‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 70 sur 141 · FER · texte numérisé non relu

FER

taéités à à bnluvét ? non réunies par des fausses 1 mem

248 SYMPTÔMES. … | branes.Infiltration sous-arachnoïdienne médiocre ment. épaisse, Une .demi-cuillerée. de sérosité dans. chacun des ventricules latéraux ; un peu plus dans les fosses occipitales inférieures. Cerveau légèrement ra= molli et injecté. dre ;) 0 :

Cou.: ŒEdème de la glotte , d'une ligne à FER | d’ épaisseur aux environs des cartilages arythénoïdes , | beaucoupmoindre ailleurs. — Lamembrane muqueuse del’ épiglotte était plus oumoinsrouge, offrait quelques. ulcérations à sa face linguale , avait la même couleur et un aspect brillant inaccoutumé à sa face inférieure où se trouvaient d’autres ulcérations plus ou moins profondes, Le fibro- gartilage était découvert au fond de l’une d’entre elles , et à sa partie supérieure , du. côté droit , complétement détruit dans la hauteur, de deux lignes. — Le. larynx était dans l’état naturel; la membrane muqueuse. de la trachée-artère rouge inférieurément. us id jé Dé Thorax. Le poumon gauche offrait ji v e.

rences celluleuses en arrière et à son sommet. Le droit adhérait dans tout son pourtour aux. parties environnantes ; supérieurement, au moyen d’ une fausse membrane semi- -cartilagineuse; ailleurs, par un tissu cellulaire remet serré. Il cle au sommet de son lobe. .supérieur une excavation. vaste et anfraçtueuse , {capable de loger le poing du sujet, occupée en. très-grande partie par un fluide rouge et trouble, traversée par des brides peu épaisses, lapissée par les débris d’une. fausse membrane mollasse. Ses parois avaient à peine deux lignes d'épaisseur en. arrière, étaient beaucoup plus épaisses en avant, et Fonte par une matière jgrisâtre et noirâtre plus ou moins

dure , demi-transparente. dans plusieurs points. Le reste de ce lobe était ferme , transformé en matière grise demi-transparente , en ra ou en petites excavations incomplétement vidées. Il y avait encore un peu de matière grise demi- -transparente et-quelques tubercules : à l’état de crudité , au sommet des deux autres lobes. Le désordre était Te même nature, mais moins,considérable, du côté gauche. — Les bronches droites contenaient une matière rouge , pareille à celle de la grande excavation , étaient plus épaisses et plus rouges au sommet qu'à la base du poumon. — Le cœur était petit; l'aorte parsemée de plaques jaunâtres dans toute son étendue.

Abdomen, Deux pintes de sérosité claire dans la cavité de l'abdomen. — Estomac réiréci, contenant beaucoup de mucus très-tenace. Sa membrane muqueuse formait un grand nombre de plis, était généralement un peu rouge, d’une épaisseur et d’une consistance convenable. — L'intestin grêle était fort étroit, admettait avec peine l’entérotome , contenait beaucoup de mucus grisâtre. Sa membrane muqueuse était saine , à part quelques petites granulations tu-

LA . e berculeusesulcérées ou non ulcérées, qui se trouvaient:

dans son dernier quart, sur les plaques ou dans leur intervalle. — Le, gros intestin contenait un liquide trouble , grisâtre , d’une odeur désagréable. À partir dela vulveiléo-cæcale, samembrane musculaire était à nu dans la longueur d’un pied et demi, exception faite d'une zone d'un pouce de large au niveau de laquelle ses parois étaient saines. Ainsi à découvert , cettemembrane était grisâtre, ferme , épaisse d’une ligne .environ , offrait, çà .et là à sa surface des labeaux de

