‘admettre l’action d’une seule etmême cause agissant à-la-foisetenmême temps sur un grand nombre de PAFMES » indépendamment des causes occasionelles qu'on.est tenté de reconnaître dans quelques cas.

Toutefois, comme notre but n'est pas.de soutenir une opinion plutôt qu "une autre, nous dirons que , PES un cas, nous avons trouvé une SE RS à Ja

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