TES
toux sont déjà des circonstances remarquäbles , qui distinguent ce symptôme de son analogue dans le catarrhe pulmonaire essentiel. — Que les crachats s'établissent dès le commencement ou à une époque : plus ou moins avancée de la maladie, ils sont ordinairement clairs, mousseux, blancs à leur début; forment par leur réunion un liquide plus ou moins analogue à de la salive, et conservent plus ou moins long-temps ce caractère ; ce qui n’a pas ordinairement lieu dans le catarrhe pulmonaire simple. — Il en estencore de même pour les douleurs de poitrine. Elles n'existent guères dans le dernier cas qu’au milieu du sternum, tandis que chez les phthisiques où elles sont fréquentes, elles ont leur siége sur les parties latérales de la poitrine ou entre les épaules, et ont des caractères qui les distinguent des premières. Réunies aux symptômes pr sbEdens: les douleurs nous semblent établir une forte présomption en faveur de l’existence des tubercules pulmonaires. — D'un autre côté, de douze cents malades qui n’avaient éprouvé ni suppress'on de règles, ni commotion de poitrine , aucun, à l'exception des phthisiques, n'avait eu d’hémoptyste ; ensorte que quand ce symptôme a lieu dans la période qui nous occupe, précédé ou suivi de douleurs de poitrine, de toux ét de crachats avec les caractères indiqués, nous croyons l'existence des tubercules pulmonaires démontrée d’une manière à-peu-près . certaine. Et comme la réunion de ces symptômes est assez fréquente, on voit qu’il est possible, dans bien des cas, de reconnaître la phthisie dans sa pre- mière période.