itémbrañé muqueuse et de tissu cellulaire adhérent par ün point. Il ÿ avait encore dans lé reste de lin= téstin quatre ulcérations d’un pouce ét demi de diamètre, , au niveau desquelles la tunique musculaire , Mise à nu, avait demi-ligne d'épaisseur. La Hetbiaté muquetse était universellement très-pâle, ét très-ra= mollie datis l'S romaine du colon et dans le rectum. | “— Les glandes mésocolites du côté droit étaient arrôïidies, de la grosseur d’un gros pois, grisâtres ét brillantes, opaques , non tuberculeuses : celles CU Hésetitéré dans l’état naturel. — Le foie avait un PR convenable ; une consistance ferme , Supérieure à celle qui lui est ordinaire. La vésicule était éttrémement distendue par une bile roussâtre et cläiré. — Les autres viscères sains.

591: Nous nous arrêterons peu sur cette obéerva= tion qui offre un si parfait accord entre les symptômes et l'état des viscères. Les ulcérations de l’épiglotte corréspondaient exactement au siégé de la douleur ‘ressentie par le malade au haut du cartilage thyroïde, et expliquent la gène légère de la déglütition. La respiration trachéale et la résonnance de la voixiétaient proportionnées à la grandeur des excavations tubercu- Jeuses. Le défaut de sonoréité de la poitrine vis-à-vis le lobe süpérieur des pouiions, annonçait le dévelop-

pement de beaucoup de matière grise et tuübercu- Ré" 4AHe cétté partie. Si le déVoténénié a êté long ét les selles fréquentes, le gros intestin ne ‘pouvait guère offrir de lésions plus graves ét plus étendues.

vLcérarrofé bé Mébrozorre | ELITE

Etfin, si la iembrahé 2 muqueuse de l'estomaé était BAMfittettiôhe éaine , à part un peu de rougeur , effet probable d'üne fééton récente ,iln y avait eu ni naüsées, ni ! vottihséens ni douleur à l'épigastre. ; sua” nous sens trouvé “48 HÉDRTEUE à la face lifguale dé l'épiglotte, et la transformation des glandes lyinphatiques de l’un des mésocolons en Rates cancérêuse chez les phthisiques. Nous avons déjà fäit éétte dernière remarque au sujet des glandes du inééénière. (Obs. 4.)

303. Le fait suivant est un exemple de la destruction complète de l'épiglotte , et confirme ce qui à été dit au sujet dés symptômes propres aux ulcérations de cêt organe,

XIII, OBservarTion.

Un jarditier , âgé dé trente-trois ans, d’une taille élévéé, d'uñ témpérament lymphatique et sänguin , d’üné constitätion forte , très - bien ébbiformad: sa à T'hôpitälide la Chärité, le 6 septembre 1824. Il avait éu Cinq Années auparavant une péripneumonie à la suite dé laquelle la respiration était réstée parfaitéinént libre ; ét depuis uné époque plus ancienne encôté ; il était sujét à un enrouement qui avait lieu tous les hivers. Il accusait un an de maladie ét avait diséontinué &és travaux depuis six semaines. Au début ; tout ; frissons irréguliers , crachats clairs et

rares, pareils à de ns salive ANA La toux avait continué , les crachats étaient devenus ‘un peu moins clairs'et plus abondans depuis quatre mois, Le malade avait toujours été très-sensible au froid le moindre abaissement de température lui causait des frissons ; 1l avait eu presque constamment des sueurs nocturnes , elles étaient copieuses et la chaleur augmentée shihr six mois. Dans les trois derniers , la voix avait été plus ou moins altérée , la partie supérieure du larynx était devenue le siége d’ une douleur plus ou moins vive, et depuis cinq semaines les boissons revenaient quelquefois par le nez. L’ appétit avait diminué dès le début ; depuis quelque temps la digestion était lente , et parfois il y avait des vomissemens au milieu de F toux. D'ailleurs, aucune sensation pénible à l’épigastre , point de douleur pleurétique , point d'hémoptysie ; amaigrissement progressif dans les trois derniers mois.

Le 7 septembre , figure un peu pâle , faiblesse médiocre , sommeil rare , troublé par la toux. Enrouement ; voix déchirée en quelque sorte, extrêmement voilée, Douleur entre le cartilage ibyroïde. et l'os hyoïde, constante , piquante, accompagnée de chaleur et de sécheresse , augmentant par la toux, l'exercice de la parole, la Ro du cou et la dégl celle-ci était assez souvent difficile et pro oc rejet d’une partie des boissons par le nez. — La toux t fréquente ; l'oppression forte pendant la nuit: un petit nombre de crachats opaques, jJaunâtres, et verdâtres , flottait à la surface d’un liquide clair; abondant, ou en occupait le fond, Sa poitrine: rendait un son clair antérieurement des deux côtés. Sous la

ULCÉRATIONS DE L'ÉPIGLOTTE. 255 clavicule gauche la pression ‘était douloureuse, l’expiration trachéale; sous la droite la respiration semblait seulement plus forte que dans l'état naturel ; entre les épaules, elle étaitbronchique, et la voix trèsretentissante, — Pouls médiocrement accéléré , cha: leur convenable: — Langue et arrière-bouche dans l’état naturel ; épigastre indolent. Le malade avait eu dans la soirée une selle d’une bonne consistance , et ne se plaignait que de sa douleur de gorge. (Loock, potion gomimnée , deux crèmes de riz.)

Il y eut une légère amélioration les jours suivans, et le 17, la douleur du coù ne se faisait sentir que pendant la toux, l'exercice de la parole et de la déglutition. L'état des crachats n’offrit rien de remarquable:: La respiration était trachéale : la pectoriloquie existait sous la clavicule droite et en. arrière dans le point correspondant. L’ appétit était peu considérable ; les selles ie ou 1'molles et PF. nombreuses. dl BA Son

Le octobre, és douleur était augmentée, continue ; la déglutition , surtout celle des solides, trèspénible ; les boissons ne revenaient Pr par le nez. pr smen prononçait. Fat 60 0

“Il persista les jours'suivans , et les autres ventité ines prirent encore plus d'intensité. Le 12, le malade ne pouvait avaler que les choses liquides, le pharynx et les amygdales’ étant ; comme de coutume, dans l’état naturel. Les crachats conservaient lé même aspect, et semblaient parfois se détacher de la région! du larynx: Les résultats ‘de l’auscultation étaientiles, mêmes que les jours précédens; le pouls peu accé-, léré; les sueurs copieuses pendant la nuit ; les selles:

254 | SYMPTÔME, quotidiennes d’une digue consigtanog, éhywe sang sues au cou.) seb rer “La: douleur continua : il n y va di sisbas cordeil fe quelques jours qu’un peu de chaleur au leryox. L'aphonie fut constante, les crachats verdâtres et épais. La diarrhée survint , continua sans interruption du 45 au 31, jourde la mort du sujet, et l’appétit tomba tout-à-coup. En mème temps, l'épigastre fut sensible à la pression ; le malade y accusa des douleurs Palin tives. La IE fut toujours dans l'é étai aaturel

pi L 4 1| f

Ouverure du She ds véngt- Pen. bures après nu bu 4h vis ‘mort

Dr extérieur, Dernier degré md marasmé com tire | SL |

“Tête. La is nbié offrait tri Marre à travers lesquelles passaient des granulations de l’arachnoïde. La pie-mère était injectée, beaucoup plus fragile que de coutume; la substance cérébrale parfaitement saine. Il y avait une cuillerée de #étosité dans chacun des ventricules latéraux. |

Cou. La base de la langue et les parties jniiges du pharynx offraient plusieurs petites ulcérations généralement éparses, nombreuses et rapprochées dans un seul point, L’épiglotte, les ligamens latéraux et les cordes vocales supérieures du larynx étaient entières ment détruits ; les inférieures ne l’étaient qu’en partie. Presque toute la surface correspondante. à cette. destruction avait un aspect inégal, une couleur plus, ou moins rouge, et'une certaine dureté, Les :carti-.

lages arythénoïdes étaient sains , et leur:surface arti=

culaire mise à nu, La membrane muqueuse de la irachée-artère avait une couleur rose tendre, une épaisseur et une consistance convenables, mt

-Poitrine. Les eounans ne $ nhpisalent past étajent sang 7, le snoit ire no toute jo pra due ; le gauche était parfaitement libre , offrait à son sommet une espèce de froncement qui correspondait à une petite masse de matière grise demi-transparente, fort dure, placée à un demi-pouce de sa surface ; et d’où partait un certain nombre de rayons de même nature. Près d’elle se trouvait une cavité tuberculeuse de moyenne grandeur, garnie d’une fausse membrane , et quelques parcelles de poumon hépatisées, Ailleurs, il y. avait beaucoup de granulations grises demi-transparentes, dont le nombre et le volume diminuaient du sommet à la base de l’organe. Le poumon droit offrait , dans son lobe supérieur , une excavation-assez considérable , communiquant avec une autre développée dans le lobe inférieur. Toutes deux contenaient un fluide rouge, épais, opaque ; étaient tapissées parune fausse membrane grise, ferme, demitransparente. Dans le reste de son étendue, le lobe supérieur contenait beaucoup de tubercules ramollis et de granulations grises. Ces dernières étaient nom= breuses dans le lobe inférieur, — Cœur et aorte dun l’état naturel.

Abdomen, Le volume der estomac était sdb sa membrane muqueuse plus ou moins ronge dans le grand cul-dessac:, grisâtre et mamelonnée dans le. reste de son étendue, si ce n’est dans une portion de sa face postérieure voisine de la petite courbure, Sa

consistance était un peu augmentée là où existait la teinte grisâtre. — Les douze dernières plaques de l'intestin grêle offraient quelques ulcérations et. un petit trohiisté de granulations semi-cartilagineuses. Ailleurs, la membrane muquevse était parfaitement saine, — Celle du grosintestin était épaissieet rawollie, mais on pouvait encore en avoir des lambeaux d’une à deux lignes. Elle n’offrait point d’ulcération. — Le foie était volumineux et mou; la bile de la vésicule un peu plus épaisse que dans l’état naturel : la rate petite et peu consistante : le reste parfaitement sain.

205. Ici, comme dans l'observation précédente, il yavait des douleurs au haut du cartilage thyroïde; ou entre lui et l'os hyoïde, et la déglutition étäit gènée. Mais l’un et l’autre symptômes existaient à un degré beaucoup plus remarquable , étaient proportionnés à la grandeur du désordre, et absorbaient toute l’attention du malade. La douleur était continue ; piquante, accompagnée de chaleur, ‘augmentait par tous les! mouvemens du cou, principalement par la déglutition qui devenait chaque jour plus difficile ; et pendantlong-temps le malade rejeta une partie de sesboissons par le nez. La déglutition des alimens solides fut: toujours plus pénible que celle des liquides, et ‘elle devint absolument impossible dans les quinze derniers jours. L'épiglotte et les cordes vocales supé= rieures étaient Aritenent détruites , les inférieures. n@ l’étaient qu'en partie ; en sorte que la maladie’ semble avoir marché de hauten bas ; pe l'affection de :

pr

ULCÉRATIONS DE L'ÉPIGLOTIE. | - 0 l'épiglotte a sans doute été simple pendant uuicertain temps; qu'à son début la douleur et la gêne dela déglutitior en dépendaient probablement d'une manière exclusive ; et que, dans Ja suite. la rh naurd pas eu d'autre ,causesmahol s à je tb

294. La progression LL. a été Lois et continue 8h comme: nous 1gnOrons si lébhglottes est plus nécessaire à la déglutition des solides qu’à celle des liquides , il est able de décider si sa destruction.a été complète les quinze derniers jours seulement ou à une époque plus élpignée, D'ailleurs, le sujet n avait point eu de maladie vénérienne; vetii, d'après ce que nous/avons dit antérieurement ,:surtout dans le résumé de la première Es tendance aux ulcérations est assez grande .chezi.les phthisiques, ‘pour qu al soit CHAN dans le cas dont il s’agit, de recourir à une autre cause qu à la maladie principale. Ré |

2099. L observation. suivante est encore un exemple fort remarquable des symptômes que nous examinons.

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XIVe OBSERVATION.

Un fabricant de fleurs, âgé de dix-huit ans, d’une : constitution un peu délicate, vint à l'hôpital dela Charité. le 23 décembre 1824. Il était convalescent ; depuis dix-sept mois, d’une, prétendue hydropisie ascite qui avait D céouité à son. début l'application de soixante-quinze sangsues à l'abdomen, et pour la-

quelle il avait gardé le lit pendant une année ; sans avoir eu de douleur de ventre, de fièvre , et presque sans diminution de l'appétit. Ses tones s'étaient rétablies avec lenteur, et ‘il: n'avait pas recouvré complètement son embonpoint. Cinq mois avant d'entrer à l'hôpital , hémoptysie légère pendant cinq | jours, suivie, sept semaines après, de toux , de craz chats, d’oppréssion, et bientôt de suéurs nocturnes quotidiennes, L'appétit persista, les selles furent: réi gulières ; le malade n'avait discôntinué ses travaux que dépuis sept jours , quand il nés soumis à notre observation. to HU PR

Le. 24 décembre 1824, pâleur universelle : diininution marquée des forces, amaigrissement peu cônsidérable. Oppression modérée, toux peu frétruënte ; crachats clairs, légèrement visqueux ; poitrine sonore, si ce n’est dans la hauteur de deux pouces au-dessous de la clavicule gauche immédiatement, où elle nérendait qu’un son obscur. Dans le même point, la réspiration était bruyante, il y avait un râle sonore ‘et une légère douleur. Sous la clavicule droite , râle pareil, mais plus faible, et nulle part on n'entendait la respiration trachéale , la pectoriloquie, ou le retentissement de la voix. 1e pouls était médiocrement accéléré, la chaleur douce, les sueurs copieuses, universelles pendant la nuit, sans frissons préalables. La lan- | sue était pâle, blifchâtre: ; l’appétit un pèu moindre qu’en santé; la soif dans l’état naturel; lés selles régulières. (Tis. pector. ; pot, g. ; quart de portion. )

Le 1%. janvier, douleur vive au niveau et à gauche de l’os hyoïde, accompagnée d’un sentiment d’ardeur très-prononcé, àäugimentant par la toux, la pression

ULGÉRATIONS: DE (L'ÉPIGLOTTE. 239 ‘extérieure et la déglutition : celle-ci était gènée, bien que les amygdales et le pharynx fussent dans l'état naturel. Le lendemain, elle était plus difficile encore, et les boissons revenaient en partie par le nez. De puis ce moment jusqu à la mortr, c'est -à- dire pendant l’espace de trois, mois et demi, ces symptômes persistèrent et n'offrirent que de légères variations : le malade ne put boire que par gorgées rendit fréquemment quelques gouttes de tisane. par le nez; da déglutition des solides et des liquides fut également pénible ; la douleur, qu'elle ‘exaspérait. fixait toute l’attention du malade , qui bien rarement se plaignait d'autre chose. Une double application de Sangsues au cou, les get 11 janvier, n’eut aucun suc: cès; il en fut de même d’un vésicatoire, posé ape jours après vis-à-vis le point douloureux.

La voix offrit un commencement d’altération K D janvier. Le 25, l’aphonie était complète , elle persista jusqu’à la mort , et dans les derniers mois de l'existence la douleur de l'os hyoïide s'étendit à la portion inférieure du larynx. |

L'oppression fut généralement vonsidérable #'la respiration fréquente, laut lésdeux derniers mois. À partir du Q janvier ; il y eut quelques crachats pelotonnés ou lacérés, au milieu d’un liquide plus ou moïns clair.et abondant. Le même jour, l’obscurité du son existait dans une plus grande étendue ; était plus mar quée sous la elavicule gauche qu’à l'époque de l'entrée du malade à l'hôpital : on y entendait quelques craquemens, set au-dessous la respiration: était fort æbseure. Elle était trachéale , et l'air semblait s’ introduire dans lesstéthoscope, pendant l'exercice de là pa-

role, sous la clavicule droite. Le 13. février, ce doublé phénomène existait des deux côtés, la | était faible , la poitrine rendait un son un peu 6bs= cur à gactité À la fin de février ïil y eut quelques. crachats striés. Le 4 avril, plusieurs d’entre eux étaient colorés d’une teinte rose très-faible. Le 5, Je malade ayant été seul au jardin, eut une légère pe tysie. Elle fut promptement suspendue, °°"

Le 9 janvier , le pouls battait quatre- vingt-cinq fois. par minute ; le 17, cent fois. Il fut plus ou moins accéléré. dans la suite. Dans les deux derniers mois, la chaleur était plus ou moins forte , les sueurs quotidiennes, universelles et copieuses, sans frissons, préalables. : | j RARE CFA

La langue fut quelquefois blanchâtre jme rouge 3 l'appétit A développé, la dibéstioti facile ; le malade était de fort mauvaise humeur quand on le mettait à la diète. Le dévoiement débuta au milieu’ de:janvier , fut presque continu, était considérable à la fin de février et au commencement de mars. Il y eut parfois des nausées au milieu de la toux.

Les forces tombèrent assez rapidement ; : et néanmoins, comme nous l’avons vu, le malade descendit seul au jardin, huit jours avant sa mort: Il n’eut d’inquiétude sur sa position que par intervalles.®

Dans la soirée du 11 avril ses traits offrirent une altération assez profonde , sa respiration devint plus embarrassée , puis il perdit connaissance, et le lendemain matin, à cinq heures, il expira. HN 4

La tisane pectorale fut die par l’eau de riz dès le début de la diarrhée : bientôt on y ajouta du diascordium avec ou sans opium ; le malade le prenait

sans répugnance. Il ne mangeait que quelques crèmes de riz quand la diarrhée était considérable ; autrement il était au quart où au demnir quete de portion.

Ouverture du cadavre , vingi-sept heures aprés la # | mort. ’

État extérieur. Dernier degré de marasme. Rien autre chose de remarquable. .

T'ête. Infiltration sous-arachnoïdienne peu épaisse: s quelques BRRUIAUORS miliaires, nées de l’arachnoide , près la scissure UE à ; une cuillerée de sérosité dans chaque ventricule latéral ; cerveau médiocrement consistant ; sa substance corticale d’une couleur rose violette , inférieurement surtout.

Cou. L’ épiglotte était rétrécie , avait une ligne. d’epaisseur près de son pourtour. La membrane muqueuse qui r recouvre sa face inférieure, était détruite ; le tissu sous- -muqueux correspondant épaissi et d’un rose: tendre ; les cordes vocales supérieures ulcérées profondément, les inférieures, d’une manière superficielle. Les cartilages arythénoïdes parfaitement sains, et leur base à découvert. Au-dessous des cordes vocales et dans la hauteur d’un pouce, la membrane muqueuse de la trachée-artère avait une couleur pelure d'ognon pâle, était un peu épaissie et criblée de petites ulcérations. Près de sa bifurcation,, elle était, plus rouge et offrait, sur sa portion charnue, deux RP Lens d'une à trois lignes de diamètre.

Poitrine. Adhérences universelles des poumons. à leur sommet, au moyen d’une fausse membrane se-

269 NP SNMPEOMERT NE mi-carlilaginéuse , d’une ligne à une ligne et demie d'épaisseur , et dans le reste de leur. prets par ni tissu cellulaire plus ou moins serré. Excavation trèsanfractueuse au sommet du lobe supérieur gauche , étendue jusqu’à la scissure interlobulaire, du volume d'un œuf d’oie, contenant un fluide rouge, épaistet. trouble; tapissée par une sorte de détritus tubereuleux, dépourvue. de fausse membrane. Ses parois étaient minces en arrière, dures et épaisses à leur partie antérieure, présque uniquement formées, dans le prewier-sens, par l'espèce de calotte semi-cartilagineuse indiquée plus haut, et dans le second, par le développement d’une grande quantité de. matière grise et noirâtre, plus où moins demi-transparente, qui OCCUpait avec un assez grand nombre de tubercules, et quelques ‘abcès tuberculeux , la presque totalité du reste du 1obe. Au sommet de l’inférieur se trouvait une pélité excavation très-inégale , contenant un fluide semblable à celui de la grande cavité, puis un certain nombre de granulations grises et jaunes. Les mêmes lésions existaient, mais bien moins étendues, à droîte, — La membrane muqueuse des bronches était d'un rouge assez vif, et offrait GOAAUE ulcérations du côté gauche seulement, — Le cœur et laorte, dans l'état naturel.

Abdomen. Sa paroi antérieure adhérait au grand épiploon et aux intestins par un tissu cellulaire court et serré, mais facile à rompre. L’estomac avait un volume médiocre ; sa membrane muqueuse était rouge et ramollie dans uné portion du grand cul-de:sac , erisâtre près du pylore, blanche , mamelonnée et d’une bonne consistance ailleurs. Près dela grande

| ULCÉRATIONS: DE L'ÉPIGLOTTE. 263 courbure, à deux pouces du pylore, il y avait une ulcération de six lignes de diamètre, dont les bords étaient formés par la membrane muqueuse ramollie, rouge, renversée , et le fond par la tunique sous-muqueuse inégale et doublée d'épaisseur. — Le duodénum était dans l’état naturel, — L'intestin grêle contenait beaucoup de mucus dans sa première partie, puis un liquide trouble et grisâtre. Les ulcérations y étaient nombreuses, existaient dans toute sa longueur, plus considérables à sa partie moyenne qu'à ses extrémités. Elles avaient de demi-pouce à un pouce de surface. dans leur maximum, le plus ordinairement deux à trois lignes de diamètre, se trouvaient sur les plaques, étaient noirâtres, à bords plats, quelquefois relevés par des ;granulations tuberculeuses. Le tissu sous-muqneux était un peu épaissi à leur niveau; la membrane muqueuse sensiblement ramollie dans leurs intervalles. —Il yavait dans les différentes parties du gros intestin des ulcérations, dont les plus grandes

avaient deux pouces de surface, et se trouvaient dans le cæcum et dans le colon ascendant. Leur structure était la même que celle des ulcérations de l'intestin grêle, à part quelques petites granulations grisâtres qui se trouvaient à leur centre, et le manque de tubercules à leur pourtour. Plusieurs ulcérations,' placées dans le voisinage de l'anus, avaient la largeur d’une piège détvingt ou de trente sols. — Les glandes mésentériques et mésocolites n’offraient rien de remarquable. — Le foie était un peu mou , d'une couleur inégale, pelure d’oignon ou rouge foncé; la bile dans l’état naturel. — La rate avait sept poucés ‘de haut sur cinq de large, et une consistance

três-ferme ; son tissu était d’un rouge violet uniforme,

d’un aspect gras et luisant, n'offrait de distinet que

quelques orifices de vaisseaux et des filamens blau-

châtres fort ténus. — we reste sain.

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